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II est encore à remarquer que Heinehe et Bryan attribuent faussement une marque semblable à celles ci-mentlonnées, à Horace BORGIANL
1000- Suivant Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 5) ces marques se trouvent sur des copies d'après des estampes à' Albert Durer et de Jean Sebald Beham. On n'en connaît pas le graveur. Il se servait aussi des lettres initiales RB dont il est parlé dans la seconde partie.
1001. RAPHAËL URBINO. C'est Christ (p. 553 T. F. p. 265) qui rapporte cette marque en l'attribuant à cet artiste. Nous n'avons jamais pu la trouver et il est très probable que Christ a voulu parler ici d'une pièce marquée des lettres initiales IVR sur une tablette, qu'on doit lire à rebours RAPHAËL VRBINO INVENTOR, c'est une eau forte que Parmesan a gravé d'après Raphaël, représentant S. Pierre et S. Jean guérissant les malades à la porte du temple. Bartsch en donne une description (P. Gr. T. XVI. p. 9 No. 10).
1002- Cette marque appartient à un graveur qui travailla dans le goût de Martin Rota , nous l'avons trouvée sur une estampe qui représente le portrait d'Auguste duc et électeur de Saxe dans un ovale entouré d'un cadre orné de deux figures allégoriques. Autour de l'ovale on lit: AVGVSTVS D. GR. DUX SAXONIAE ET ELECÏOR. La marque de l'artiste est au bas de l'ovale et un peu plus bas dans un cartouche est l'année 1582. Haut. 5 p. 2 lign. Larg. 3 p. 8 lign.
1003' BEHAM, Jean Sebald., peintre et graveur né à Nuremberg en 1500. Il était neveu et disciple de Barthélémy Beham. Dans la suite il reçut des leçons cVAlbe/ t Durer et fit de grands progrès dans l'art de peindre et de graver. Il demeura et travailla dans sa ville natale jusque vers 1540, et s'établit ensuite à Francfort, où il mourut vers 1550. Cet artiste était peu connu comme peintre, mais il est renommé comme excellent graveur. Bartsch (P. Gr. ï. VIII. p. 112) a donné un catalogue de ses estampes qui contient 259 pièces au burin et à l'eau forte et 171 gravures en bois^ nous n'avons rencontré que très peu de pièces qui ne soient pas décrites dans ce catalogue. La première et la seconde des marques ci-mentionnées se trouvent sur des tableaux et sur des gravures en bois , et les autres se trouvent sur des pièces au burin de ce maître qui se servait encore des marques indiquées au No. 2471.
1004' HOLBEÎN, Sigismond , peintre d'histoire né à Augsbourg en 1456, qui doit avoir été le frère du vieux Jean Holbein et avoir vécu à Bàle , où l'on prétend avoir plusieurs de ses dessins. Quelques auteurs lui attribuent les marques ci-mentionnées, mais nous avouons n'avoir jamais rencontré cette marque et tous les renseignemens qu'on a sur ce Sigismond Holbein, sont fort douteux. Papillon (T. I. p. 165) prétend bien avoir vu de Sigismond Holbein un alphabet, représentant des sujets de l'ancien et du nouveau testament, très délicatement gravés en bois, mais il ne dit pas positivement que ces pièces soient marquées du monogramme ci-mentionnc; il avance de plus que la lettre B qui se trouve dans le monogramme, signifie qu'il était natif de Bàle, ce qui ne s'accorde pas avec les autres auteurs qui prétendent, qu'il était d'Augsbourg. Le catalogue de Brandes (T. I. p. 514) est le seul (à ce que nous savons) qui parle d'une gravure en bois qui est attribuée à Sigismond Holbein et qui doit porter un monogramme composé des lettres HSR, mais d'après ce catalogue on ne peut proprement pas savoir comment cette marque est formée, puisqu'il n'indique que les lettres HSB qui peuvent également être entrelacées comme le monogramme de Jean Sebald Beham rapporté au numéro précédent. Dans le catalogue de Brandes la pièce attribuée à ce Sigismond Holbein est ainsi décrite : S. Mathieu à la Douane et Jésus avec les autres Apôtres à coté. 8^° en trav. Au reste il n'est nullement fondé que Jean Sebald Beham se soit servi d'une marque formée comme celles ci-mentionnées et comme il est dit dans les additions de Gori (T. VI. p. 176).
1005- TERBURG, Henri, peintre qui doit avoir été le père et le maître de Gérard Terburg. Nous avouons n'avoir ni vu de ses ouvrages ni trouvé sa marque et nous ne la rapportons que d'après une note manuscrite de feu Mr. Hazard d'après laquelle on doit trouver cette marque sur des tableaux probablement peints dans le genre du fils puisque celui-ci était son disciple.
1006- Suivant Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 485) cette marque dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur deux copies en contre-
Eartie d'estampes de Henri Aldegreoer , représentant le jugement de alomon et Sophonisbe prenant le poison qui lui envoyé Masinissa^
BHT — BI
1007- Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 524) indique ces marques parmi les TTzx) *î\n anonymes, entr'autres sur le portrait de l'électeur de Mayence et sur 1^ sJ j i >L> le portrait de George KhevenhûUer. Nous connaissons encore du même maître et avec les mêmes marques le portrait du duc Albert de Bavière, le portrait du l'empereur Selim III, et quelques écus d'armes qui ont échappés aux recherches de Bartsch.
1008* est ^^^^ vraisemblable que ces marques signifient Hans van BRY, c'est à dire Jean Théodore de BRY, graveur dont il est déjà parlé et indiqué un monogramme au No. 866, car on trouve la première de ces marques sur une estampe représentant des fourchettes et des ornemens d'orfèvrerie, qui appartient à une suite dont nous ne connaissons que dix pièces représentant des manches de couteaux, des fourcliettes et d'autres ornemens d'orfèvrerie avec des médaillons qui c(jntiennent des sujets de la bible et dç la mythologie. Le titre de cette suite offre quatre ornemens dans une couronne de feuilles et cette inscription : Manches de coutiaux aveques les feremens de la gaine de plusieurs sortes fort profitable pour les argentiers ou aultres artisiens fait par Jo. Theodori de Bry. Neuwe Messerhauhen mit di beschage zu der Scheiden auf mancherley Weifs zehr nuezlich fur GoUschmiden und andere liebhabere. Haut. 3 p. 11 lign. Larg. 2 p. 10 lign. Les autres pièces portent au bas Jo. Theodori ou Théodore de Bry fe ou fecit et csccud. et une pièce excudebaty une autre /. D. de Bry et deux avec les initiales T. B. Elles sont de différentes dimensions, savoir 3 p. 6 à 11 lign. de Hauteur et 2 p. 3 lign. à 3 p. de Largeur. La seconde marque se trouve sur le portrait de Hugues Donellius jurisconsulte et professeur à Aîtdorf, appartenant à un recueil de portraits connu sous le titre: Bibliotheca calcographica in 4'° gravés par le deux fils de Théodore de Bry , par Robert Boissard, par Seo. Furck et autres. Voyez aussi le portrait avec monogramme indiqué au No. 975.
1009- BRUSSEL, Herman van, peintre de paysages et graveur à l'eau A-sri^\ /^r/^.. forVe naquit à Harlem en 1763 ; il fut élève de J. B. Brandhoff et C. "^^àTcJJ aU {aUciyr. Hennin g , travailla beaucoup d'après la nature, devint un peintre de paysage de beaucoup de mérite et mourut à Utrecht en 1815. Roeland van Eynden et Adrien van der Willigen (Gesch. der vaterl. Schilderkunst T. II. p. 454) rapportent encore d'autres particularités de la vie de ce peintre, dont on a des paysages gravés à l'eau forte avec beaucoup de légèreté, qui sont marqués des lettres initiales HB indiquées dans la seconde partie. On trouve la marque ci-mentionnée sur une gravure en manière de crayon qui représente le portrait de F. A Milatz dessiné d'après le cadavre, et portant cette inscription: F. A. Milatz Kunstig Tehenaar , geb. te Harlem den 8 Maart 1763 en aldaar subiet. overl. den 17 Novemb. 1808.
1010. HUGTENBURCH, Jean van, peintre et graveur à l'eau forte, V^B f V-tfi, Sdont nous avons déjà rapporté d'autres marques aux Nos. 970, 9S5 et 988. Celles ci-mentionnées se trouvent également sur les estampes de ce maître, représentant des sujets militaires.
1011- BOCKSBERGER, Jean. On lui attribue cette marque qui se trouve sur de bonnes gravures en bois , comme les autres marques indiquées aux Nos. 125, 126 , 965 , 993, 1056 et 1129.
1012- Selon une note manuscrite de feu Mr. Hazard, la première de 1-J3 \VZ/? /i^tC ces marques se trouve sur des portraits peints à l'huile, dont on A. 13 Vv Lj f / ignore l'auteur; nous n'avons pas eu occasion de trouver cette marque, "^^"V" mais bien la seconde qui pourrait appartenir au même artiste; elle était placée sur des portraits peints à l'huile dont on ne connaît pas l'auteur; sa manière est très léchée et fort dure.
1013' JENICHEN, Baltasar, graveur dont on trouve déjà d autres marques rapportées aux Nos. 789 et 956. On voit celle ci-mentionnée sur une estampe qui n'est pas décrite par Bartsch , représentant le portrait de Jean Pjeffinger vu à mi-corps et tourné vers la droite, tenant des deux mains un livre. En haut on lit dans une banderole: Joannes Pfeffinger der heilg. Gschrift Doctor zv Leipz. Au milieu est l'année i56u et la marque se voit à droite près de l'épaule droite du portrait. Dans la marge au bas est écrit: Pfeffinger der from alte Greis anrichtet sehr. Haut. 3 p. 4 lign. Larg. 2 p. 9 lign.
1014' BEUCKLEAll, Joachime, peintre d'histoire et de genre, d'Anvers, qui fut e'iève de Pierre Aertsen; ses tableaux, représentant pour la plupart des marchés, des Kermesses et d'autres sujets ornés de beaucoup de figures, sont peints dans une manière toute particulière et d'un ton un peu rougeâtre. Suivant Descamps (T. I. p. 140) qui