‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 70 sur 503 · CP — CP · texte numérisé non relu

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nous ignorons quel fondement il y a dans cette attribution n'ayant rien trouvé qui puisse la confirmer. Nous ne connaissons qu'une seule grande gravure en bois diaprés les dessins de ce maître en sept feuilles jointes en largeur, qui forment une frise sur laquelle est représentée une vue de Constantinopîe et les moeurs des turcs. On prétend que P. Coeck a gravé des portraits et autres sujets de sa composition, mais nous n'avons pas pu les trouver; la seule pièce, que nous avons vue avec une marque pareille, c'est à dire avec la troisième ci-mentionnée, est gravée au burin et paraît être d'un artiste antérieur; elle représente une sainte famille ou le petit Ste. Jean offre un oiseau au petit Jésus assis sur le sein de sa mère. Derrière ce groupe est assise sainte Elisabeth ayant les mains jointes. Pièce en petit folio ou la marque se trouve au bas à gauche.

1422- Christ (p. 152 T. F. p. 78) attribue la première de ces marques à Guillaume PALLUDAMI artiste qui n'est pas connu , Malpé (T. IL planche II. No. 68) indique la seconde comme signifiant Paul CREUTZ- BERGER dont il est question au No. 1420. Ces attributions ne semblent pas avoir de fondement; la seule marque que nous avons trouvé de cette forme, est la troisième ci-mentionnée; on la voit sur une copie d'une estampe à' Augustin Carrache représentant Orphée retirant Euridice des enfers. Nous n'en avons pas pu découvrir le graveur.

1423- PESCHEL, Charles^ peintre d'histoire qui travaille actuellejncnt à Dresde. On trouve de lui ainsi marqués des dessins lithographiques représentant des sujets de la bible qu'il a fait conjointement avec un artiste également de Dresde, nommé FVilliard. Pièces in 4*"- La même marque est aussi attribuée à Crispin de PASSE, mais nous n'avons

as eu occasion de la trouver sur les ouvrages de cet artiste. On a ien des estampes ainsi marquées, mais elles appartiennent à un graveur anonyme qui travailla dans le goiit de Mai tin Pleginck.

1424- Selon une note manuscrite de feu Mr. le Conseiller Kj^etz cette marque doit se trouver sur une estampe représentant deux enfans qui portent une corbeille de fruits; nous n'avons pas eu occasion de rencontrer cette pièce et dans cette note, il n'était pas indiqué dans quel genre elle est gravée, ni à quelle époque elle appartient.

1425., PAULINO, Christophe, ou PAULINUS, graveur qui doit avoir travaillé à Venise vers le commencement du dixseptième siècle. Nous connaissons de lui différens saints ainsi marqués, qui sont gravés au burin et qui se trouvent ordinairement dans un livre in 4'° intitulé: Méditai iones piae ac devotae etc. Fênetiis 1608 apud Jo. Anton Rampazethum. (Quelques-uns de ces saints sont aussi marqués Paulino forma,

1426' CORNELIUS, Pierre, peintre d'histoire et en fresque très distingué né à Dusseldorf en 1786. Dès sa plus tendre jeunesse, Cornélius manifesta un talent prononcé pour les beaux arts et après s'être formé à l'académie de Dusseldorf il se rendit à Rome. La réputation qu'il s'y acquit détermina le roi de Prusse à le nommer directeur de l'académie de Dusseldorf, deux ans après il entra au service du roi de Bavière comme directeur de Pacadémie des beaux arts à Munich, il s'occupe actuellement d'un grand travail en fresque dans la glyptothèque; il a été nommé en 1827 chevalier de l'ordre du mérite. Les marques ci mentionnées se trouvent sur des dessins de ce maître et sur des estampes d'ajîrés lui gravées par Àmsler, Barthy Ruscheweyh et Fischer,

1427* On trouve cette marque sur des petits tableaux représentant des sujets de la bible qui paraissent avoir été peints par un artiste allemand ; sa marque est quelque fois accompagnée de la syllabe ICHL qui laisse présumer qu'il se nommait PIGHL ou PICHLER, mais nous n'avons pas trouvé de peintre de ce nom dans l'histoire de l'art qui puisse avoir fait de tels tableaux.

1428- PEREGRINI DA CESENA, orfèvre nielleur du quinzième siècle. Duchesne (Essai sur les nielles p. 73) a découvert le nom de cet artiste dont on a de» ouvrages admirables et dont on trouve plusieurs pièces décrites dans l'ouvrage qui vient d'être cité. Ce Peregrini se servait aussi de la lettre P avec un signe abréviatif indiqué au No. 5034, ou des lettres initiales O.P. D. C. indiquées dans la seconde part'Y> que Mr. Duchesne explique par: OPERA PEREGRINI DA CES^^^^f- Selon Bartsch (P. Gr. ï. XIII. p. 210 No. 10) on trouve -«^ssi la troisième marque ci mentionnée sur une pièce de Per*?^rz>iz r^pi'esentant trois guerriers. Duchesne décrit cette pièce sou* No. 5oO,* mais seloio^ cet auteur elle est marquée de la lettre P avec le signe abréviatif

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1429- Christ (p. 150 T. F. p. 77) attribue cette marque à Crispin de PASSE, mais nous n'avons pas eu occasion de nous convaincre de l'exactitude de cette attribution , et nous n'avons trouvé d'autres monogrammes de ce graveur que ceux indiqués au No. 1435.

1430. CANTARINI, Simon, dit DA PASERO, peintre d'histoire et graveur à l'eau forte, naquit à Oropezza près de Pesaro et mourut à Vérone en 1648. H fut disciple de Guide duquel il s'approche plus 4^[u'aucun autre de ses disciples. Ses gravures à l'eau forte sont marquées des lettres CS indiquées dans la seconde partie; Bartsch (P. Gr. T. XIX. p. 119) en a donné un catalogue qui contient la description de 37 pièces. La marque ci - mentionnée se voit sur quelques tableaux de ce peintre.

1431' CUSTOS, RaphaeU graveur établi à Augsbourg vers 1593 et mort à Francfort sur le Mein en 1651. On trouve sa marque, composée des lettres RC, sur des estam2)es représentant des plans des maisons et des palais d'après la composition de Joseph Furtenbach. Il a cependant marqué plus souvent ses ouvrages avec les initiales RC indiquées dans la seconde partie.

J.432' PENCZ, George, peintre d'histoire et habile graveur au burin naquit à Nuremberg vers 1500 et mourut suivant Doppelmair (p. 197) à Breslau en 1550. Après s'être formé dans l'école de Durer ^ il alla en Italie, où il étudia les ouvrages de Raphaël et grava plusieurs estampes sous la conduite de Marc Antoine. Le catalogue le plus complet qu'on a des estampes de ce maître a été donné par Bartsch (P. Gr. T. VIII. p. 319); il contient la description de 126 pièces, et deux portraits douteux. Nous avouons n'en avoir jamais trouvé d'autres. Les marques ordinaires de ce maître sont composées des lettres GP, indiquées au No. 2422. Celles ci-mcntionnées dont une est à rebours et qui semblent aussi être composées des lettres CP, se trouvent sur deux estampes de Pencz dont l'une représente un Triton qui énlève Amymone et l'autre Didon s'enfoncant un poignard dans le sein. Bartsch No. 85 et No. 95.

1433' Ces marques appartiennent à un artiste de l'école de Guide qui était assez médiocre. Bartsch (P. Gr. T. XIX. p. 183) décrit de lui sept estampes gravées à l'eau forte. Quelques-uns interprètent bien ces marques par Cajatan PICCINI et par Jean Pierre POSSENTI, mais nous n'avons trouvé aucune probabilité dans ces interprétations.

1434' CIIEDEL, Quintin Pierre, graveur né à Chalons sur Marne qui est mort à Paris en 1762 âgé de 57 ans. Ses eaux fortes sont d'une pointe vive et légère et sont plus belles que ses gravures au burin. Heineke (Dict. des Art. T. IV. p. 54) et Malpé (T. I. p. 177) détaillent quelques ouvrages de ce maître. Nous avons trouvé sa marque entr'autres sur des petits paysages en grand 8^" gravés d'après François Boucher.

1435' PASSE, Crispin de, le vieux, bon graveur au burin né à Armuyde en Zélande vers l'an 1546, il fut élève de Théodore Coornhaert et travailla en Hollande, en France et en Angleterre. On a de lui un grand nombre de portraits et de sujets historiques qui portent les marques ci-mentionnées et qui sont gravées dans une manière très finie, mais un peu sèche. Huber (Handbuch etc. T. V. p. 105) et Malpé (T. II. p. iih) en donnent des catalogues, mais ils sont bien incomplets. Les trois dernières marques ci-mentionnées, qui différent un peu des autres se trouvent sur des paysages d'après Jean Bol ainimés par des sujets de l'histoire du bon Samaritain et sur la première feuille d'une suite de six petites pièces rondes d'après .Martin de Vos représentant la parabole de l'enfant prodigue. On attribue les deux premières marques aussi à Crispin de Passe le fils, mais nous n'avons pas encore appris à distinguer les ouvrages du fils de ceux de son père , car tous les deux ont eu la même manière sèche et tous les deux se sont servis de la même marque ; ils ont même faits plusieurs ouvrages ensemble. Le fils cependant doit être né à Utrecht en 1576 et on peut par conséquent admettre que les pièces datées de l'an 1600 jusqu'en 1612 sont de lui.

1436' Ces chiifres dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, et qui n'appartiennent point à Crispin de Passe, indiquent un éditeur italien ; on trouve le premier sur une estampe d'après Raphaël représentant une charité; cette pièce est encore marquée d'un des Tîionogrammes indiqués au No. 838 et de l'année 1643. — La seconde marque se voit sur une estampe d'après Parmesan représentant une

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femme qui porte un coussin, cette pièce porte aussi outre la marque ci-mentionnée encore le monogramme indiqué au No. 1945.

J^Q A 1437- QUEBOORN, Crispin van, dessinateur et graveur hollandais

VZ>X//V3.\3(^^C(ft, qui se servait aussi des marques indiquées au No. 153G. On trouve encore les monogrammes ci-mentionnés sur de petites estampes pour différens ouvrages de lilérature.

1438 «• Nous avons trouvé cette marque sur un tableau dont on ne connaît pas le peintre , qui paraît être fait ou d'après un dessin ou d'après une estampe de Lucas de Leyde^ du moins cet artiste a absolument gravé le même sujet, qui représente Abraham renvoyant Agar, décrit par Bartsch (P. Gr. T. VU. p. 347 No. 18). Cependant le tableau est en largeur et l'estampe en hauteur, et on le croit peint par un artiste Saxon, ou fait à Dresde, en ce que c'est un présent que Télecteur Frédéric de Saxe a fait en lfil8 à la famille de Peller à Nuremberg (qui en est encore en possession) comme le prouve une inscription qui est à droite du tal3leaux ainsi que les armes de Saxe. De Murr (Beschreibung der vornehmsten Merkwiirdiglœiten der Reichsfreyen Stadt Nurenberg etc. p. 512 No. 14) fait aussi mention de ce tableau, mais il ignorait également le nom du peintre, duquel cependant doivent exister encore bien d'autres ouvrages, et selon toute apparence en Saxe.

1438 ^. ROBERTUS, César, ou Hohertus de CIVITELLA, peintre et graveur, né à Biturgia en Toscane vers Tan 1590. On lui attribue la marque ci-mentionnée, qui est aussi rapportée par Christ (p. 154 b / o T. F. p. 80) comme se trouvant sur des estampes représentant des

beaux grotesques. Nous n'avons pas encore trouvé ce chiffre et nous ne connaissons de cet artiste que des estampes marquées de son nom, ou des lettres initiales CRF, dont il est parlé dans la seconde partie. Au reste César Robertus a gravé d'après Baltasar Peruiii, André del Sarto, Simon Cantarini et autres.

ff^ 1439- REVERDINO, Caspar, ancien graveur italien dont nous avons ((jD déjà indiqué d'autres marques aux Nos. 1194, 1204 et 1242. Bartsch(V.Gr. ^ T. XV. p. 487) croit l'estampe qui porte la première de ces marques,

douteuse 5 elle représente Cimon nourri dans la prison par sa fille.

ilkx Ci &. 1440. RICHTER, Chrétien, peintre et graveur, on trouve de lui une *X//'^V suite de huit pièces qui portent les marques ci-mentionnées et qui représentent des paysages dont le titre offre deux paysans qui attachent aux arbres une draperie avec cette inscription : Christian Richter Jnuent und Gradirt. Weimar 1G30. Petrus Jsselburg excudit, Larg. 6 p.

3 lign. Haut. 3 p. 11 lign.

^ t^t^ 1441* Nous avons trouvé cette marque, semblable à celles de Richter, sur une petite eau forte dont nous n'avons pas pu découvrir l'auteur, elle est faîte d'une pointe plus légère et plus spirituelle que celle de Richter, aussi est elle gravée en 4643 et par conséquent 17 ans avant que Richter ait publié sa suite. , Cette eau forte représente également un paysage avec la fuite en Egypte, où l'on voit la sainte Vierge assise sur un âne qu'un ange mène par la bride, dirigeant ses, pas vers la gauche où un autre ange semble montrer le chemin. A gauche dans le lointain on voit un pont de pierre de cinq arches. La marque et l'année 1615 sont ai* bas à gauche. Larg.

4 p. 8 lign. Haut. 1 p. 5 lign.

1442' RYNVISCH, C, peintre de paysages auquel on attribme la

^ première marque ci-mentionnée lorsqu'elle se trouve sur des tableaux de paysages , mais nous n'avons pas trouvé d'autres notions sur ce maître que celles qu'en donne Hemehe (Nachricljten etc. T. Vt. p. 48) il dit qu'un certain E. Rynvîsch a dessiné dans le goût do Breughel et qu'on a de lui plusieurs dessins dans des collections des Pays-Bas marqués de l'année 1655. Nous n'avdais pas eu occasion de trouver assez d'ouvrages de ce maître pour pouvoir nous convaincre que la marque ci-mentionnée appartienne véritablement à ce C. Rynvisch; mais nous connaissons une petite eau forte qui pourrait bien être de ce maître, elle est marquée de la seconde marque ci-mentionnée et représente un paysage où Ton voit sur le devant à droite une grande vache couchée , derrière laquelle est un paysan qui parle à une paysanne, à gauclie au second plan on voit encore une vache couchée et au fond une maison et plusieurs arbres. La marque est au bas k droite sur un tronc d'arbre. Larg. 2 p. 9 lign. Haut. 2 p. 1443. ROETTIERS, Joseph Charles, habile graveur en médailles français, qui florissait au commencement du régne de Louis XV , et qui

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