‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 469 sur 503 · ABC — AC · texte numérisé non relu

ABC — AC

No. 10.

y-/ -0* 100 ^is. Ces deux marques, accompagnées de l'année 1599, nous ont

^JÇj Jt\^ y * 9 9 communiquées, comme se trouvant sur une eau forte allemande

médiocre, dont on ne connaît pas l'auteur j elle doit appartenir à un livre d'architecture in-folio; elle représente quelques façades et orncmens de fenêtres dans le goût du tems. On lit au bas à gauche. Cum gratia et priuîlegii S. C. m. Les marques et Tannée 1599 sont au bas à droite. Haut. 10 p. 5 lign. Larg. 7 p. 2 lign. Cette pièce nous semble avoir du rapport avec celles, dont il est parlé au No. lOÎ - de la première partie.

■:V No. 11.

é>3/ff> 112 ^^s. Cette marque signifie Elie BAECK alias HELDENMUTH, \ peintre et graveur, né à Laubacli; il étudia à Rome, où il fut nommé

^' Heldenmuth dans la société des peintres flamands. Il s'établit ensuite

'jk à Augsbourg, où il est mort en 1747, à l'âge de 67 ans. On trouve

i? la marque ci-mentionnée sur une estampe à l'eau forte, représentant

> des insectes et des scarabées. 11 est encore à observer que la marque

-m. rapportée au No. 881 de la première partie, appartient également à

^11 cet artiste. Heinehe (Dict. des Art. T. II. p. 308) indique de lui divers

ouvrages.

V)} No. 12.

\\ lis. BOENISCH, Gustave Adolphe^ peintre de paysages, né en //l "S |lSilésie. Sa marque nous a été communiquée comme se trouvant sur jtljTl S ses tableaux représentant des sites de la Norwège et de la Silésie, ' âont plusieurs ont été exposés à Berlin en 1832. Voyez le catalogue / ^ -^^z Ide cette exposition pag. 5 et 6 No. 57 ad G6. Nous n'avons pas pu nous 2>rocurer d'autres renseignemens sur cet artiste.

No. 13.

146 ^^^« Cette marque, signifie, selon nous, Abraham BLOOTELINGK, graveur au burin et en manière noire, dont nous avons déjà rapporté des marques dans la première , dans la seconde et dans la troisième partie. On la trouve sur une gravure en manière noire, représentant une dame en buste à mi-corps qui pourrait être le portrait d'Henriette Marie, reine d'Angleterre. Nous en avons aussi parlé au No. 2940 de la première partie, attendu qu'outre le chiffre du graveur, ce portrait porte encore une marque composée des lettres MR surmontées d'une couronne royale, signifiant peut-être Maria Regina.

No. 14.

fl88 ^ï'^. Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, nous ria été communiquée comme se trouvant sur une gravure au burin de ï l'école allemande du commencement du seizième siècle. On y voit

la sainte Vierge avec l'enfant Jésus à genoux, devant le trône de il sainte Anne, sous un arc orné cnhaut de têtes de Chérubins. A gauche I est saint Joseph et à droite saint Joachim^ enhaut Aaron et plusieurs |. autres personnages de l'ancien testament, ainsi que des saints à mi- ^ifigures avec des bamderoles qui indiquent leurs noms. La marque de i l'artiste est en bas à gauche. Haut. 3 p. 4 lign. Larg. 2 p. 3 lign. \ Cette estampe ne doit pas avoir de rapport avec les ouvrages d'Alaert 9 Claas, qui se servait de la même marque et dont il est fait mention ( au No. 168 de la première partie. Elle doit être plus antérieure et

montrer dans la gravure de l'analogie avec les nielles allemands du

tems précité plus haut.

No. 15.

^Hhisbis, CLANOT, A., peintre de portraits en miniature et à A l'aquarelle, qui, à ce que nous sachions, demeure actuellement^ à /c\ Vienne. Nous avons vu de lui de jolis portraits exposés à la société des amis des arts à Munich en 1831, qui portent la marque cirapportée, ou son nom en toutes lettres. Nous n'avons pas pu nous j j€n procurer d'autres renseignemens.

AC — - ACM

No. 16.

/^i^ ^ ^'^^^^ marque appartient à un graveur qui, selon toute

yPJ^ ^»^J^ . apparence, a travaillé en Hollande au dixseptième siècle. On trouve son chiffre sur une estampe qui représente le portrait du général Coeliorn^ vu à mi-corps dans un ovale j il a une grande pérruque et porte une cuirasse; il est tourné vers la droite, où Ton voit au fond le siège d'une forteresse. Au haut de Tovalo on lit: DEDERANT INCENDIA LUCEM. Metam. Ooid. et au bas: Der Bomben Schlag des Feuers Macht, hat Dem den schonsten Glanz gehracht. Dans la marge se trouve le nom avec le titre du générai; et tout au bas, à droite, la marque du graveur. Il est possible quelle signifie C. APENS, graveur de Groeningue, qui travaillait en 1670 et doit avoir gravé des portraits. Voyez Heineke (Dlct. des Art. T. I. p. 415). La marque peut encore signifier C. ADAMS, qui a également gravé des portraits, mais nous ne pouvons pas assurer que l'un ou l'autre de ces artistes ait été le graveur du portrait précité, n'en ayant pas vu d'autres ouvrages. Au reste le graveur de ce portrait n'était pas très distingue, quoiqu'il sut assez bien manier son burin; sa manière est sèche et dure.

No. 17.

J5 his. Suivant une note manuscrite de Mr. Rohert ^ inspecteur de la galerie de Hesse-Cassel, cette marque, dont on ne connaît pas la ( îsignification , se voit sur des tableaux, représentant des intérieurs [ jd'églises dans la manière de Pierre Neefs ou H. Steenwyck. Nous i m'avons pas encore eu occasion de voir de tableaux ainsi marqués, •piais ce chiffre pourrait peut-être appartenir à Dirk (Théodore) van DEELEN, qui peignait dans ce genre et qui florissait suivant fVejerj^ann (T. II. p. 138) vers iô70.

No. 18 a.

- ? Ï88« Il est à remarquer que Ton trouve cette marque de Dominique

(iCUSTOS aussi sur une vignette gravée en bois, laquelle représente lun homme qui mesure quelque chose avec un compas; il est entouré de diverses antiquités; et le tout est dans un cartouche ovale, au bas duquel on remarque un hibou assis sur un livre; et à droite une jMcigogne. La marque est en bas au milieu du cartouche, autour Ij duquel est écrit: ARTIS VJGILANTIA CVSTOS. Haut. 3 p. 6 lign. i Larg. 2 p. 5 lign.

No. 18 h,

192- Cette marque nous a été communiquée comme se trouvant sur des tableaux à l'huile, représentant des portraits peints dans le goût ds Geltorp. Il ne nous semble pas avoir y de doute, que ce monogramme appartienne à Joseph ou Josse WINGHEN, auquel on attribue aussi les marques rapportées dans la première partie, car elle ne diffère que peu des autres, et la lettre, formant au haut du monogramme, une espèce d'O, est peut-être le C mal formé, que Ton remarque dans les autres chiffres de FVinghen^ tantôt en haut tantôt en bas de la composition. Au reste, il est à supposer que ce maître a voulu représenter dans ce monogramme toutes les lettres 6Îe son nom.

No. 19.

217* Ajoutez: Suivant le catalogue raisonné des estampes du cabinet de feu Madame la comtesse d'Einsiedel etc. (T. I. pag. 75 No. 734), la suite de ces Sibylles, Prophètes et autres figures peints par Michel Ange dans les angles de la chapelle Sixtine, existe en douze feuilles. Nous le répétons ici dans l'appendice pour donner la marque plus exacte, parcequelle n'est pas bien rendue dans la première partie.

ACP — ADK

230 Cette marque apprtlcnt au Comte Alexandre POMPEI, né à » ^ Vérone en 1705; il apprit la peinture chez Clément Muta et chez Jntoine Balestra, s'occupa plustard de l'architecture pour son amusement et fut nommé président de Tacadémie de Vérone. Fussli (Allgem. Kûnstlerlexikon) rapporte divers ouvrages de cet artiste; la date de sa mort n'est pas indiquée. La marque ci- rapportée se trouve sur des estampes représentant des sujets d'architecture dessinés par un artiste qui se servait d'une marque composée des lettres B. G. , dont nous n'avons pas pu découvrir le nom. Ces estampes décorent un ouvrage publié par le comte Pompei lui-même sous ce titre: Li cinque Ordini delV Architectura civile di Michel Sanmicheli, Hilevati dalle siie Fabriche, E descritti et publicati con quelli di Vitruvio, Alberti, Palladio, Scamozzi^ Serlio , e Vignola y dal Co. Alessandro Pompei. Verona MDCCXXXK Petit -folio. La plus grande partie des estampes de ce livre est marquée d'un monogramme composé des lettres A P, dont il est parlé plus bas dans cet appendice.

No. 21.

234 ^'*« Suivant jLocTiner (Sammlung merltwûrdiger Medaillen), cette marque appartient à Raimond FALTZ, graveur en médailles, dont il est aussi parlé au No. 2403 de la seconde partie. Nous avons rapporté ce chiffre ici, parcequil paraît être composé des lettres ACR ou ACS, qui ne s'accordent cependant pas avec le nom du graveur, mais il y a aussi lieu de croire que la marque n'était pas exactement rendue dans l'ouvrage, où nous l'avons calquée. Voyez: Sammlung beriihmter Medailleurs und Mûnzmeiîter nebst ihren Zeichen, ISûrnberg 1778 (pag. 6 No. 7).

No. 22.

7Q 245 Cette mai^que, dont nous n'avons pas eu occasion de découvrir

la signification appartient à un graveur allemand du dixseptième siècle. Il a ainsi marqué une petite estampe qui représente la sainte Vierge assise au pied d'un arbre, tenant sur ses genoux l'enfant Jésus à qui elle présente une pomme. Au fond, on voit un paysage montagneux avec quelques villages. La marque est au bas à droite et dans la marge on lit: Salue parue puer, salue virguncula mater. Ter venerande puer, ierque beata parens, Coloniae formulis Pétri Ouerradt. Haut. 3 p. 1 Jign. Larg. 2 p. 2 lign. Haut, de la marge 5 lign.

od 246- Ajoutez: La dernière marque est formé comme celle ci-indiquée, et les syllabes Fece ne sont pas attachées à la lettre D de la marque. La pièce n'est pas in-S"^" mais in-lC, car elle porte 3 pouces 3 îignes de hauteur et 2 pouces 4 lignes de largeur.

No. 24.

260 bis. Le maître anonyme qui se servait des lettres initiales indiquées \p au No. 48 de la seconde partie, se désignait aussi par ces lettres jointes <f/\^^ ensembles, de manière qu'elles forment un monogramme, comme il est rapporté ci -contre. Les gravures ainsi marquées furent, selon toute apparence, destinées à un livre pour apprendre à dessiner, vu qu'on voit auprès de quelques figures les squelettes à côté dans les mêmes positions C{\ie les figures. Au reste il est à regretter que nous n'avons pas encore rencontré le titre de cette suite pour pouvoir indiquer le nom du graveur qui était assez habile.

No. 25.

265 ^^S' KALLE, Albert Chrétien, graveur allemand vers le milieu du ^l3^4iiÀi/p dixseptième siècle. On trouve sa marque ou son nom en toutes lettres ' sur de petits portraits grarés assez médiocrement. Suivant Fussli

(Allgem. Kûnstlerlexikon) cet artiste était natif de Berlin, travaillait entre les années 1630 et 1670 et demeurait à Strasbourg, où il avait appris son art,

Br¥lliot, Àppencî. l. du Dict. des Monogr. B

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