‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 68 sur 503 · CM · texte numérisé non relu

CM

parle aussi et Heller (Geschichte der Holzschneideliunst etc. p. 204) confond ces marques de nouveau avec celles de Christophe Maurer ^ mais la preuve qu'elles n'appartiennent pas à cet artiste est fournie par les pièces que notre graveur anonyme a fait d'après les dessins de Alaurer qui portent la marque du dessinateur et une de celles du. graveur ci-mentionne.

Mffi/ 1391- MERKEL, Conrad, peintre à Ulm qui doit avoir été contem- / i/ri porain et ami à Albert Durer. On lui attribue cette marque lorsqu'on la trouve sur une gravure en bois, qui représente une Dame accom-

Î)agnée de deux femmes, qui prend de la main gauche un livre qui ui présente un homme débout à droite de la pièce. Enhaut on voit les armes de Saxe et de Lunebourg et aux deux côtés se trouvent des arbres avec des fruits. La marque est au bas à gauche. Haut. 5 p. 6 lign. Larg. 4 p. 1 lign. Cette pièce se trouve ordinairement dans un livre intitulé: Der schwangern frawen vnd hehammë roszgarten von Eucharius Roslin. Un volume in folio. Nous ignorons quel fondement il y a dans l'interprétation de celte marque, car nous n'avons> pas trouve de notions qui l'assurent, nous avons bien vù des tableaux attribués à ce maître qui sont marqués ou du chiffre indiqué au No. 1402 ou des lettres initiales CM indiquées dans la seconde partie. Suivant Heller (Das Leben und die Werke Albrecht Dùrers T. II. p. 52) Conrad Merkel a marqué ses tableaux de la seconde marque ci-mentionnée. Au reste F. Weyermann (Kunstblatt de Tannée 1850 No. 67 page 266) le nomme Conrad MERKLIN , peintre renommé et poète à Ulm, qui doit avoir fleuri en 1495 et qui est mort en 1518. Il lui attribue les lettres initiales CM ou (59)? dont il est parlé dans la seconde partie.

yîC/\ /ï^ iH2!i* 1392- MORGENSTERN, Chrétien Ernest Bernard, peintre de paysage y \. * et graveur à l'eau forte né à Hambourg en I808j où il étudia chez

le peintre S. Bendixen. Nous connaissons de cet artiste de très jolis ^ ij/ofM^^O' paysages, peints dans une manière large et représentant des contrées

n plates avec quelques rochers ou des grandes pierres dans l'avant fond, ils portent presque tous sa marque que l'on trouve aussi sur quelques eaux fortes en folio ou en 4'** que cet artiste paraît avoir fait en Italie.

^2l^V/ Ç!\ ^I^URER, Christophe, peintre et graveur, dont on trouve déjà

d'autres marques au No. 1164. On voit celles ci -mentionnées ou sur des gravures en bois qui portent encore la marque du graveur,, ou sur des gravures à l'eau forte de Maurer lui même et surtout sur ses emblèmes, qui ne sont pas décrites par -Bar^^c/i et qui portent ce titre: XL EMBLEMATA. Miscella nova; das ist XL Vhderschied^ liche Ausserlesene New radierte Kunststuck. Durch PVeiland den Hunstreichen und Weitberûmpten Herrn Christoff Murern von Zurych inventirty vnnd mit ey gêner Handt zum Truck in Hupffer gerissen etc. etc. in 4*°-

1394' Christ (p. 305 T. F. p. 218) indique la première de ces marques, mais il n'est pas clairement exprimé, si elle appartient à Martin van CLEEF ou à Michel COXIS. Nous ne l'avons jamais trouvée ainsi formée, mais nous avons rencontré la seconde, dont Christ -çavXe aussi , avec le nom Crugerus en toutes lettres , graveur peu connu, car les notions peu satisfaisantes qu'en donne Fiissli (Allgem. Kiinstlerlexil;on) consistent en ce que Matthâus RRUGER ou CRUGER a gravé d'après J. P. Guidotti.

139Ô* Nous avons trouvé celte marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, sur une eau forte très spirituelle; elle représente un satyre qui tient dans ses bras une Nymphe assise près d'un grand arbre , les figures sont tournées vers la gauche et la Nymphe tient de la main gauche son pied gauche. Derrière elle en remarque encore une figure qui n'est pas bien distincte. La marque de l'artiste et l'année 1605 sont au bas à gauche. Haut. 5 p. 1 lign. Larg. 5 p. 9 lign. Cette pièce est attribuée à Paul Pagani , mais la marque n'est pas appliquable à son nom et nous avouons n'avoir pas vu d'autres ouvrages de cet artiste pour pouvoir nous en convaincre.

f^/^j^ 1396. MALLERY, Philippe de, àess'i nateur et graveur au burin, né ' à Anvers vers l'an 1600. On ignore s'il était le fils de Charles de

Mallery, mais il est à présumer qu'il fut son élève, attendu que ses estampes sont de la même finesse, de la même propreté et du même goût. Nous avons trouvé ses marques ou son nom sur plusieurs petites estampes qui ornent ordinairement un ouvrage intitulé : Typus mundi in quo eius Calamitates et pericvla ne non Dîuini, hvmanique Amoris Antipathia, Emblematice proponuntur a H, H.C.S.J. A Antwerpiae

Apud

CM — CMM

Cm

Jpud Joan Cnohhaert 1627. Un volume in g'^'- Christ (p. 315 T. F. p. 227) et Malpé (T. IL planche III. No. 1) parlent aussi des marques de Philippe de Mallerj, mais elles sont très inexactement dessinées.

1397- MOSTAERT, Gilles, peintre d'histoire, qui selon Descamps (T. I. p. 125) fvit élève de Jean Mandin et qui ett mort fort vieux en 1601. Une note manuscrite de feu Mr. Hazard lui attribue la , ^uty marque ci-mentionnée, que Ton doit trouver sur ses tableaux. Nous /^*> V avouons n'avoir jamais vu d'ouvrages de cet artiste ainsi marqués.

1398- METZU, Gabriel, excellent peintre dans le genre de Teroourg, de Gérard Dow et de F. Mieris, naquit à Leyde en 1615 5 on ne sait qui fut son maître, et il y a apparence que les tableaux de G. Dow et de Terbourg furent ses modèles; mais Metzu se distingue de ces maîtres par une touche plus facile et plus large, tantôt hardie et empaîcc, tantôt très fondue, soignée et du plus précieux fini. On ignore la date de sa mort, mais on sait seulement qu'elle a eu lieu à Amsterdam. On trouve sa marque composée des lettres G M sur quelques-uns de ses tableaux et sur ses dessins.

1399- MELLAN, Claude, peintre et graveur au burin, né à Abbeville ^ en 1601 et mort à Paris en 1688. Cet artiste se rendit célèbre par jV3[ sa manière unique de graver, au moyen de tailles rentrées, pour rendre les différentes teintes des ombres sans employer les contretailles. Le catalogue le plus nombreux que nous connaissons des . estampes de cet artiste a été donné par Florent le Comte (T. II. p. 301). ^ cLe£. Ucy. Les marques ci - mentionnées se trouvent sur les estampes de Mellan et il se servait encore des initiales CM G dont il est parlé dans la seconde partie,

1400. MEYSSENS, Corneille, graveur d'Anvers né vers 1646. Il Cor désignait ses ouvrages avec une marque ressemblante à celle de ^ Claude Mellan, mais ses estampes sont gravées dans une toute autre manière. On a de lui de beaux portraits de la maison d'Autriche appartenant à une suite gravée d'ajarès des dessins de son père Jean Meyssens et qui est intitulée : Effigies Imperatorum, Domus amtriacae, delineatae par Joannem Meyssens, et aeri insculptae per filium suum Cornelium Meyssens. Le même artiste a aussi gravé, conjointement avec P. de Jode, Waumans et van Schuppen, les souverains, princes et ducs de Brabant.

1401- MORGUEN, Jean Elie, dessinateur né à Florence en 1721, il Gf. doit avoir été élève d'Angelo Feroci et Dominique Feretti. Il travailla toujours en Italie et on présume qu'il était le grand père ou le grand oncle du célèbre graveur Raphaël Morghen. On trouve la marque ci-mentionnée sur des estampes exécutées d'après des dessins que J. E. Morghen a fait d'après les tableaux d'Hercuîanum et en partie d'après les peintures de J. Manozzi , Franceschini et autres peintres de Florence, que les marquis Gerini a fait graver par A. Faldoni, C. Faucci, J. Giampicoli, Polenzani etc., quelques-unes de ces pièces sont aussi marquées avec les initiales G.M.H.d. c'est à dire Giov Morghen Regius delineavit ou de son nom abrégé Gio. Morg. R, dis.

1402- MERREL ou MERRLÏN, Conrad, peintre d'histoire à Ulm dont il est aussi parlé au No. 1591. Nous avons trouvé la première marque sur un ancien tableau d'histoire qu'on attribue à cet artiste. Nous ignorons quel fondement il y a dans cette attribution n'ayant pas eu occasion de voir plusieurs ouvrages de cet artiste pour nous en convaincre. Selon une note manuscrite de feu Mr. Mariette une pareilie marque appartient à un artiste nommé MONTEi\ET lorsqu'on la^ trouve sur une estampe d'après JLaurent de la Hyre Nous n'avons ni vu cette estampe ni trouvé de rcnseignemens sur cet artiste. Cependant Papillon (T. II. p. 411) parle d'un MONTENAT qui travailla en camaïeu d'après Simon Fouet. Il pourrait bien être le même.

1403- MITELLI, Joseph Marie, peintre et graveur à l'eau forte naquit f^^^ Q

à Bologne en 1631 et mourut dans la même ville en 1718. Il était / / jK^/^t

le fils d'Augustin Mitelli et fit ses études dans les écoles de F. Albani, du Guerchin, de Flaminio Torre et de Simon Cantarini. L'histoire do l'art ne parle pas d'un grand nombre de ses tableaux, mais il a gravé beaucoup d'après les ouvrages des fameux peintres et d'après ses propres dessins; sa pointe est légère, mais peu spirituelle. Le catalogue, le plus complet qu'on a des estampes de ce maître, a été donné par Bartsch (P. Gr. T. XIX. p. 269) il contient 162 pièces. Mitelli marquait aussi ses estampes avec les lettres Gm a. MtiF. et à ce que supposons avec la marque indiquée au No. 1237 b. Au reste Brulliot, Dict. des Monogr. I. 23

CMP — CN

les marques ci - mentionnées sont composées des lettres GMM, mais comme on peut regarder le G aussi comme étant un C, nous rapportons cette marque, deux fois comme toutes les autres dans ce genre.

1404- Celte marque, dont on ne connaît pas la signification, et que ^ PV :f C/ir/i/ (p. 153 T. F. p. 79) a déjà rapporté, mais moins exacte, peut Jî, D-r V. 4Xr appartenir à un peintre de pa^'sages italien ou à quelque éditeur

B-P-V^F. d'Italie. On la trouve sur une suite de vingt-quatre estampes gravées à Teau forte par Baptista Pitioniy représentant des anciens ruines de Rome. Pittoni les a marquées pour la plupart des lettres initiales B.P.V. ou B.P.V. F. c'est à dire Baptista Pittoni Vicentinus ou Baptista Pittoni Vicentiniis Fecit. 11 est à remarquer que Christ ne parle pas de ces lettres ni du graveur Pittoni^ mais il rapporte que ces paysages ont été imprimés à Venise en 1561, ou même avant. Nous ne connaissons pas le titre des estampes en question, mais nous avons trouvé de Pittoni une suite d'arabesques, dont il est parlé dans la seconde partie aux lettres BPV et BP. V.F qui est également publiée à Venise en 1561.

1405- STEUDTjXER, Martin Christophe, sculpteur et graveur à l'eau forte et en manière noire d'Augsbourg, où il est mort en 1760. Oa trouve cette marque sur une pièce qui représente Apollon et Daphne. pièce in 4" dont les secondes épreuves portent le nom de l'artiste en toutes lettres, qui se servait encore des lettres initiales C.M.S.f. qu'on trouve indiquées dans la seconde partie. (Quelques estampes de C. M. Steudtner sont décrites au catalogue de Winkler (T. I. p. 825).

1406' MAURER, Christophe, peintre et graveur à l'eau forte dont nous avons déjà indiqué d'autres marques et parlé plus amplement aux Nos. 227, 1056, 1164, 1390 et 1393. Celle ci-mentionnéc, qu'oii doit lire Christophe Maurer Tigurinus se trouve sur des dessins de ce maître ainsi que sur des gravures en bois faites d'après ses dessins.

1407' MANDER, Charles van, peintre d'histoire dont on trouve déjà un autre monogramme indiqué au No. 1387. Celle ci-mentionnéc se trouve sur des estampes, représentant des fêtes de village, des tabagies ,etc. gravées par Baltasar Silvius, et qui portent ou les lettres BS fecit ou le nom en toutes lettres de ce graveur. La marque ordinaire de Charles van Mander est composée des lettres KM et indiquée au No. 2753.

Si

1408' CLEEP, Martin van, peintre dont nous avons déjà fait mention et indiqué des marques aux Nos. 26, 1388, 1389 et 1394. La marque ci-mentionnée se trouve sur une estampe de Jérôme FVierisc représentant: Saturne dormant dans un char trainé par deux cîievaux, il est accompagné d'une femme nue qui tient de la main droite un flambeau. La marque de Martin van CleeJ est au bas à gauche dans la marge , accompagnée du nom abrégé Jér» fVie. fecit.

1409' NETSCHER, Caspar, peintre de genre né à Ileidelberg en 1659, il était fils de Jean Netscher sculpteur, dont la veuve se retira plutard pour éviter les troubles de la guerre à Arnheim, où son fils fut placé chez Koster peintre d'oiseaux et de gibier. Netscher fit de grands progrès et peignait dans le genre de Koster et de F. Mieris. Il mourut à la Haye en 1684. Descamps (T. IIL p. 76) rapporte quelques autres particularités de la vie de cet artiste. Nous avons trouvé la marque cî-mentionnée sur ses dessins lavés à l'encre de la Chine très finis. Il est possible que Netscher a marqué de la même manière quelques-uns de ses tableaux, mais nous ne pouvons pas l'assurer, n'en ayant pas encore trouvé un seul ainsi marqué.

1410' CHESNEAU, Nicolas, imprimeur et éditeur français vers 1564. On trouve sa marque sur de belles gravures en bois représentant des vignettes et encore sur un saint évêque qui tient de la main gauche une crosse et de l'autre un livre. La marque est au bas à gauche. Haut. 1 p. 8 lign. Larg. 1 p. 5 lign. Cette pièce se trouve ordinairement dans la cosmographie de Sebastien Munster. Edition française, imprimée à Paris chez Michel Sonniiis en 1575. Nous n'avons cependant pas trouvé que Chesneau ait été graveur en bois lui même,

mS^A/JS!^,-^ 1411. COCIHN, Nicolas, dessinateur et graveur, né à Troyes en Champagne en 1619 et établi à Paris, où il est mort en 1686. On a de ce maître un grand nombre d'estampes gravées d'une pointe facile et agréable dans le goût de Calht, représentant des sujets allégoriques des batailles, des sièges, des vues de villes, des paysages et des vignettes d'après les dessins de différens artistes; plusieurs portent

Page 1