CZ — D
Voyez, le catalogue de cette exposition pages 64 et 65 Nos. 706 et 707. La marque de cet artiste est précisément composée des lettres GZ, mais comme le G paraît plutôt être un C, nous l'avons placée parmi celles composées des lettres C Z.
1606 ^' Nous avons vii cette marque, dont on ne connaît pas la signification, insérée dans ime grande marque à' Albert Durer qui se trouve sur des dessins historiques faits selon toute apparence d'après les compositions de ce maître, par un artiste qui peut avoir vécu peu de tems après Albert Durer,
1Ô07- ZIMMERMANN , Clément^ peintre d'histoire et de portraits naquit à Diisseldorf en 1790. Il apprit les élémcns de son art dans sa patrie, se perfectionna ensuite à Munich et y devint professeur de l'académie des beaux arts. Il a fait plusieurs beaux ouvrages à fresque dans la glyptothèque , au bazar et au palais du prince Maximilien de Bavière et s'occupe actuellement de cartons destinés à des fresques pour la pinacothèque de cette ville. Nous avons trouvé ses marques sur des tableaux peints à l'huile et à fresque représentant des portraits et des sujets historiques.
1508' Christ (p. 159 T. F. p. 85) indique cette marque comme se trouvant sur des estampes en bois représentant des figures de l'histoire sainte. Nous en avons aussi parlé au No. 1414, et l'indiquons encore une fois ici parcequ'on peut y trouver aussi les lettres CZ.
1509. DOSSI, Dosso, célèbre peintre d'histoire et élève de Costa. né â Dosso, lieu voisin de Ferrare, en 1490 et mort à Ferrare en 1558; il demeura avec son frère Jean Baptiste à Rome' pendant six ans et pendant cinq autres années, à Venise, étudiant d'après les meilleurs maîtres , et s'exerçant à travailler d'après nature. Ils se formèrent ainsi tous les deux un caractère de style à eux, mais dans des genres divers. Dosso réussit merveilleusement aux figures, et le véritable talent de Jean Baptiste était celui des ornemens , et plus encore celui des paysages. Suivant plusieurs auteurs Dosso Dossi se servait pour marque d'un D traversé par un os, mais nous n'avons pas eii occasion de la voir nous même.
lÔlO- DEMARTEAU, GilleSy habile graveur né à Liège en 1752, mort pPv ^ à Paris âgé de 51 ans. On a prétendu que cet artiste a été l'inventeur Lv c5c*)-£^ ^ lÙ de la gravure à la manière du crayon. C'est une erreur, mais il jouit â juste titre du mérite d'avoir perfectionné ce genre. Demarteau a gravé d'après différens maîtres dans cette manière et on a de lui oin cahier d'animaux et de lleurs ainsi que d'autres pièces d'après C. Huety qui portent sa marque composée d'un D au milieu duquel se voit un petit marteau, qui fait allusion à son nom. Malpé (T. I. p. 225) indique quelques ouvrages de ce maître, et Heinehe (Dict. des Art. T. IV. p. 591) rapporte que son oeuvre contient plus de 560 pièces.
J.ôll> Dans la table des monogrammes de Marolles jointe à la traduction française de Christ, cette marque est indiquée sous No. 24 sans aucune autre explication. Nous n avons pas eu occasion de la trouver, mais il est à croire que Marolles a voulu parler des monogrammes mentionnés au No. 1249, que la marque n'est pas exactement dessinée et qu'elle représente au lieu d'un D, les lettres CG c'est à dire le G à rebours.
1512- Cette marque se trouve également indi(^uéc sous le No. 15 dans la table des monogrammes de Marolles, jointe à la traduction
. française de Christ, sans autre explication. Nous n'avons pas pu la trouver et nous ne pouvons pas nous imaginer quelle marque estropiée Marolles a voulu représenter. Il paraît cependant que le chiffre ci-mentionné est composé d'un compas et d'un D.
1Ô13» Papillon (T. I. p. 269) indique cette marque comme étant sur une estampe en bois représentant la bataille de David. Il en est déjà parlé plus amplement au No. 253 parcequ'on peut aussi trouver dans cette marque les lettres AD.
DD — DDV
ma
Mm
ED
don
^ID /t<a iCzC.
1Ô14' Cette marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, se voit sur différens portraits gravés assez médiocrement. Elle ne désigne point le graveur, mais l'auteur des destiques qu'on trouve ordinairement au bas de ces portraits, et nous l'avons indiquée ici parcequ'elîe peut tromper quelques amateurs et être prise pour la marque de l'artiste. ,
lôlô- Cette marque appartient à un dessinateur ou graveur allemand très médiocre, dont on ne connaît pas le nom. Il peut avoir travaillé vers le commencement du dixhuitieme siècle, et nous avons trouvé de lui ainsi marqués des sujets satyriques.
1Ô16' Ces marques composées des lettres DDH se trouvent sur des portraits médiocres; elles n'appartiennent point au graveur mais au poète qui a fait les distiques qui se trouvent au bas de ces portraits, et qui est selon toute apparence le même que celui dont il est question au No. 1514.
1Ô17' Heineke (Neue Nachrichten etc. p. 561) indique cette marque parmi les anonymes et comme se trouvant sur une ejriampe représentant une femme nue, assise sous une tente, ayant entre ses genoun un cerf etc. Il y a toute apparence que cette marque n'est pas exacte, car nous avons trouvé le même sujet avec le monogramme indiqué au No. 266.
1Ô18' Cette marque, composée des lettres DND, se trouve sur des dessins historiques d'un artiste allemand du dixseptième siècle. Nous en avons trouvé des dessins ainsi marqués dans la collection de feu Mr. le conseiller Hretz de Ratzenhoven près de Ratisbonne qui représentent des sujets du nouveau testament dans des compartemens entourés des rocailles et d'ornemens. Nous n'avons pas pu découvrir le nom de l'artiste, qui doit commencer, selon toute apparence, par un N, attendu que l'on trouve aussi cette marque avec la dernière lettre D accompagnée de la syllabe el, c'est à dire delineavit.
1Ô19' Selon le catalogue raisonné de la collection d'estampes de feu Mr. Hohwiesner à Francfort par C. E. Prestel (T. I. p. 73 No. 42) cette marque, dont on ne connaît pas la signification, doit se trouver sur une copie d'une estampe Albert Durer connue sous le titre: La Vierge au singe. Bartsch No. 42.
1520 DYCK, Daniel van den^ peintre d'histoire et graveur à l'eau forte qui, selon Boschini ^ naquit en France, et selon d'autres en Flandres. Il travailla à Venise et fut inspecteur de la galerie du duc de Mantoue en 1658. On a de lui différentes jolies eaux fortes de sa composition, qui portent ou cette marque ou son nom en toutes lettres elles sont gravées d'une pointe large et terminées avec des petites pointes.
1520 ^- Christ (p. 162 T. F. p. 88) indique la première des marques ci-mentionnécs et dit: Un D entrelassé vraisemblablement dans un E à la façon gothique, est la marque sur des gravures en cuivre très anciennes gui représentent les Apôtres. Plusieurs auteurs ont adopl»S d'après Christ le même chiffre; mais depuis nous avons eu l'occasion de trouver des anciennes estampes qui portent le second chiffre, qui est indubitablement le même inexactement rapporté par Christ; cependant ce n'est pas le monogramme d'un artiste car il signifie ^attCtUjS et se trouve ordinairement sur quelques saints gravés par Israël de Mecken, entr'autres aussi sur deux pièces décrites par Bartsch sous les Nos. 86 et 108, dont une représente St. Antoine foulant aux pieds trois démons et tenant un bâton de la main gauche. On lit enhaut à gauche comme le second chiffre ci-mentionné signifiant ^attCtUiS , à droite ^ntf)Ottitt$ et au milieu d'en bas 3Î0ra!)fl. Haut. 5 p. 8 lign. Larg. 3 p. 2 lign. La seconde pièce représente S. Martin habillé en évêque, tenant sacrosse de la main droite et de l'autre il présente l'aumône à un pauvre estropié qui est à ses pieds. Enhaut est écrit i^AVttnttJSC et au milieu d'en bas ^^Valyti-) àans les mêmes caractères gothiques comme à la pièce précédente. Haut. 5 p- 11 lign. Larg. 3 p. 2 lign. Il est nécessaire de remarquer ici que cette erreur de Christ et de quelques autres écrivains sur le chiffre ci-mentionné, a été relevée depuis peu par le professeur Mafsmann dans le Kunstblatt No. 8 de l'année 1852, à l'occasion où il critique le dictionnaire des monogrammes publié par J. Heller ; mais cette notice ainsi que quelques autres dans son article Monogrammenhunde lui ont été communiquées par nous mêmes.