‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 74 sur 503 · DE — DF · texte numérisé non relu

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1Ô21' DECKER, Custos, dessinateur à la plume dans le goût de P. Breughel. Nous en avons aussi parlé et indiqué des marques au No. 1 172.

1Ô22- DAEGE, Edouard, peintre d'histoire né à Berlin en 1805. II étudia d'abord au Gymnase de Frédéric Werder à Berlin et à Tage de J6 ans il se voua entièrement aux beaux arts à l'académie de la même ville. Depuis 1823 il fut élève du professeur Wach ; il a marqué de la première marque ci-mentionnée des tableaux exposés à Berlin en 1830. Voyez le catalogue de cette exposition page 9 Nos. 92 et 93. Le même artiste se servait aussi du monogramme rapporté au No. 1549 a.

La seconde marque, qui se trouve sur des estampes rares et des belles épreuves de différens artistes, est le timbre que Mr. E. DURAND de Paris avait placé sur les pièces de sa collection. Nous l'avons donné ici, parceque nous sommes convaincu qu'il a été déjà pris par quelques amateurs pour la marque d'un artiste.

1Ô23' Selon Christ (p. 162 T. F. p. 88) cette marque, dont on ne connaît pas la signification, doit se trouver sur des estampes flamandes dans le goût de G. Vliet. Nous n'avons pas eu occasion de les rencontrer.

1524* trouve des anciens tableaux d'histoire peints dans le goût de Jean van Eyck^ ou dans le goût de cette école, qui portent la marque ci-mentionnée dont on ne connaît pas la signification. (Quelques personnes expliquent bien cette marque par Roger van der WEYDE de Bruxelles que Charles van Mander regarde comme celui qui a commencé à perfectionner le goût vers la fin du quinzième siècle et qui est mort en 1529. Nous n'avons cependant pas pu trouver du fondement dans cette interprétation et nous croyons (jue cette marque désigne plutôt le nom de celui qui a fait faire le tableau que celui du peintre. Elle|est en effet plus grande qu'elle n'est représentée ici.

1Ô25- LONS, Dirk (Théodore) Eversen, graveur hollandais florissant vers 1622 sur lequel nous n'avons pas trouvé de renseigne mens. Nous connaissons de lui avec les marques ci - mentionnées ou son nom en toutes lettres une suite de quatres estampes représentant des paysages hollandais avec de grands moulins à vent, et sous les titres: i) Seem Mooîen. 2) Got Moolen. 3) Meel Moolen. 4) Meel Moolen. Pièces in 4"'- Heineke (Dict. des Art. T. IIL p. 26) parle d'une estampe très rare qui est marquée D. JLons fec. et exc. et qui représente la sainte Vierge assise sous un grand arbre et allaitant l'enfant Jésus. Nous n'avons pas eu occasion de voir cette pièce et nous ne pouvons par conséquent pas dire, si elle est de la main de ce Dirh Eversen Lons. (Allgem. Kiinstlerlexikon) indique sous ce nom une suite de 8 paysages gravés à l'eau forte, que nous n'avons pas rencontrés, mais il ne dit pas que ces pièces représentent des moulins de sorte que nous ignorons, si cette suite de huit pièces n'est pas la même que la précédente, qui serait alors, de huit pièces au lieu de quatre.

1Ô26' Cette marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, appartient à un graveur à l'eau forte de peu de mérite, on a de lui ainsi marqués quelques paysages qui peuvent être faits en Allemagne vers la fin du dixhuitième siècle.

1627. BARRIERE, Dominique del, dit Domenico FIORENTINO, peintre et graveur qui excellait surtout dans les ouvrages de stuc. On le comte parmi les disciples àw MaUre Roux qui le conduisit avec lui en France, où il fut employé à travailler au château de Fontainebleau. Une note manuscrite de feu Mr. le baron de Stengel à Bamberg lui attribue la marque ci-mentionnée, mais nous n'avons pas eu occasion de la trouver sur les ouvrages de cet artiste. Bartsch n'en parle pas; il décrit de lui (P. Gr. T. X\ I. p. 355) neuf estampes, dont deux sont marquées des lettres initiales D. F. (Domenico Fiorentino) indiquées dans la seconde partie.

1628. DIODATI, François, amateur et graveur à l'eau forte de Genève vers 1677. On a de lui quelques vues de sa ville natale et quelques portraits qui portent ou cette marque ou son nom en toutes lettres. Cet artiste est mentionné par Heineke (Dict. des Art. T. ÏV. p. 728) et par Fûssîi (Allgem. Kiinstlerlexikon).

Iô29« Cette marque dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, et qu'on ne doit pas confondre avec le monogramme précédent ni avec le suivant, se trouve sur des estampes qui représentent des sujets pour une édition de Don Quichotte en 8^°; elles nous semblent avoir été gravées par un bon graveur français qui peut avoir fleuri au dixseptième siècle.

Brulliot , Dict. des Monogr. L 25

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1630- DELARAM, François, dessinateur et graveur anglais qui florissait selon Strutt vers 1620. On a de lui plusieurs portraits qui portent cette marque ou son nom en toutes lettres, ils sont gravés dans la manière de Crispîn de Passe dont on le croit élève. Les estampes de Delaram sont pour ainsi dire encore plus nettes que celles de C. de Passe et par conséquent aussi plus sèches. Heinehe (Dict. des Art. T. IV. p. 573) et Huher (Handbuch etc. T. IX. p. 40) indiquent quelques estampes de ce maître qui se servait encore des lettres initiales FD, dont il sera parlé dans la seconde partie.

W^'j) 1Ô31- pURINGER, Daniel, dessinateur et graveur à l'eau forte qui ^ I florissait en Suisse vers 1755. On a de lui plusieurs estampes à Teau

forte qui représentent des paysages très légèrement traités et dont quelques-uns ne paraissent qu'ébauciiés; ils portent ou une des marques ci-mentionnées signifiant Diiringer Jecit ou son nom en toutes lettres. Le catalogue de Winkler (T. L p. 246) et le catalogue de 7î?^a/ page 119 indiquent quelques suites de paysages de cet artiste. Selon Fûssîi (Allgem. Kiinstlerlexikon) il est mort à Steckborn à Tliurgau en 1786 à râge de 65 ans.

Çp (^5^ 1Ô32- POILLY, François de, habile graveur français auquel Floj^ent / le Comte et Orlandi attribuent la première des marques ci-mentionnées,

comme il est déjà dit au No. 1217. Nous n'ai'ons trouvé sur les estampes de cet artiste que la seconde marque, toujours accompagnée de son nom en toutes lettres.

1533 FALCINI, Dominique, graveur de Sienne vers la fin du seizième siècle. Gandellini le compte aussi parmi les graveurs en bois, ce dont nous n'avons pas eu occasion de nous convaincre 5 mais la preuve que cet artiste se servait de la marque ci - mentionnée , nous est fournie par deux estampes de lui, dont une porte la marque et l'autre son nom en toutes lettres. La première avec la marque représente le titre pour ce livre: La vera militar disciplina antica e moderna del capitano Impériale Cinuzzi Sanese. Ce titre est dans un oval entouré de trophées d'armes antiques et modernes qui sont enchaînées à un ancre couronné de deux figures allégoriques. Au bas de Tovale est la vue de la ville de Sienne, au dessous de laquelle on lit: IN SIENA APPRESSO SALVESTRO MARCHETTI MDCim. La marque est au bas à gauche au dessus de la vue de la ville de Sienne. Pièce in 4*"' Dans ce même livre se trouve aussi la seconde estampe avec le nom de l'artiste, elle représente le portrait à' Impériale Cinuzzi vu à mi-corps dans un ovale, hors duquel on lit à droite Domenico Falcini Fecif. Pièce in 4'° Au reste nous n'avons pas encore trouvé d'autres estampes de ce graveur ainsi marquées.

1533 Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur des tableaux de paysages peints dans le goiit de Jacques Ruydael, mais d'un pinceau plus lourd. L'artiste nous semble avoir vécu du tems de Ruysdael et même en Hollande.

TF)^ 1~0 F J^F 1534' DAVID, Jérôme, graveur duquel nous avons déjà parlé et in- / ^ ' diqué une marque au No. 1225 « et qui se servait encore des mono-

grammes rapportés aux Nos. 1575 et 1579, et des initiales HDF indiquées dans la seconde partie. On trouve les marques ci-mentionnées sur des estampes gravées d'après Louis Z?auzc? appartenant à une suite de l'histoire à' Alexandre le Grand»

T)T 1535; FRANC DE LANDGRAVE, H., graveur de Vienne en 1696. / Christ (p. 219 T. F. p. 141) et d'autres lui attribuent la marque cimentionnée. Nous avouons n'avoir jamais pu la trouver, et nous ne connaissons de lui que des emblèmes in folio en largeur qui portent son nom j nous n'avons pas trouvé de renseignemens sur cet artiste lui-même.

1536- DROOGSLOOT, Josse Cornelisz, peintre de paysages, de vues d'Hollande , de fêtes et Rermesses de village etc. Nous en avons déjà parlé plus amplement et indiqué une autre marque au No. 1184. Cet artiste se servait encore de la marque rapportée au No. 1545 et nous n'avons rapporté ici le chiffre de Droogsloot que parcequ'on pourrait le croire composé des lettres DFIS au lieu des lettres DIS desquelles il est, selon toute apparence, composé.

1537- LANDERER, Ferdinand, peintre et graveur dont nous avons déjà rapporté une autre marque au No. 9. Celle ci- mentionnée se trouve sur une estampe attribuée à cet artiste qui représente un paysage avec ruines, où l'on voit sur le devant une femme avec un enfant auprès d'une brouette, un homme et un âne couché par terre, ainsi qu'un âne débout. Pièce in folio en travers.

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piiime, chiffre lui par L. MathioU

1Ô38« Ces marques, dont on ne connaît pas la signification, se trouvent sur des copies d'après des estampes de divers maîtres italiens. Bartsch (P. Gr. T. XV. p. 305) indique la première sur une copie d'après Enée Vîco représentant une vieille femme débout filant au fuseau d'après le Parmesan. La seconde marque se voit sur la copie d'une estampe de George Mantuan représentant Vénus blessée par les épines d'un rosier d'après Lucas Penni. On explique bien les marques ci-mentionnées par Daniel MIGNOT, par Daniel MEYER et par David WIDEMAN, mais nous n'avons trouvé aucun fondement dans toutes ces interprétations, et nous croyons que ces marques appartiennent plutôt au maître du monogramme No. 16GÎ.

1Ô39' FRATTA, Dominique Marie ^ célèbre dessinateur à la né à Bologne vers 1696 , mort en 1763. On trouve son sur dessins historiques et sur des estampes gravées d'après J. Benedetti, J, Cantersani, A. Boîsoni^ J, Cantarelli^ et autres.

1Ô40- VOS, Martin de, habile peintre d'Iiistoire, né à Anvers en 1554, où il est mort en 1604. Suivant le cabinet de Le Brun la marque ci-mentionnée doit se trouver sur des tableaux de ce peintre, mais nous n'avons jamais pu la trouver^ en admettant que Martin de Vos a maïqué ses ouvrages de cette manière, il faut prendre le trait qui forme l'M pour un V. On a un grand nombre d'estampes d'après les compositions de ce maître dont quelques-unes portent la marque indiquée au No. 1660.

1541. MIGNOT, Daniel, dessinateur graveur et probablement orfèvre vers 1593. On trouve sa marque ou son nom sur des estampes en 8"° et en 12""" représentant des ornemens d'orfèvrerie, dont une porte cette inscription: In timoré ac charitate Dei Daniel Mignot fecit hoc Jîugustae Pïndelicorum 1595. Nous n'avons pas trouvé de renseignemens sur cet artiste, mais il se servait aussi de cette marque sans la lettre F. Voyez les monogrammes indiqués au No. 1646.

1Ô42* Cette marque appartient à un graveur en bois, dont on ne connaît pas le nom, il a gravé à Danzig vers 1601, d'après Antoine Moller des costumes de femmes de la dite ville, suite de vingt pièces en petit 4'", dont nous avons déjà indiqué le titre au No. 592.

Iô43« FURNIUS, Pierre Jalhea^ graveur au burin né à Flandre vers l'an 1540. 11 florissait à Anvers en 1570 et y grava un grand nombre d'estampes d'après Martin Hemsherken, J. Stradanus, M. de Vos, Pierre Breughel, M. Coxis et autres. Strutt (T. I. p. 515) et Malpé (T. I. p. 268) indiquent quelques estampes de ce maître qui portent ou les marques ci-mentionnées ou celle indiquée au No. 2056 et encore les lettres initiales PF rapportées dans la seconde partie.

Iô44- RTSWYCK, Dirh (Tiiéodore) van, artiste célèbre au milieu du dixseptième siècle. On a de lui des ouvrages marquetés de nacre de perles et d'ivoire , dont il sut composer des fleurs, des insects etc. d'une beauté admirable. (Quelques -uns de ses ouvrages portent la marque ci-mentionnée.

Iô45- DROOGSLOOT, Josse Cornelisz, peintre de paysages, de vues d'Hollande, de fêtes et Rcrmesses de village etc. dont quelques-unes portent la marque ci-mentionnée. Cet artiste se servait aussi des monogrammes indiqués aux Nos. 1184 et 1556 , et dont le dernier semble également être composé des lettres FDS.

Iô46' Cette marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, se trouve sur des jolies dessins à l'aquarelle, représentant des paysages avec figures, qui semblent être dessinés d'après nature dans les environs de Clèves sur les froiitières de la Hollande. L'artiste était certainement d'origine hollandaise, et il peut avoir travaillé vers le milieu du dixhuitième siècle.

1547' TIBALDI, Dominique, de la famille Pellegrini nacixnt à Bologne en 1541 et mourut en 1583. Il fut disciple de Pellegrin Tibaldi son père et devint peintre , architecte et graveur. On voit la première des marques ci-mentionnées sur une estampe qui représente St. François recevant les stigmates à' après Jérôme Mucien. La seconde marque se trouve sur une Ste. Madelaine d'après Titien, sur le ^portrait du Pape Grégoire XIII. d'après Passerotti et sur le repos en Egypte d'après sa propre composition? Suivant Bartsch (P. Gr. T. XVIII. p. 10), qui décrit encore neuf estampes de Tibaldi, on a de ce repos en Egypte vine première épreuve sans la marque , mais cet auteur n'a pas remarqué

BP

DFT — DG

que répreiive avec la marque porte au bas h droite le nom : Augus. Car. (Carrache); nous ne pouvons donc pas partager l'opinion de Bartsch que Tépreuve avec la marque soit retouchée^ nous croyons plutôt qu Augustin Carrache y a fait certaines touches fières et hardies^ qui sont tout à fait dans sa manière, ce qui a d'autant plus de vraisemblance qu'il a ajouté son nom à la planche.

T-^ ItÏ 1^48. TENIERS, David le père, et David TENÏERS le fils, peintres,

I JJy JT. nés à Anvers l'un en 1582, l'autre en 1610j le premier est mort à Anvers en 1619 et le second à Bruxelles en 1690. Teniers le vieux s'est formé sous P. P. Rubens et sous Adam Eîsheimer; le jeune était élève de son père et à* Adrien Brouwer, On trouve les marques cimentionnées sur les tableaux et sur les estampes d'après les tableaux de ces peintres représentant des sujets de paysans, des fêtes de village etc. Les deux Teniers ont peint les mêmes sujets et dans la même manière, ils ont gravé à l'eau forte, et leurs ouvrages sont marqués avec les mêmes marques de façon qu'on ne saurait distinguer, s'ils sont du père ou du fils , aussi ne sommes nous pas encore parvenus à connaître ce qui est de l'un et de l'autre. Ils se servaient encore des marques indiquées aux Nos. 1675 et 1697 ainsi que des initiales DT et DT. F indiquées dans la seconde partie. La première des marques ci mentionnées qui diffère un peu des autres se trôuve sur une eau forte très spirituelle et il est à croire qu'elle est plutôt de la main d'un des Teniers que toutes les autres pièces qu*on leur attribue ordinairement. Elle représente un paysan allant vers la droite ayant la tête tournée vers la gauche, de façon qu'on la voit cn face. 11 a la main droite dans sa poche et tient de l'autre une longue baguette sur son épaule droite. La marque est au bas à droite. Haut, de la planche 3 p. 6 lign. Larg. 2 p. 1 lign.

/ /? IOj^O 1^49 DAEGE, Edouard, peintre d'histoire et dessinateur de Berlin, ^^jtJo* dont nous avons déjà rapporté une autre marque au No. 1522. Il a

marqué de monogramme ci -mentionné quelques jolies dessins historiques à la mine de plomb et à l'encre de Chine exposés à Berlin en 1830. Voyez le catalogue de cette exposition page 9 No. 94. Parmi ces dessins il y en eu de très distingués, surtout ceux qui représentent les sept oeuvres de miséricorde.

1549 h. DITTENBERGER, Jean Gustave, peintre d'histoire né à Neuenweg dans le erandduché de Bade en 1799- Il apprit les élémens de son art à Ileideîberg chez Rottman et houjc et se perfectionna plutard dans l'académie de beaux arts à Munich. Dans les expositions de Munich et de Carlsruhe, on a vu de ses tableaux et fie ses dessins dont quelques-uns portent les marques ci mentionnées. A ce que nous savons cet artiste travaille actuellement dans l'attelier de Mr. Gros à Paris et à l'intention d'aller à Rome. En 1825 il a gravé à l'eau forte plusieurs sujets en contours pour les poèmes de Schiller publiés par Cotta, dont quelques-uns portent la troisième marque ci-mentionnée.

lôôO* DIETRICH, Chrétien Guillaume Ernest, peintre et graveur à l'eau forte, dont nous avons déjà parlé plus amplement au No. 1168, parcequ'on peut aussi trouver dans cette marque les lettres CD.

( 'pv 155 !• DOW, Gérard, peintre de genre très célèbre; nous en avons

^^^^ parlé plus amplement et indiqué les mêmes marques au No. 1169, IdOo parcequ'on peut y trouver aussi les lettres CD.

1ÔÔ2' DIETRICH, Jean George, peintre né à Weissensee qui suivant Heinehe (Dict. des Art. T. IV. p. 673) fut disciple de Seyfart Lammers et qui s'était établi à Dresde, où il est mort en 1752 âgé de 68 ans. Il n'est pas sorti du médiocre, et son nom n'est cité qu'à cause de son fils Chrétien Guillaume Ernest Dietrich. On trouve la marque de Jean George sur une eau forte attribuée à cet artiste qui représente Bacchus vu à mi-corps et couronné de pampres, copie d'une estampe de Henri Schonfeldt. La marque est en haut à droite. Pièce in 12""°

Ç/^,Ç^ <^qM/ 15Ô3- DILLÎS, George de, peintre de paysages très distingué, né à

0 Giebing en Bavière en 1760; il se forma à Munich sous Jacques

Dorner directeur de la galerie royale et s'acquit par son talent et par ses connaissances distinguées la confiance du roi qui le nomma chevalier de l'ordre du mérite et directeur de la galerie royale de Munich ainsi que de toutes les collections royales dans le royaume. On a de cet artiste plusieurs eaux fortes très spirituellement traitées, dont quelques-unes portent les marques ci-nientionnées. Il est à regretter que les devoirs de sa place l'occupent tellement qu'il n'a plus le tems de peindre. Il a aussi peint des portraits et aes paysages

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DGH — DGI

dont quelques-uns sont marqués avec les initiales G. V. D indiquées dans la seconde partie.

1ÔÔ4- HEUMANN, George Daniel, graveur de Nuremberg, né en 1691 et mort en 1759. Il a travaillé d'après Desmarées, Kenkel, C. Muller, Belau et autres maîtres. Quelques-unes de ses estampes portent ou la marque ci-mentionnée ou les initiales GD H dont il est parlé dans ia seconde partie.

1Ô5Ô. HONDEKOETER, Gilles de, peintre de paysages et d'oiseaux né à Utrecht en 1585- Il peignait tout à fait dans la manière de Roeland Savary ; nous avons trouvé la première marque sur des tableaux de paysages avec des animaux de différentes espèces.

J. C. Stellwag (Monogrammenlexiton seconde partie No. 800) lui attribue aussi la seconde marque ci-mentionnée que nous n'avons pas encore eu*occasion de voir.

1556- HEUSCH, Guillaume de, excellent peintre de paysages et d'animaux duquel nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué la seconde marque ci-mentionnée au No. 1178. On trouve aussi la première sur les tableaux de ce peintre.

1ÔÔ7' C)n trouve cette marque sur des tableaux d'histoire dont le maître n'est pas connu; au moins nous n'avons pas pu le découvrir. Il semble avoir fleuri en Allemagne vers le milieu du dixseptième siècle. ^

lôô8« Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 421) indique cette marque parmi les anonymes et comme se trouvant sur des estampes en bois d'après Tobie Stimmer. Nous avons aussi trouvé la même marque savoir la seconde et la troisième sur des estampes en cuivre dont une est accompagnée des mots ourmont esccudit — Papillon (T. I. p. 136) parle de Jean de GOURMONT qui a gravé en bois et il serait possible qu'il fut l'auteur des pièces en bois mentionnées par Bartsch et de celles en cuivre qui portent cette marque ou le nom J. D. Gourmont. La marque seule se trouve 1) sur une Vénus accompagnée de l'Amour. Dans

- la marge on lit: Vénus et Cupido ainsi que la marque et le mot Jecit. Haut. 6 p. 7 lign. Larg. 3 p. 10 lign. 2) Deux paysans qui se reposent,

. i'un à gauche débout avec une fourche, l'autre à droite assis avec un râteau. La marque est au bas à droite sur une tablette et dans la marge on lit: Post Laborem Quies. Haut. 2 p. 11 lign. Larg. 2 p. 1 lign. La marque accompagnée des mots ourmont Excudit se trouve sur une pièce qui représente Adam et Eve assis au pied d'un arbre et mangeant du fruit défendu; au fond un paysage. Le nom est au bas à gauche. Haut. 7 p. 1 lign. Larg. 4 p. 4 lign.

15 59' GHEYN, Guillaume de, graveur et fils de Jacques de Gheyn, le vieux né à Anvers en 1610. Il a gravé un bon nombre d'estampes pour les fonds de L,e Blon et autres, dont plusieurs portent les marques ci-mentionnées ou les lettres initiales GD G ou G de G. dont il sera parlé dans la seconde partie. Les catalogues qu'on trouve des estampes de ce graveur sont très incomplets; Bryan (T. I. p. 342) attribue faussement sa marque à Guillaume Jacques de Delfft.

1Ô60. GHEYN, Jacques de, le vieux, peintre et graveur, naquit à Anvers en 1565 et mourut en 1615. Il fut élève de Henri Goltzius, dont il prit aussi la que ceux de

Mander et autres maîtres de cette école. ' Huber (Handbuch etc. T. V. p. 207) le catalogue de Winkler (T. III. p. 370) et Malpé (T. I. p. 275) font mention de différens ouvrages de cet artiste.

1Ô61' GHEYN, Jacques de, le jeune, graveur qu'on croit fils ou neveu du précédent; il florissait vers 1616, où il publia un ouvrage sous le titre: Septem Sapientiae Graeciae, manu debneatae aereque expressae a Jacobo Gheynis juniore. Les pièces qui ornent cette ouvrage sont gravées à l'eau forte d'une pointe large, mais un peu sèche , et elles n'ont rien de commun avec les estampes de Jacques de Gheyn le vieux. Elles portent les deux premières marques ci-mentionnées; la troisième se trouve sur un Triton à demi-figure qui sonne dans une coquille; la quatrième marque se voit sur une pièce qui représente une femme vidant une corne d'abondance aux pieds d'Hercule qui est débout à gauche appuyé sur sa massue. Huber (Handbuch etc. T. V. p. 210) et le catalogue de ffinkler (T. III. p. 374) parlent encore de quelques autres estampe» de ce maître, mais ils n'indiquent pas sa marque.

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manière, mais ses ouvrages ne sont pas aussi fermes, son maître ; il a beaucoup gravé d'après Charles van

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T "n Q lô62- DIERY ou THIRY, Léonard (Léo Daven). Nous avons déjà parlé plus amplement de sa marque au No. 1185, et nous la rapportons encore une fois ici parcequ'elle est composée des lettres LDGL.

/ ^ ^ 0 1563- LINDMEYER, Daniel, peintre de Scliafhouse en Suisse florissant entre les années 1560 et 1600 et qui, d'après sa manière de des- Tff'''^^^^^Q^ siner, semble avoir été de l'école de Tobie Stimmer. Nous avons trouvé cette marque sur des dessins historiques et allégoriques faits à la plume et lavés en couleur rouge ou à l'encre de la Chine, mais nous n'avons pas pu découvrir la signification de la lettre G ou C dans son chiffre , à moins qu'elle ne doive représenter un S. et signifier Schajhouse. Le même maître se servait encore des marques indiquées au No. 1655.

1Ô64' Il y ^ toute apparence que cette marque signifie Georgette de MONTENAY, comme C/ins^ (p. 163 T. F. p. 89) Tindique , car nous l'avons trouvée depuis sur son propre portrait qui est à la tête de ses emblèmes^ elle est représentée à mi-corps, tournée vers la gauche et vue de trois quarts, tenant une plume de la main gauche, tandisque l'autre est appuyée sur une table, sur laquelle on voit deux livres, une guitarre et un écritoire. Enhaut dans un cartouche on lit: Georgette de Montenaj et au bas dans un autre est écrit: D'affection, Zèle et Intelligence etc. La marque est au bas à droite du cartouche. Haut. 5 p. 8 lign. Larg. 5 p. 9 lign. Cette pièce est gravée à l'eau forte par le même maître anonyme qui a gravé les emblèmes et qui se désignait par le monogramme indiqué au No. 528.

o6ô' GREBBER, Pierre de, peintre d'histoire et de portraits, ainsi que graveur à l'eau forte dans la manière de Rembrandt. Suivant Descamps (T. IL p. 42) il naquit à Harlem vers 1600. Nous avons trouvé les deux premières marques sur ses tableaux 5 les autres se voient sur ses eaux fortes ; entr autres sur une pièce qui représente Susanne au bain surprise par les deux vieillards. La marque est au bas à gauche et à droite est l'année 1655. Dans la marge on lit: CONSTANS. Pièce in folio en hauteur. La quatrième marque se trouve sur une sainte Vierge avec l'enfant Jésus à mi -corps. Le monogramme se voit au milieu en bas sur un linge sur lequel est couché le petit Jésus; à gauche dans l'ombre est l'année 1651. Pièce in folio en hauteur. On trouve aussi les mêmes marques sur des estampes d'après Pierre de Grebber , gravées par C. Coninck, C. Bloemaert , A. Riedel et autres.

1566 «• RÔTENBECK, George Daniel, habile peintre, dessinateur et modelleur de Nuremberg né en 1645 et mort suivant Doppelmair (page 258) en 1705- Nous n'avons pas encore eu occasion de voir de ses ouvrages, mais il les doit avoir marqués du chiffre ci -mentionné. Voyez : Sammlung berûhmter Medailleiirs und Mûnzmeister nebst ihren Zeichen, JSûrnberg 1778 (page 104 No- 272).

IÔ66 Suivant Louis de Winckelmann (Neiies Malcrlexikon etc.

page 267) cette marque se trouve sur des tableaux représentant des sujets inanimés tels que fruits, verres de vin, pipes à tabac, écorses de citrons etc. Nous n'avons pas encore eu occasion de voir une marque pareille sur des tableaux de ce genre et nous n'avons pas non plus trouvé un artiste auquel on puisse attribuer ce chiffre au moins aucun de ceux qui peignaient dis sujets inanimés.

fY / -ûài DUGOURE, J. D. , graveur qui doit être né à V^ersailles.

ti/7tV C^^j Nous avons trouvé de lui des estampes représentant des arabesques

qui appartiennent à une suite de six pièces sous le titre: Arabesques inventés et gravés par J. D. Dugoure 1782 in S'"- Nous ne connaissons point de particularités rélatives à la vie de cet artiste , mais il doit avoir aussi gravé d'après d'autres maîtres.

^^^^^ Ajiyt t^lS" Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, se trouve

sur des petits portraits peints à l'huile. Nous en avons aussi parlé au No. 1189«, parcequ'elle peut également être composée des lettres CD. W.

ÎXT 1Ô69' Ces marques, dont on ne connaît pas la signification, appar-

tiennent à un dessinateur ou graveur en bois qui florissait en Allemagne en 1559. Bartsch (P. Gr. T, IX. p. 452) indique de lui une pièce qui représente un seigneur allemand , son épouse et ses cnfans au pied d'un crucifix. La marc£uc et l'année 1559 sont au bas de la croix. Nous avons encore trouvé du même maître 1) le portrait de l'empereur Ferdinand IIL représenté à mi - corps dans un médaillon. La marque est vers le milieu sur un pilier. Haut, de la planche 6 p.

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