DH — DH
2 lign. Larg. 5 p. 10 lign. 2) Un héraut d'armes représenté débout et vu de face. La marque est au bas à droite près d'un écusson d'armes. Haut. 8 p. 10 lign. Larg. 5 p. 2 lign. Suivant Moehsen (Verzeicimifs einer Sammlung von Bildnissen grofstentlieils beriilimter Aerzte etc. p. 178) une marque pareille se trouve encore sur le portrait du duc Auguste de Brunswic comme recteur de l'université de Tubingue, gravé en bois par Jacques Lederlîn^ qui a aussi donné tous les professeurs de cette université.
Iô70' HOEY, Jean de^ peintre et graveur né à Leyde en 1545, mort à Paris en 1615. Christ (p. 164 T. F. p. 90) lui attribue la première de ces marques. Malpé (ï. IL planche II. No. 81) la seconde, et selon ce dernier on doit la trouver sur quelques portraits et sur des paysages / (9 / 3 ornés de figures. Nous ignorons quel fondement il y dans ces attribu- ' tions, n'ayant jamais vu d'ouvrages ainsi marqués qu'on puisse attribuer avec certitude à Jean de Hoej. Au reste l'histoire de cet artiste, ainsi que celles de ]\icoIas et de Guillaume de Hoey ^ sont si embrouillées que ndus n'avons pas encore pu les éclaircir. Cependant nous avons vu deux estamjjes attribuées à Jean de Hoey qui portent la seconde et la troisième marque ci-mentionnées , mais elles sont si différentes l'une de l'autre qu'elles ne semblent pas être gravées par le même artiste; comme nous n'avons pas vu d'autres estampes de Jean de Hoey ^ il nous est impossible de décider laquelle de deux estampes pourrait lui être attribuée avec certitude, si toute fois même l'une des deux lui appartient. La première de ces estampes représente un paysage où l'on voit à gauche une maison délabrée, placée sur un rocher qui est au bord d'une rivière, sur laquelle on remarque une barque près d'un saule. Sur la rive opposée sont quelques ruines, et la marque c'est à dire la seconde ci - mentionnée est en bas au pied du rocher , dans l'ombre. Cette pièce est gravée à l'eau forte d'une pointe rude et négligée. Larg. 6 p. 3 lign. Haut. 3 p. 8 lign. La seconde pièce représente une sainte Vierge avec l'enfant Jésus assise sur des nues au dessus d'un croissant^ elle tient de la main droite un sceptre et de l'autre le petit Jésus tenant le globe du monde j sa tête est entourée des rayons et de deux chérubins. La marque c'est à dire la troisième ci-mentionnée est au bas à gauche. Haut. 6 p. 3 lign. Larg. 4 p. 3 lign.
ÏÔ71' IIALS, Dirk (Théodore), le frère de François^ peintre de genre T^T
et élève à' Abraham Diepenheck^ naquit à Malines en 1558 et mourut |"~/| T^ï ^ -rt^r en 1656. Nous avons trouvé la première des marques ci-mentionnées ^ ,
sur les tableaux de ce maître représentant des sujets de conversation / O ZC) la seconde et la troisième marque se voient sur des estampes d'après / D. Hais gravées par Saloman Savary et Hittenstein représentant des costumes de différentes nations. Le catalogue de Winkler (T. III. p. 434) indique quelques autres estampes gravées d'après les compositions de ce maître.
lô'72' Ces marques appartiennent à un graveur en bols qui n'est pas \ f \ p-v\
connu; on a de lui différentes pièces représentant des instrumens de 1 ' ^ 1 ) 177/^/371 nil
guerre qu'on trouve ordinairement dans un livre intitulé: Kriegs- 1 I ] I / Jf/^k /r\\-l^7f
/ Beschreibung oder Kriegs-Regierung nach aller deutscher Ordnung etc. / y /.J-^"^ y 11 ' JJ' Von Reinhard der Aller Graue zu Solms und Herr zu Minzenberg 1559 in folio. Les maîtres aux monogrammes No. 855 et No. 2632 ont aussi
travaillé pour cet ouvrage. Au reste, il est à remarquer que les T t-JTV estampes en bois du maître aux monogrammes ci -mentionnés n'ont r^^AJ) / J Z S" X 1— ^ , rien de commun avec les ouvrages du graveur en bois qui se servait des chiffres rapportés au No. 1569 et qui est aussi cité par Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 452). Il en est de même pour l'autre maître , qui se marquait d'un chiffre pareil et d'après lequel Jacques Lederlin a , gravé en bois le portrait du duc Auguste de Brunswic»
ÏÔ73* DAVID, Jérôme, graveur dont nous avons déjà indiqué des marques aux Nos. 1225 « et 1534. On trouve aussi celles ci-mentionnées sur ses estampes. Il se servait encore des monogrammes rapportés au No. 1579. Apin (Anleitung Bildnisse zu sammlen etc.) attribue la première de ces marques encore à Herman DUNING ou DÔENING dont nous n'avons point vu des ouvrages et sur lequel non n'avons pas trouvé de renseignemens. Selon Bryan (T. îï. planche II.) une marque semblable doit signifier Jérôme DAVIDLOO qui n'est pas connu dans l'histoire de l'art, et c'est selon toute apparence Jérôme David, dont il est parlé ci-dessus; il est possible que Bryan ait voulu parler de L.eo Daven (Léonardo Thiry), car Huber (Handbuch etc. T. III. p. 142) attribue faussement à ce maître une marque semblable que Ton doit trouver sur une de ses estampes, qui est marquée avec
200 DH — DHK
les lettres LD, ainsi que Bartsch (P. Gr. T. XVI. p. 510 No. 2) la décrit.
/ H) 1574. DUNKER, Philippe Henri, peintre à Taquarelle et fils du graveur Baltasar Dunker. Il a fait quelques essais à l'eau forte dont un porte la première marque ci-mentionnée, c'est un jjaysage d'après DemarnCy où l'on voit à gauche un moulin et à droite un auberge entre lesquels se trouve la grande route qui va du fonde au premier plan dans le milieu de la planche, et qui est animée par des hommes et des animaux. Cette eau forte est proprement une copie d'après une estampe que F. Geysler a fait d'après Demarne. Nous ignorons les particularités de la vie de P. H. Dunker ^ il se servait encore de la lettre D seule qui est indiquée dans la seconde partie.
La seconde marque appartient à un graveur en bois anonyme du seizième siècle, qui a fait et marqué ainsi des portraits des princes de la maison de Brunswic. Pièces in 8^° marquées au bas à gauche.
' fel 1Ô75- DOLLINGER, Hans (Jean), sculpteur en pierres florissant en Allemagne vers 152?. Primisser (Die liaiserlich -konigliche Ambraser- SammluHg p. 180) présume que la marque ci-mentionnée pourrait appartenir à cet artiste, elle se trouve sur des sculptures en pierres dans cette collection.
cf-J 1676. Selon Heller (Das Leb en und die Werke Albrecht Diirers T. IL p. 467) cette marque, dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur une copie en contre -partie d'une estampe de Durer No. 78, connue sous le titre: La petite Fortune. Il paraît que cette marque n'est pas exacte et qu'il est question ici du premier monogramme mentionné au No. 241.
IJ^) /é^oTf 1Ô77' Nous avons trouvé cette marque sur des dessins de fleurs qui sont attribués à Jean DÛNTZ, mais ils ne peuvent être de ce maître, car selon Fiissii (Allgem. Kiinstlerlexikon) cet artiste est né à Berne en 1645 , et il est mort dans sa patrie en 1756, il ne peut donc pas avoir fait des dessins datés de l'année 1602.
» 1578« HERZ, Jean Daniel^ peintre d'histoire, de paysages et graveur ,Mo ûcC à Augsbourg, né en 1695 et mort dans la même ville comme directeur^ de l'académie, en 1754. Cet artiste était très laborieux et ils est presque incroyable qu'un seul homme ait pu exécuter tant de morceaux, et surtout quand on considère leur grandeur. Nous avons trouvé la première marque ci-mentionnée sur ses dessins au crayon rouge et la seconde sur des estampes diaprés lui par Hertel représentant différentes grandes têtes. Il marquait aussi quelques-uns de ses ouvrages avec les initiales J. D. II. qu'on trouve indiquées dans la seconde partie. Huher (Handbuch etc. ï. IL p. 56) et le catalogue de Winkler (T. I. p. 559) indiquent plusieurs ouvrages de ce maître, i^t-yC mais leurs catalogues sont très incomplets.
^jF/J JçjiiAs 1^79* DAVID, Jérôme, graveur dont nous avons déjà parlé plus ^ amplement et indiqué des marques aux Nos. 1225 fl, 1554 et 1575.
/"V 7*^ / /9 première des ces marques se trouve sur une estampe rare d'après
v/ Jcif£f^ André del Sarto représentant la sainte Vierge avec l'enfant Jésus, assise // ^ terre, accompagnée du petit saint Jean et de deux anges. La marque
v/t ^ 0 hL^, est au bas à droite où est encore écrit; And. del Sarto pinjc. Haut.
14 p. 8 lign. Larg. 11 p. 10 lign. La seconde marque se trouve sur une grande tête barbue d'après Louis Carrache.
CÊ^ 1080- Cette marque, dont nous n'avons j)as pu découvrir la signification, se trouve sur une estampe presqu en contours qui représente la sainte Vierge et Ste. Madelaine pleurant près du corps de Jésus Christ. Pièce in 4'°- Cette estampe ne peut pas être de Jean Daniel Hertz quoique la marque ait quelque ressemblance avec celle de cet artiste.
r jr\T 1581. HEEM, Jean David de, peintre célèbre dans son genre, naquit , / / Jê à Ltrecht en 1600 et mourut à Anvers en 1674. On trouve sa marque * * sur des tableaux de fleurs et de sujets inanimés, peints d'une touche
large et légère. Ses ouvrages furent si recherchés et poussés à si haut prix dans son tems , qu'il n'y eût bientôt plus que les princes qui pussent y prétendre. Descamps (T. IL p. 57) rapporte des particularités relatives à la vie de ce maître , et cite plusieurs de se& ouvrages.
1Ô82- Celte marque qui peut contenir les lettres DHKLY, est indiquée par Bartsch (P. Gr. ï. IX. p. 579) parmi les anonymes. Elle doit se trouver sur une estampe en bois qui représente le portrait de Jacques
Cajus
DHL — DHR
Cajus, peintre fie Wurzbourg à mi-corps, vu de trois quarts (!ans un ovale entouré en haut fie deux figures allégoriques. La marque est au bas à droite. Haut. 8 p- 5 lign. Larg. 6 p. 7 lign.
1083- Heineke (Dict. des Art. T. IV. p. 551) attribue cette marque à Xeo^DAVEN (Léonardo Thiry) et on doit la trouver sur une estampe d'après Primatice représentant le sauveur délivrant les ancêtres des limbes. Nous connaissons cette pièce, mais les épreuves que nous en avons recontrées étaient toujours marqués des initiales LU comme il est indiqué par Bartsch (P. Gr. T. XVI. p. 310 No. 2).
1584' Suivant le catalogue d'estampes de feu l'assesseur Hartlauh de Ratisbonne, cette marque doit se trouver sur des anciennes estampes, mais nous n'avons pas eu l'occasion de les voir. 11 est peut être question ici de la marque indiquée au No. 157G, et l'une de deux aura été mal copiée.
1585' ''Cette marque, qui semble être composée des lettres DHM, appartient à un graveur allemand du dixseptième, dont nous n'avons pas pu découvrir le nom. On trouve de lui ainsi marqué difFérens ornemens d'orfèvrerie qui entourent des petits sujets de la bible. Pièces de difFérentes grandeurs dont quelques-uns portent encore le chiffre indiqué au No. 1226.
Iô86' Suivant le catalogue de la collection d'estampes de feu l'assesseur Hartlaub de Ratisbonne, cette marque do't se trouver sur des estampes en cuivre, mais nous n'avons pas eu occasion de les voir.
1Ô87- Cette marque est indiquée dans le catalogue d'estampes de feu l'assesseur Hartlaub de Ratisbonne, comme se trouvant sur des estampes. Nous n'avons pas eu occasion de les voir.
1688- DEUTSCFI, Hans (Jean) Rodolphe Emanuel, peintre de Berne dont nous avons déjà parlé et indiqué ces marques au No. 50 parcequ'on pourrait y trouver les lettres A ADR. On voit les marques de ce maître sur des gravures en bois qui se trouvent ordinairement dans la Cosmographie de Sebastien Munster, imprimée en Allemand et en Latin, à Râle, en 1550 , chez Henri Pétri in folio. Ces estampes en bois représentent pour la plujjart des vues de villes, dont quelquesunes portent encore les chiffres des graveurs rapportés aux Nos. 1465 et 2284. On voit aussi le chiffre de J. H. E Deutsch sur la vue de la ville de Salins en Bourgogne, sur la vue de la prévoté d'Elwangen et sur la vue de la ville d'Ulm qui se trouvent dans une édition allemande de la même cosmographie, imprimée à Bàle en 1628 in folio. Le même artiste se servait aussi de la marque indiquée au No. 1658.
1Ô89- marque ci - mentionnée appartient à un peintre flamand du dixseptième siècle, dont nous avons trouvé ainsi marqués, des tableaux copiés d'après Théodore Bernard. L'histoire de l'art ne parle d'aucun peintre auquel on puisse attribuer ce monogramme, au moins pas d'un seul qui ait travaillé dans une manière large mais maniérée j au
' reste il est à présumer que la lettre P jointe à l'H signifie pinooit, que le nom de famille de cet artiste commence par l'H, et que le D désigne peut-être le nom de baptême Dirk (Théodore).
1590* HOOGHE, Romain de j peintre et graveur hollandais, né à la ^ Haye vers l'an 1640. Il a beaucoup travaillé pour les libraires de son tems avec un génie facile et heureux, d'une pointe légère mais d'un dessin incorrect et maniéré. Huber (Ilandbuch etc. T. VI. p. 212) et Malpé (T. I. p. 324) indiquent plusieurs estampes de cet artiste, mais leurs catalogues sont très incomplets. Les marques ci - mentionnées se trouvent sur ses estampes et il est possible qu'il ait marqué ses tableaux et ses dessins de la même manière, dont nous n'avons pas pu nous assurer.
1691 Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, et qui nous paraît être composée d'un d, d'un H et d'un R, appartient à un peintre qui peut avoir travaillé en Allemagne vers la fin du dixseptième siècle. On trouve de lui des tableaux représentant des sujets grotesqvies, composés de divers animaux, insectes, oiseaux et ustensils, que ce peintre a fait assez hardiment j ses ouvrages sont faits avec beaucouf» de pratique, mais ils font croire qu'il a été peintre de les objets qu'il a représentés , sont rudes et
DP
décorations. Au reste souvent sans goût.
Brvlliotj Dict. des Monogr. I,
DHS — DI
1591 ^' Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur une estampe en bois représentant la vue de la ville de Worms en deux feuilles, qu'on trouve ordinairement dans la Cosmographie de Sebastien Munster^ imprimée en Allemand à Bàle en 1550 chez Henri Pétri, In folio. Bartsch en parle P. Gr. T. IX. p. 395.
KD / jSÙOÂlt'de/ PB* 1592- Ces marques appartiennent à un excellent graveur qui n'est
pas connu, et qui a copié les douze Apôtres d'après Hans Sebald Beham. Il en est fait mention par Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 545). Nous avons encore trouvé du même maître une suite de 60 pièces représentant des sujets de la bible d'après un maître anonyme qui se désignait par les lettres PB.. Larg. 2 p. 5 lign. Haut. 1 p. 5 lign.
/ TBD'T'^' 1593- Ces marques, entièrement comme les précédentes, nous paraissent cependant d'un autre graveur anonyme qui peut avoir travaillé èn Hollande; il était moins habile que celui qui fit les copies d'après H. S. Beham. Nous avons trouvé de lui quatre pièces en petit folio qui représentent : 1) Un homme à mi - corps qui tate une poule. Au bas on lit: En vuilt Mjn Hinniken — Sproii gerachen et la marque accompagnée de la lettre F. 2) Une femme en chapeau de paille à mi-corps. Au bas: Noch vintmen — Eyern tasten. Marquée comme la première pièce. 3) Une jeune fille ayant une fleur en main. Au bas: Sae mjn hlommehen — en is te doen. La marque est sans la lettre F. 4) Un jeune homme ayant une épée sous le bras. Au bas: V. Blommeken — vor wuytruken, La marque sans la lettre F est au bas à gauche.
1594* HEYDE, Jean van der, excellent peintre, né, suivant Houhraken (T. 111. p. 80) à Gorcum en 1637 et mort à Amsterdam en 1712. Les ouvrages de cet artiste consistent pour la plupart en vues de rues, de villes, de châteaux anciens et modernes, d'églises etc. qui se distinguent par une touche fine, quoique ferme, facile et pâteuse en même tems. Nous avons eu occasion d'admirer plusieurs tableaux de ce maître, mais ce n'est qu'en Hollande qu'on peut apprendre à estimer - son mérite. Il se servait aussi d'une marque composée des lettres VH indiquée au No. 2530. On lui attribue aussi les estampes qui orm-nt un traité sur les pompes à feu publié à Amsterdam en 1690- Volume in folio qui contient 19 planches avec des représentations des différentes manières de se servir des pompes à feu, ainsi que plusieurs incendies d'Amster.lam. Nôus n'avons pas pu nous convaincre que ces estampes soient de la main de Jean van der Heyde , car quelques - unes sont gravées au burin et mêmes les eaux qui s'y trouvent indiquent un artiste qui doit avoir pratiqué beaucoup cet art, ce qu'on ne sait pas de ce maître. Il est cependant indubitable que les estampes qui ornent cet ouvrage, ont été faites d'après des dessins très finis de Jean van der Heyde^ en ce que les objets, représentant très exactement les rues et les maisons d'Amsterdam, sont traités surtout Nos. 13, 14, 16 et 17, avec cette nettelé qu'on admire dans les tableaux de ce peintre.
fcD IfeD 1Ô95- HAGEDORN, Chrétien Louis de, dessinateur et graveur à l'eau
-'•^^^ / * ^ forte né à Hambourg en 1717 et mort à Dresde en 1780 comme
directeur de l'académie des beaux arts. II a gravé pour son amusement avec une pointe légère plusieurs paysages et d< s petites têtes de caractère qui portent ou une fies marques ci - mentionnées ou son nom on toutes lettres. Hnher (Handbuch etc. T. 1. p. 525) et Malpé (T. I. p. 304) indiquent différentes pièces de cet artiste.
^^Jo*!"*^^ /Ç ^ t» 1596- Cette marque, dont on ne connaît pns la signification, se trouve
sur une estampe en bois, dont nous avons déjà donné une description au No. 219.
1Ô97' Nous avons trouvé cette marque sur un? estampe en bois, qui paraît avoir été faite par un artiste italien florissant vers la fin du seizième siècle; mais nous n'avons pas pu découvr r son nom. Cette estampe en bois représente un Ecce Homo entouré de soidrtts, dont un est vêtu à l'Orientale. Figures à mi -corps. Au bas on lit: Adjuro vos filiae Jérusalem etc.
1Ô98- DAULLE, Jean, dessinateur et graveur distingué, né à Abbeville et mort à Paris en 1765. H a gravé d'après divers maîtres italiens, français et hollandais; la marque ri - mentionnée se trouve sur des estampes qu'il a gravées d'après Joseph Vernet. li se servait aussi des initiales J. D. , dont il sera parlé dans la seconde partie. Huber (Handbuch etc. T. VIII. p. 118) fait mention de quelques ouvrages de ce graveur, mais son catalogue est très incomplet.
Dl ~ DI
1Ô99- DORNER, Jacques de, bon peintre tle paysage, né à Munich en 1775, actuellement inspecteur de la galerie royale de cette ville. On trouve sa marque sur ses tableaux et sur des dessins lithogra- — phiques, représentant des paysages montagneux animés par des figures, \/o/ des moulins à eau et des animaux. Ce peintre se sert aussi du monogramme indiqué au No. 1616.
1600' Brjan (T. I. p. 373) attribue la première de ces marques à Jean DUVET, ancien graveur français qui se désignait ordinairement par les lettres ID sur une tablette dont il est parlé dans la seconde partie. Nous n'avons jamais pu trouver cette marque sur les estampes de Duvet et Bartsch n'en parle pas non plus. La seconde marque est rapportée dans le catalogue d'estampes de feu Mr. Hohwiesner de Francfort (T. I. p. 73), comme se trouvant sur une copie anonyme d'une estampe de Durer^ représentant la sainte Vierge assise au pied fl'une muraille No. 10 de son oeuvre.
1601' Il est à croire que cette marque signifie Josse DENECKER ou ,T) DE NECKER, graveur en bois qui travaillait à Augsbourg au milieu du seizième siècle. Il a publié en 1544 une danse des morts, la plupart d'après celle de Jean Holbein; à la fin de cet ouvrage il se nomme Jobst Denecker, Formschneyder. Dans une seconde édition de cet ouvrage sans date ni endroit, où les sujets sont entourés d'encadremcns, la planche 27 Uadultère^ portant la marque ci-mentionnée, et la planche 40 Le crucifix^ ne sont pas d'après les compositions de Holbein, et en place de ces deux sujets manquent les Nos. 27 JL'astrologue et 41 J^e Soldat, des sujets de Holbein; il est donc possible que Uadultère^ qui est seul marqué du ce chiffre, soit de la composition de Josse Denecker, car le crucifix est d'après une composition de Durer. Au reste toutes les gravures en bois de la première édition sont traitées de la même manière et d'une taille ferme, au lieu que dans la seconde édition Vadultère, marqué du chiffre, semble être d'un autre graveur, ce qui fait croire que le même sujet de la première édition ne porte ims cette marque ; cependant nous ne pouvons pas le dire positivement, attendu que cette pièce est déchirée dans l'exemplaire de la bibliothèque royale de Munich, de manière que la place ou doit se trouver la marque, n'existe plus. (Quelques personnes supposent que Josse Denecker et Josse de Negker dont il est parlé au No. 1608, soient un seul .artiste; nous ne pouvons pas partager cette opinion, vu que le dernier était beaucoup plus habile et qu'il a travaillé au commencement du seizième siècle; il était peut-être le père de Josse Denecker qui a travaillé à Augsbourg et qui avait également deux fils ou parens nommés David et Hei'cule qui ont travaillés à Vienne et à Leipsic. Il est aussi fait mention de David Denecker au No. 1665.
1602' DILLIS, Ignace, dessinateur et graveur à la pointe né à Gie- ^ rîûO bing en Bavière en 1772. Il fut élève de son frère George de Dillis, ^ directeur de la galerie royale à Munich. Malgré le talent qu'Ignace avait pour les beaux arts, son penchant le portait vers l'administration des forêts, aussi est il mort maître des forêts à Munich en 1808. On a de lui des jolies petites eaux fortes dont quelques-unes portent la jnarque ci-mentionnée et eiitr'autres une, où l'on voit un paysan qui laboure avec deux cheveaux, une autre avec la vue d'un temple près d'un lac, une troisième qui représente un paysage, où l'on voit une femme qui marche vers le fond, où à droite, est une église avec une tour pointue. Pièces en largeur en petit 12""-
1603* BORN, Joseph, peintre de genre et d'histoire né en 1759 à Grat/.sambach près de Pommersfelden en Bavière, il étudia dans les galeries de Munich, de Vienne et de Dusseldorf, où il a ùi'it des copies très tro»npeuses d'après François Mieris , Gérard Dow, A. van der Werft, Terbourg etc. Suivant J. H. Jack (Lebcn uiid Werlie der Kùnstler Bambergs T. I. p. 8l) cet artiste demeure actuellement à Bambcrg; cet auteur rapporte quelques autres particularités relatives à ce peintre. Sa marque se trouve sur ses tableaux dont les compositions imitent toujours les maîtres qui viennent d'être nommés.
1604- Selon le catalogue d'estampes de Malaspina di Sanazaro (T. I. p. 104) cette marque dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur une estampe de l'école allemande qui représente un Triton portant sur le dos une Nymphe, et traversant la mer de la gauche vers la droite. Au fond on voit un paysage, et la marque de l'artiste se trouve au bas à droite sur une tablette. Larg. 3 p. 4 1 lign. Haut. 2 p. î) lign. Nous n'avons pas encore eu roccasion de voir cette pièce.
DIK — DIP
1605- DUJARDIN, Charles^ peintre et graveur à Peau forte très distingué dans son genre et un des plus célèbres élèves de N. Berghem, naquit à Amsterdam en 1655 et mourut à Venise en 1678. Il alla de bonne heure à Rome et ses ouvrages furent bientôt très reclierchés, ils représentent des animaux et des paysages. La marque ci-mentionnée se trouve sur ses eaux fortes dont quelques-unes sont encore marquées avec le chiffre indiqué au No. 1622 et des lettres initiales DRI ou K.D. V.I. indiquées dans la seconde partie. Bartsch (P. Gr. T. I. p. 16u) a donné un catalogue des oeuvres de cet artiste, qui contient la description de 51 pièces.
1606' LOISY, Jean de, graveur naquit à Resancon vers Tan 1605. Il doit avoir été élève de son père, orfèvre et graveur, et avoir gravé les planches d'un ouvrage intitulé : Portraits de S. S. Vertus de la Vierge contemplées par feue S. A. S. M. Isabelle Claire Eugénie infante ét Espagne. Dressées par feu noble Jean Terrier de Vêsoul, docteur ès droits lieutenant général au siège d'Ornans. Un volume in 4'* imprimé en 1635. Selon Malpé (T. II. p. 33) cet ouvrage renferme 31 estampes assez belles, et qui prouvent que J. de JLoisy aurait été un habile graveur s'il eut fréquenté les grands écoles. Son nom se trouve à quelques pièces de cet ouvrage et son monogramme à d'autres. Nous avouons n'avoir jamais vu d'estampes de ce graveur; mais l'auteur cité indique encore quelques autres ouvrages de cet artiste.
1607 On trouve des peintures en émail avec celte marque qui n'est pas connue , elles sont dans le goût de G. Pencz ou des petits maîtres allemands, et remplies de reminescences des ouvrages de Raphaël et des vieux maîtres allemands; d'après le goût de l'ouvrage il est impossible que la marque puisse être regardée comme indiquant l'année 1501.
yJlD.I. pE*'* 1607 b. MA.RTS DE JONGE, Jean, dessinateur et graveur qui florissait vers 1632. On ne sait rien sur l'histoire de cet artiste, et Von ne connaît de lui que quelques eaux fortes rej^résentant des sujets de batailles qui portent ou la marque ci-mentionnée ou son nom. Bartsch (P. Gr. T. IV. p. 45) décrit de Jean Marts de Jonge (le jeune) une suite de six morceaux, mais il doit avoir fait encore une seconde suite car nous connaissons do cet artiste deux pièces qui ne sont pas décrites par Bartsch et qui sont marquées des chiffres 4 et 5. Elles sont indiquées dans le catalogue de Higal page 216.
''3^ 1608- NEGRER, Josse de, de Nôrdlingen un des plus habiles graveurs 0 "^J^ en bois du commencement du seizième siècle, qui a été employé par Hans Burgkmair , dont il a exécuté en bois un grand nombre de dessins. Suivant Bartsch (P. Gr. T. VII. p. 247) il n'a mis son chiffre que sur une seule pièce qui représente un saint Sebastien attaché à une colonne et placé au milieu d'une arcade. Vers le bas, à gauche, est gravée l'année 1512, à droite II. RURGMAIR, puis suit le monogramme ci-mentionné. Pièce cintrée par cnhaut. Haut. 5 p. 10 lign. Larg. 2 p. 8 lign.
1609* OLDACH, Jules Jeune, peintre d'animaux né à Hambourg le 17 février 1804. Nous n'avons pas encore vu d'ouvrages de cet artiste; sa marque, qui semble être composée des lettres DJO, doit se trouver sur ses dessins et sur ses tableaux, nous a été communiquée par un de nos amis.
1610 «• PREISLER, Jean Daniel, de Dresde peintre et dessinateur, mort à Nuremberg en 1737 comme directeur de l'académie des beaux arts dans cette ville. Nous avons trouvé la marque ci-mentionnée sur des dessins représentant des figures académiques. 11 se désignait aussi par les lettres initiales J. D.P. qu'on trouve indiquées dans la seconde partie.
1610^- Suivant J. C. Stellwag (Monogrammenlexikon Trois. Part. No. 1691) cette marque doit signifier J. D. PASSAVANT, peintre moderne qui doit avoir fait des tableaux d'histoire et de paysages marf^ués du chiffre ci-mentionné. C'est selon toute apparence Jean David Passavant de Francfort sur le Mein, dont nous avons vu un tableau de i)aysage à Pexposition de Munich en 1829 et dont nous savons qu'il étudia quelque tcms en Italie et qu'il s'occupe principalement de l'archéologie.
SJ^I' / aS^DL ^^^h I^UPERAC, Etienne, peintre graveur et architecte, naquit à / Bordeaux en 1549 et mourut à Paris âgé de 50 ans. On a de cet
artiste les principales antiquités de Rome, de Frescati, de Tivoli et
DIP — DIW
des environs ainsi que plusieurs estampes d'après Raphaël, Michel Ange, Titien et autres maîtres italiens, dont quelques-unes portent la marque ci-mentionnée qu'on doit lire : Stephanus L)u Perac invenit ou incidit. Quelques ouvrages de cet artiste sont décrits par Huber (Handbuch etc. T. Vil. p. 60) et Malpé (T. II. p. 124), mais leurs catalogues 8ont très incomplets.
1612* Celte marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signifi- @ cation, appartient à un artiste allemand qui peut avoir travaillé vers ^
\ la lin du dixseptième siècle. Nous avons trouvé sa marque sur des estampes qui représentent des animaux, lesquelles appartiennent à une suite vraisemblablement gravée d'après des dessins de divers artistes.
1613. RIDDER, Jean de, dessinateur qui doit avoir travaillé dans le goût de Corneille Dusart. Une note manuscrite de feu Mr. Hazard lui attribue la marque ci-mentionnée lorsqu'elle se trouve sur des dessins. Nous n'avons pas vù d'ouvrages de cet artiste ni trouvé de renseignemens sur lui, mais Ki55// (Allgem. Kiinstlerlexilion) rapporte que le catalogue du cabinet de Newnan par Basan Paris 1776 in fait mention d'un artiste ainsi nommé.
1614 WAGNER DEINES , Jean, peintre de paysages et d'animaux né â Hanau en liesse en 1803. Il étudia à Berlin et à Munich et semble avoir pris pour modèle les beaux ouvrages de Paul Potter et Ce Adrien van der Pelde. Nous avons vu de ce jeune peintre de jolies tableaux dans ce genre qui portent la marque ci-mentionnée et qui font croire que son talent distingué produira un jour des ouvrages encore plus remarquables.
1614 ^- SINGENDONCK, D. J. , telle est l'interprétation donnée à cette marque, qui se trouve sur une belle eau forte d'après Charles Dujardin représentant un veau avec les pieds du devant à genoux et /^'^ tourné vers la droite. La marque est au bas à droite, et à gauche
' on lit: /C. Dv. Jardin del. Larg. 3 p. 2 lign. Haut. 3 p. 1 lign. C'est
; selon toute apparence Mr. Singendonck qui demeure actuellement à Utrecht et qui possède une belle collection de dessins dont parlent
' Roeland van Eynden et Adrien van der FFilligen (Gesch. der vaterl. Schilderkunst etc. T. III. p. 490).
16 15' DROOGSLOOT, Josse Cornelisz, peintre de paysages avec Kermesses et fêtes de villages, dont nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué des marques aux Nos. 1184, 1536 et 1545. On trouve aussi ^ la marque ci-mentionnée sur les tableaux de ce peintre. lu J5
1616' DORNER, Jacques de, peintre de paysages, dont on a déjà vu X-^ d'autres marques indiquées au No. 1599. Celle ci-mentionnée, composée /H'yJ^y des lettres DIV, se trouve sur les tableaux et sur les dessins lithographiques de cet artiste.
Igl^. VALVASOR, Jean Weichard, qui se nomme lui même officier "V^^ de génie, et qui a dessiné les paysages, les vues de villes et châteaux
. insérés dans un ouvrage intitulé : Die Ehre des Herzogthums Crain etc. Historisch hiographische Beschreibung von Johann Weichard Valvasor, Freyherrn etc. Leybach 1589. Quatre volumes in folio. Quelques estampes qui se trouvent dans cet ouvrage, portent ou le monogramme ci-mentionné ou celui composé des lettres IWF indiqué au No. 4956 et encore les lettres initiales IWD indiquées dans la seconde partie. Elles sont toutes gravées par André Troost , M. Geisler , Pierre Miingersdorff et Paul Ritter.
1618' WERNER, Joseph, peintre d'histoire et en miniature très célèbre ^Uf ^l^AJl de son tems, né à Berne en 1657 et mort dans la même ville en 1710. /
• Selon Fussli (Allgem. Kunstlerlexikon) il était écolier de M. Merian €t se rendit plutard à Rome, où il fut bien reçu chez Beretino, chez
: Sacchi et particulièrement chez Charles Maratti. L'auteur cité rapporte plusieurs autres particularités de la vie de ce peintre. Nous avons trouvé ses marques seules, ou jointes aux syllabes erner sur des eaux fortes représentant des sujets historiques et allégoriques dans le goiit de Gérard Lairesse.
1619' DELFT, Guillaume van, peintre et graveur au burin, né à Ç)/^^ Delft en 1580 et mort âgé de 58 ans. Il fut élève de Mierevelt et il (viÇj /3r4PX<^ */ faisait ordinairement des portraits dont quelques-uns sont aussi marqués \(j2^0 des initiales G. V. D. qu'on trouve indiquées dans la seconde partie. Heinehe (Dict. des Art. T. IV. p. 578), Huber (Handbuch etc. T. V. p. 307) et Malpé (T. I. p. 223) indiquent quelques ouvrages de ce maître.
206 — DHP
1620' KARGEN, David, graveur en bois qui doit avoir travaillé à Augshourg. Paul van Stetten (Kunst - und Handwerks-Gescliichte der Reicbstadt Augsburg page 372) présume que les inarques ci-mentionnées pourraient appartenir à cet artiste. Nous ignorons quel fondement il y a dans cette attribution n'ayant pas trouvé d'autres renseignemens sur un artiste de ce nom. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 692) indique ces marques parmi les anonymes et sur des estampes en bois qui ornent la cosmographie de Sebastien Munster, imprimée en allemand et en latin à Bâle en 1550 chez Henri Pétri in folio. Bartsch ne décrit cependant que 20 pièces de ce maître dont quelques-unes sont aussi marquées des initiales DK indiquées dans la seconde partie, mais son catalogue n'est pas complet, car nous connaissons encore de ce graveur plusieurs autres morceaux échappés aux recherches de Bartsch,
J0 ^ 1621' KING, Daniel, graveur anglais et élève de Wenzel Hollar qui ' ilorissait vers 1650, et qui travaillait absolument dans la manière que
son maître. On a de lui plusieurs estampes qui portent ou son monogramme ou son nom en toutes lettres. Il a aussi gravé conjointement avec Hollar une collection d*églises cathédrales et couvents d'Angleterre ainsi que les costumes de chaque couvent, qui ornent un ouvrage de trois volumes in folio de Dugdale intitulé : Monasticon Anglicanum^
S 7 1622* DUJARDIN, Charles, peintre et graveur dont nous avons déjà ' parlé et indiqué une autre marque au No. 1605. On trouve aussi celle ci-mentionnée sur les eaux fortes de ce maître représentant des paysages et des animaux dont quelques-unes sont aussi marquées avec les initiales DKI et K. D.V. I. qu'on trouvera dans la seconde partie.
1623* Ces marques ne sont pas déchiffrées, au moins, nous n'en avons pas pu découvrir la signification, la première- se trouve au bas du portrait du pasteur Etienne Fabricius de Berne et appartient selon toute apparence au poète qui a fait les vers qu'on lit au bas et qui commencent ainsi: Fabricii magni ora vides etc. Pièce in 8''° gravée par P. Aabry. La seconde marque se voit sur une copie d'une estampe de Jacques Palma le jeune, représentant des enfans nus, dont Poriginal appartient à un livre de dessins décrit par Bartsch (P. Gr^ T. XVI. p. 288 No. 2 ad 27).
1624* Suivant une note manuscrite de notre prédécesseur cette marque doit se trouver sur des dessins d'histoire et désigner David KAMUEL DE RAMUEL de Heidelberg. Nous avouons n'avoir jamais vu d'ouvrages de ce maître, ni trouvé aucuns renseignera ens sur lui.
TpV 162o« RANDEL, David, de Strasbourg dessinateur et peintre qui
V^J / Qa. florissait vers 1551. On trouve ces marques et les lettres initiales DR, indiquées dans la seconde partie, sur des estampes en bois représentant différens arbres et plantes dessinés avec beaucoup de goût et gravés au simple trait; enîr'autres sur un mtirier, sur un vergne etc. appartenant à un herbier de Jérôme Bock, qui porte ce titre: Kreatter - Buch darin Underscheidt , Namen vnnd Fl^ûrhung der fireutter, Stauden , Hechen vnd Beumen , sampt jren Frûchten , so inn Teutschen JLanden wachsen etc. Durch Hieronimum Bock. Gedruckt zu Strasburg durch Wendel Rihel im Jar M.D.LT. in folio. Dans le chapitre XI de la préface de cet ouvrage l'auteur rend un témoignage fort avantageux de David Kandel qui était pour lors fort jeune et qui, n'ayant eu d'autres maîtres que son génie, avait déjà fait beaucoup de progrèsdans l'art de la peinture; il était venu exprès de Strasbourg à Horn-^ bach où demeurait J. Bock , pour dessiner sous ses yeux les plantes pour son ouvrage.
1626» RELLERD ALLER, Daniel, graveur qui a travaillé à Dresde où l'on conserve plusieurs de ses planches qui sont doréc«. On trouve ''^Tà f sa marque ou son nom en toutes tettres sur des estampes faites au marteau. Selon toute apparence, il était le fils de Jean Helhrdaller . qui travaillait dans la même manière et qui se désignait par les initiales HR qui sont indiquées dans la seconde partie-
& 1627- RATZENBERG, P. D., dessinateur sur lequel nous n avons pas trouvé de renseignemens; on lui attribue la marque ci-mentionnée, qui se trouve sur des dessins historiques dans le goût de Bartolomè Spranger. Suivant la date il florissait au commencement du dixseptièmc siècle et, d'après son nom, il devait être d'origine allemande f cependant sa manière un peu outrée fait croire qu'il a, étudié d'après ces peintres flamands, dont l'école était fort maniéré^e^ au reste Kaizen' herg n'était pas aussi habile ni aussi correct dans le dessin que Ica artistes connus de cette époque.
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KEYSER, Théodore de, peintre de portraits qui florissait, d'après vrages, entre le années 1620 et 1660- Il était de Técole hollandaise et on présume qu'il était fils de Henri de Keyser sculpteur et architecte. Ses tableaux, dont quelques-uns portent les marques ci-mentionnées, sont très rares et peuvent être comparés aiix meilleurs ouvrages de Tcrbourg ou de Gonzales, mais ils sont beaucoup plus finis et d'une touche plus spirituelle et plus grasse. Dans quelques collections on prend faussement la marque de T. de Keyser pour celle de Théodore KAMPHUÎZEN qui peignait des petits paysages avec ruines et figures dans un tout autre genre.
3.629' DAVID, Louis, peintre et graveur, disciple de Charles Cignani. tIn 7T\ Il était Suisse de nation et travaillait à Rome et à Venise entre les ^lLj f / années 1665 et 1700. Nous avons trouvé la première des marques ci -mentionnée sur une de ses estampes qui représente une descente de croix. Selon une note manuscrite de feu Mr. le baron de Stengel à Bamberg Louis David doit aussi avoir marqué ses ouvrages avec les deux autres marques ci-mentionnées, mais nous n'avons pas encore eu l'occasion de les trouver. Hcineke (Dict. des Art. T. IV. p. 542) qui indique quelques estampes d'après ce maître, ne parle pas non plus de ces deux marques.
1630- Celte marque appartient à un gravear moderne, dont nous n'avons pas pu découvrir le nom j on trouve de lui des estampes à l'eau forte, terminées au burin qui représentent différens sujets historiques.
1631- LANDE, Wilïem (Guillaume de), peintre de batailles et à 1 eau forte qui fiorissait en 1636, mais sur lequel on ne trouve de renseignemens. Nous croyons, que la marque ci-mentionnée , se trouve sur des tableaux représentant des batailles, peut apparten à ce maître, attendu qu'on de lui des eaux fortes dans le même genre qui sont marquées W. v. Lande fecit ^ J. C. Visscher ex.
jt632- DITZINGER, Louis, graveur qui florissait vers 1589, mais sur ^ lequel on ne trouve point d'autres renseignemens. Il a fait plusieurs petites pièces in 8^" en travers d'après Jean Christophe Neyffer représentant des cérémonies, jeux, exercices, villes etc. Sous le titre: IIlustrissimi Wirtemhergici Uucalis Novi CoUegii quod Tuhingae quâ fitum 4jua Studia qua Exercita accu, ata delineato. Quelques pièces de cet ouvrage portent les deux premières marques ci-mentionnées. La
' troisième, qui pourrait bien être du même artiste, doit se trouver sur une copie en conire-partie d'une estampe A'Mbert Durer représentant le portement de croix No. 12 de son oeuvre. Celte copie est indiquée dans le catalogue de la collection d'estampes de feu Mr. Hohwiesner à Francfort, par C. E. Prestel (T. I. p. 68 No. 12).
1633- LINDMEYER, Daniel, peintre de Schafliouse en Suisse dont V nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué une marque au
No. 1563. On trouve aussi les trois premières marques ci-mentionnées sur les dessins de ce maître représentant des sujets historiques et allégoriques souvent entourés d'encariremens d'architecture ou d'ornemens. Ils sont presque tous dessiné-» à la plume et lavés à l'encre de la Chine et en couleur rouge. Une note manuscrite de feu Mr. Hazard attribue aussi la quatrième mar ;ue ci-mentionnée à ce Daniel ^ Lindmeyer , mais nous n'avons pas eu occasion de la trouver ainsi formée; il est à croire qu'il a voulu parler des marques indiquées au numéro suivant, qui peuvent bien appartenir à cet artiste.
1634- Ces marques, dont Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 420) a rapporté inexactement la première, se trouvent sur des gravures en bois qui '
^peuvent être gravées d'après ries dessins de Z?anzW LINDMEYER dont nous avons parlé au numéro précédent. Ces gravures en bois appartiennent à ce que nous croyons encore à l'ouvrago de Hochberg pour lequel ont tra\ aillé Christophe Maurer et Tohie Stimmer et qui est intitulé: Georgica curiosa oder vom adelichen Landlehen. Outre la pièce citée par Bartsch, on trouve encore ces marques sur deux autres morceaux de la même granfieur savoir i ) un paysan qui laboure avec deux boeufs. 2) Un cerf pris dans un filet, pour«<uivi par des chasseurs et des chiens. Cette pièce porte l'inscription: Hà'niglmgraben. Une
,. marque semblabje est attribuée par Christ (p. 167 T. F. p. 9^) à Daniel LlNDENMACHER qui est selon toute apparence notre Lindnneyer,
1630' LARMESSIN , Nicolas de, le père, dessinateur et graveur au burin, naquit à Paris vrrs l'an 1640; il est moins connu que son fils et n'avait pas autant de mérite; il n'a guère fait que des portraits,
DLN — DLV
dont plusieurs portent les marques ci- mentionnées et dont les principaux sont indiquées par Malpé (T. II. p. 12) Larmessin se servait aussi des lettres initiales N. D. L. dont il est parlé dans la seconde partie.
1636- LI3IB0RCH, D. N., dessinateur auquel une note manuscrite de feu Mr. Hazard attribue la marque ci-mentionnée, lorsqu'on la trouve sur des dessins repre'sentant des paysages. Nous n'avons pas trouvé de renscignemens sur un Limborch, dont le nom de baptême commencerait par un D ou par un N, et l'histoire de l'art ne parle que d'un Henri van L.imborch qui peignait dans le goût à' Adrien van der Werff^ et qui doit avoir signé ses ouvrages avec le monogramme indiqué au No. 262. On prêtent cependant, que Henri van Limborch a aussi peint des paysages et des portraits; si on voulait adopter la marque ci-mentionnée pour celle de ce maître, il faudrait supposer que feu Mr. Hazard aurait oublié de remarquer un trait qui peut former un II et que la marque est à peu près formée comme celle du No. 262.
1637' LOISY, Pierre de, le jeune, orfèvre et graveur, et fils ou neveia de Jean de Loisy, naquit à Besançon vers 1650. Malpé (ï. II. p. 34) indique quelques ouvrages de cet artiste et lui attribue la marque ci -mentionnée. Nous n'avons trouvé de ce graveur que des petites pièces de dévotion qui portent cette marque mais très petite; elles sont gravées dans la manière des FVieria: mais moins bonnes.
1638- Heineke (Dict. des Art. ï. II. p. 165) indique la première de ces marques, dont on ne connaît pas la signification, comme se trouvant sur une estampe de P. Bayard qui représente: Dieu le père dans les. airs qui fait descendre des couronnes sur les têtes d'un empereur et d'une impératrice. Nous n'avons pas eu occasion de trouver cette pièce, mais nous avons rencontré la seconde marque sur une estampe qui peut appartenir au même artiste et qui représente la sainte Vierge à mi -corps dans un ovale entouré de fleurs. Pièce en grand 8*° qui a un pendant représentant l'ange Gabriel. Quelques auteurs attribuent ces marques à Léonard GAULTIER, mais cette attribution n'a pas de fondement, attendu que cet artiste travaillait dans une toute autre manière et qu'il ^e servait ordinairement des marques indiquées au No. 2189.
1639' WOEIRIOT, Pierre^ orfèvre, graveur en bois et graveur à l'eau forte , dont nous avons déjà parlé et indiqué des marques aux Nos. 860 et 870 et qui se désignait encore avec les marques indiquées aux Nos. 1811^ 2048, 3«t85, 3î70 et 3196. On trouve la marque cimentionnée sur une estampe qui représente le buste de Didon dans un médaillon, vue de trois quarts et tournée du côté gauche, ou on lit en haut DIDO. La marque est au milieu à droite ménagée en blanc. Diamètre du médaillon avec le cadre 1 p. 1 lign. Ce buste appartient à une suite dont quelques pièces sont aussi marquées des lettres initiales P.V. W. dont sera parlé dans la seconde partie.
1640 VINCI, JLeonardo da, peintre d'histoire très distingué, naquit au château de Vinci près de Florence et mourut à Fontainebleau âgé de 75 ans. On lui attribr«o ce chiftVe qui se trouve sur un tableau conservé dans la maison Salvatori à Mori près de Roverede , représentant une sainte famille. Nous n'avons jamais trouvé d'autre tableau de Leonardo ainsi marqué, mais on a des estampes d'après ses dessins qui portent un monogramme composé des leltrcs L V ce qui fait croire qu'il s'est désigné de cette manière. Voyez ce chiffre au No. 2873.
1640 ^» LYS, Jean van der, peintre d'histoire et de paysage né à Breda en 1600, qui sut s'approprier la manière de Corneille Poelen. hourg son maître à un tel point, que les connaisseurs eux-mêmes confondent souvent leurs ouvrages; il eut, malgré cela, le sort de tous les imitateurs; il resta au dessous de son modèle. Nous avons trouvé les deux premières marques signifiant Pan der Lys sur les tableaux de ce maître et la troisième sur des dessins ou sur des esquisses peints à l'huile. On lui attribue aussi une estampe qui est marquée des lettres initiales JL dont il sera parlé dans la seconde partie.
1641- VADDER, Louis de, peintre du seizième siècle qui est peu connu, quoiqu'il ait été grand paysagiste. Suivant Descamps (T. I. p. 236) Bruxelles est sa patrie. On trouve son chiffre sur «es tableaux ou plus petit sur des estampes à l'eau forte d'une pointe légère et qui ressemblent à s'y méprendre à celles de Lucas oan Uden. — Bartsch (P. Gr. T. V. p. 57) en décrit onze; nous n'en avons jamais trouvé davantage. 11 est très vraisemblable que Lmis de Vaddar
marquait
DLW — DM
marquait a-assi quelques tableaux avec ce monogramme, mais nous ne pouvons l'assurer n'en ayant pas encore trouvé ainsi marqués.
'1642' LEEUW, Guillaume de, graveur flamand, naquit à Anvers en \a,^ f /<aà^ 1603. 11 entra dans Técoïe de Piéride Soutman et on remarque dans / / ^
SCS ouvrages itne grande force, une harmonie savante, qu'il prit dans
• les tableaux de Rubens qu'il copiait de préférence; il a encore gravé . ' d'après Rembrandt, Livens, Nieulandt et autres. Ces marques se trouvent
sur ses estampes, dont Huber (Handbuch etc. T. V. p. 572) et Malpé (T. II. p. l'O) ont décrits quelques-unes, mais leur catalogues sont bien incomplets.
1643' MEYER, Dîrk (Théodore), peintre d'histoire et de portraits j^HT/^'rtll ainsi que graveur naquit à Zurich en 1571 et mourut dans la même // ville en 4G58. Nous connaissons de lui avec cette marque différens ' portraits d'iiommes illustres et une suite de petites pièces représentant ; des dianses de paysans, dont la prémière pièce est marquée Dîetrîch Meyer Tiguri fecit et excudit 1 599.
1644- Î^IEYER, Daniel, peintre, graveur et bourgeois de Francfort /5\ 1 Ç)0 Q sur le Mein au commencement du dixseptième siècle. On trouve ses ^ ^
• marques sur des estampes à l'eau forte d'une pointe large et spirituelle, 0^ Jt représentant des sujets d'architecture qui forment une suite de 50 pièces
• numérotées, et dont les Nos. 12 , 15, 27, 50, 34, 57 et 50 portent le i^qa f^dO^I monogramme de l'artiste et à la tête desquelles est ce titre: Arcld- ^y- ^
- tectura, oder Verzeichnufs allerhand Eynfassungen an Thûren, Fenstern ' vnd Dechcn etc. Sehr nûtzUch vnnd dienlich allcn Maldern, BildtliUmern^ ' Steinmetzen , Schreinern vnnd ' andern Liebhabern diesej^ liunst. Allés erstlichen new erfunden vnd geetzt darch Daniel Meyern Mahlern vn Bûrgern zu Franhfurt am Main. Auch daselbst gedrucht in Verlegung Johannis Théodori vnd Joh. Israël de Bry. Gebrùder. MDCIX in folio. ^ Christ (p. 167 T. F. p. 92) parle aussi d'une de cos marques, mais il *' la donne beaucoup trop grande. Malpé (T. II. planche 5 No. 1) l'attribue faussement à Dirk MEYER dont il est parlé au numéro précédent et Rupprecht (Catal. de Stengel T. I. p. 51 No. 553) l'attribue faussement à Daniel Mignot.
1645- Christ (p. 167 T. F. p. 92) attribue cette inarque à Daniel LW- DENMACHER auquel on attribue aussi le monogramme indiqué au
^ No. 1634j mais cet artiste n'est pas connu dans l'histoire de l'art, et ' il paraît qu'il est question ici de Daniel Dindmeyer, dont nous avons j. parlé aux Nos. 1563 , 1055 et 1651.
1646- MIGNOT, Daniel, dessinateur graveur et orfèvre, dont nous avons déjà parlé et indiqué cette marque accompagnée de la lettre F au No. 1541. On trouve les marques ci - mentionnées encore sur des estampes représentant des ornemens d'orfèvrerie, dont une porte cette inscription: In timoré ac charitate Dei. Daniel Mignot J'ecit hoc Augustae Vindelicoj'um 1595.
1647' MAAS, Dirk (Théodore), peintre de batailles et de paysages et graveur à l'eau forte né à Harlem en 1656. Il fut élève de Henri Mommers et de JSicolas Berghem. Selon Malpé (T. II. p. 50) la marque ci - mentionnée doit se trouver sur ses estampes. Nous avouons ne l'avoir jamais trouve'e et le catalogue de Rigal n'en parle pas non pluiî. li est possible que ce peintre ait marqué quelques tableaux de celte
, manière, mais nous n'avons pas eu non plus l'occasion de nous en convaincre.
1648- MONTEN, Dietrich (Théodore), peintre de batailles et de sujets militaires et champêtres, ne' à Diisseldorf en 1799. Il apprit les élémens de son art dans sa patrie et se perfectionna plutard à l'académie des beaux arts à Munich. En 1824 le roi de Prusse lui donna une pension et il étudia dans les harras de son royaume. Il s'établit à Munich et
. s'occupe actuellement à peindre pour le roi de Bavière un tableau représentant l'affaire de Saarbruck en 1815. Ses marques se trouvent ■ sur ses tableaux, représentant des batailles, des sujets de chevaux et des sujets champêtres, qui montrent le grand talent de l'artiste.
1649- MARTINI, D. à Drazowa Batavus, un graveur médiocre dont (^jV /ry nous avons trouvé des estampes ainsi marquées qui ornent une édition ^ ^H- J-ù*. allemande des comédies de Molière, publiée à Hamboiirg en 1752. Nous ignorons ce qui est relatif aux circonstances de sa vie , mais selon Fûssli {kWq^Gm. Kûnstlerlexikon) il doit avoir gravé une vue de Hambourg et plusieurs portraits; cet auteur présume f[uc ce pourrait être le même Martini dont Heineke parle (Idée générale etc. page 86) comme
Brulliot , Dict. des Monogr. I. 27
IM. m.
DM — DMN
fvD
d'un des graveurs de la galerie du Comte de Bruhî. Nous connaissons encore du même artiste le portrait de Molière à mi-corps assis â une table, la plume à la main, qui nous a fait découvrir la signification de la marque ci-mentionnée, car ce portrait est marqué : D. Martini à Drazowa delineavit et sciilpsit Hamb. 1751.
ÀJ/J 1650- ÇUERENHERT, Dirh (Théodore) Folkart van, graveur au burin, dont nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué des marques aux Nos. 4177 et 1188. Celle ci-mentionnée, composée des lettres GDV, se trouve aussi sur les estampes de ce maître; nous ne Tavons placée ici que parceque l'on pourrait la prendre pour être composée des lettres DM.
1651- DURING, Jean Michel, amateur de Bamberg qui a grave assez médiocrement quelcjues pièces qui portent les marques ci-mentlonnées, et entr'autres une tête en profil coèffée d'un chapeau de plumes, copiée d'après Etienne délia Bella qui porte la première de ces marques; la seconde se trouve sur une tête d'après l'antique. Jcxch (Leben und Werlie der Kûnstler Bambergs T. I. p. 88) rapporte quelques particularités de la vie de cet artiste, qui , suivant cet auteur, est né en 1787.
Jv<D 1652- DESBOIS, Martial, graveur français du dixscptièmc siècle.
Nous avons trouvé cette marque, que nous croyons appartenir à cet artiste, sur le portrait du doge Justiniani de Venise, vu à mi-corps et tourné vers la gauche; au haut à gauche se trouve un double aigle avec une banderole sur laquelle est écrit: Marcus Anto. Justiniani Fenetiaru. Dax. 1683. Au bas dans un cartouche on lit une dédicace latine de Pierre Cupilli de Venise à D. Sebastien Justiniqno. Pièce in 4'** de peu de mérite, en partie pointillce et faite avec des hachures très courtes. Selon Moehsen (Verzeichnifs einer Sammlung berùhmter Aerztc etc. p. 205) ce Martial Desbois a aussi gravé quelques portraits de médecins qui doivent être marqués d'un monogramme composé des lettres MD. Heineke (Dict. des Art. T. IV. p. 605) cite aussi de ses ouvrages et d'après cet auteur, il a presque toujours travaillé en Italie, où il fut employé par le médecin Charles Patin. Selon Fûssli (Allgem. Kiinstlerlexikon) il mourut à Paris en 1700.
1653* Nous avons trouvé cette marque sur une estampe d'après Lucas de Leyde représentant saint Jean TEvangéliste. La marque est au bas à gauche sur une pierre sur laquelle on voit aussi la lettre L de Lucas de Leyde. Pièce en petit folio, qui ne peut être ni de Michel Daring ni de Martial Deshois dont nous avons parlé aux numéros précédens, car pour le premier cette estampe est trop bonne et pour fe second la manière en est trop différente de la sienne.
1654- DÏCHTL, Martin, peintre et graveur en manière noire, qui doit avoir travaillé à Nuremberg. Heineke et Fiissli en font mention mais ils n'indiquent pas l'époque à laquelle il a vécu; selon ses ouvrages, dont quelques-uns portent la marque ci-mentionnée, il nous paraît avoir travaillé au commencement du dixhuitième siècle; sur une de ses gravures en manière noire il se nomme aussi j^eintre; elle représente une vieille femme tenant d'une main une chandelle et de l'autre un grappe de raisin, elle est accompagnée d'un petit garçon. Au bas on lit: M. Dichtl pinjc. et fec.
16Ô5- Cette marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, se trouve sur une estampe qui semble avoir été gravée par un artiste français du dixseptième siècle; elle représente une jeune fille vue de profil , assise devant un rouet et tournée vers la gauche. Au bas à gauche on lit: Et. Dauvel ea:cud. avec Priuileg. du Roy et dans la marge Je visite fort peu toute maison étrange — au rouet ie le range, folio.
IVO ]S^V^ 1656. DEUTSCH, Nicolas M«nwe/ (E manuel ) , peintre de Berne qui -L florissait au commencement du seizième siècle. Selon Sandrart (P. II.
liv. IIÏ. p. 25:ï) cet artiste est issu d'une famille noble d'Angleterre. VON" BER^N• Jean Gaspar Fueslin (Geschichte der Schweizerischen Kûnstler T. I. p. 5) conteste l'origine anglaise de Nicolas Emanuel Deutsch et prétend qu'il est originaire de la famille français des Cholard. Il rapporte aussi que cet artiste était né en 1484 à Berne et qu'il mourut en 1530. Bartsch (P. Gr. T. VII. p. 468) rapporte les trois premières marques ci-mentionnées; il dit que D'Anonne les explique par Nicolas Manuel Deutsch et qu'il était à croire qu'il a trouvé ce nom écrit en toutes lettres sur un des quarante dessins originaux qui, à ce qu'il rapporte, viennent de c^ maître, et que l'on conserve à la bibliothèque de la ville de Bâle (Murr Journal etc. T. V. p. 25). Les marques de N. M. Deutsch se trouvent sur des estampes en bois représentant les Vierges
DMN — DN
sages et les Vierges folles, suite de dix pièces. Les Vierges sont représentées debout et habille'es de diverses manières. Selon Bartsch chaque pièce est marquée d'un monogramme de Tartiste et quelquesunes portent la date de 1518. Nous n'avons pas encore eu occasion de voir toutes les pièces de cette suite, mais celles que nous connaissons portent la quatrième de ces marques. Suivant Heller (Geschichte der Holzschncidekunst etc. p. 89) il y a aussi des pièces de cette suite qui portent la cinquième de ces marques; il est donc à croire, que les monogrammes rapportés par Bartsch sont trop petits; et qu'il en est de même pour les marques indiquées aux Nos. 1662 et 2216, que Bartsch attribue également à Nicolas Emanuel Deutsch.
16Ô7- MÙLLER DE RIGA, Jean Jacques, peintre de paysage et graveur à l'eau forte, qui selon Fûssli {KW^em. Kûnstlerlexiion) doit avoir été élève de Klengel de Dresde, et qui florissait à Stuttgart en 1807. Nous avons vu de ses tableaux exposés à Munich en 1826, qui portent la marque ci -mentionnée et qui représentent des paysages et vues d'Italie et de la Grèce. Il a marqué ses eaux fortes avec les monogrammes indiqués au No. 2561, et avec les initiales MdR (Millier de Riga) dont sera parlé dans la seconde partie.
Î668. DEUTSCH, Hans (Jean) Rodolphe Emanuel^ peintre de Berne, dont nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué des marques aux Nos. 30 et 1588. On trouve aussi celle ci - mentionnée sur des estampes en bois taillées d'après les dessins de cet artiste.
I659' DUMESNIL, de sainte Marie, Samuel^ peintre qui se forma chez Frédéric van Hamel Fribourg à Ileidelbcrg. Une note manuscrite de feu Mr. le conseiller Kretz de Ratzenhoven près de Ratisbonne lui attribue la marque ci-mentionnée. Nous avouons n'avoir pas encore '■■ rencontré d'ouvrages de cet artiste. Selon Lipowshy (Rayerischcs ' Kunstlerlexikon ï. II. p. 248) Dumesnil doit avoir fait son tableau dressai à Munich en 1611.
l660« VOS, Martin de, peintre d'histoire dont nous avons déjà parlé et indiqué line autre marque au No. 1540. On trouve celles ei-menj.tionnées sur des estampes d'après les dessins de cet artiste gravées j par les Wierix et autres.
1661- Bartsch (P. Gr. ï. XVI. p. 127 et 154) rapporte ces marques comme inconnues. Zanr (Enc. Meth. P. II. Vol. V. p. 194) explique la
• seconde marque ci-mentionnée par DEL MORO VERONESE (Marco) : dont il est aussi parlé aux Nos. 42, 513, 598 et 1702. On trouve ; ordinairement ces chiffres sur des estampes d'après Baptista Franco, i Perin del Vaga et Jixles Romain et nous les croyons toutes de l'artiste, V, qui se désignait aussi par le monogramme indiqué au No. 1538, et
nous ne pouvons pas- partager l'opinion de Zani que cette marque signifie DEL ]\TORO VERONESE, car elle appartient sans doute, à '' un graveur et non pas à un peintre , ce qui est prouvé par une
* pièce que cet artiste inconnu a gravé d'après Jules Romain, dont Bartsch n'a pas fait mention et qui représente l'âge d'or; c'est une copie avec quelques différences d'une estampe de Baptista Franco
: aécrite par Bartsch (P. Gr. T. XVI. p. 143 No. 73). Au reste, en , admettant l'opinion de Z^ani, il faudrait aussi croire que M. del More , ait gravé toutes les autres pièces ainsi marquées qu'on a d'après Baptista Franco et aaitrcs peintres, ce qui est presqu'impossible, attendu t que les estampes ainsi marquées sont gravées dune manière sèche et , trop éloignée de celle de del Moro. Nous croyons plutôt que le graveur ^ qui se servait de ces marques n'a fait que copier et retoucher des estampes, comme il est assez prouvé par adoration des Mages d'après JB. Franco, qui porte la dernière de ces marques et qui est plus ; exacte^ que celle rapportée par Bartsch.
DEUTSCH, Nicolas Emanuel, dont nous avons déjà parlé plus amplement au No. 1656. Bartsch (P. Gr. T. X. planche XXIH. No. 258) lui attribue encore la marque, ci . mentionnée qui .est comnosée des lettres NMD. ' ;; ' ^
1663. Christ (p. 167 T. F. p. 95) indique cette marque panni les •j anonymes et comme se trouvant sur des petites gravures en bois. ; ilîne note manuscrite de notre prédécesseur l'explique par Daniel 'Î^EGKER^ c'est selon toute apparence David DE NECRER qui était ifi4s de; Jmse cfei Necher dont il est parlé au No. 1601. David publia J«ii.ll557. à'Augsbourg une jîassionale èt en 157^ à Vienne un ouvrage 4^^. intitulé': N$wes vnd hûnstlich schanei Stamm- oder Gesellen-Biich' kin, dans lequel il se nomme: David de Necher formschneider von
WD.
DN — DP
Augsburg. Dans la mêm^ amiée 1579 son fils Hercules Denecker publia â \ icnne le même ouvrage in 8'° avec les mêmes gravures en bois, mais sans les encadrcmens. La préface est de David ^ dans laquelle il dit que Dionisie Manhallard peintre d'Antorf et Nicolas Solis de Nuremberg, ont fait les dessins et qu'il les avait taillés et imprimés. Au reste nous n'avons pas encore trouvé la marque ci-mentionnée et si elle se trouve vraiment sur des. petites gravures en bois, comme Christ l'indique, il est à supposer que 1^ marque est aussi plus petite.
1664- Jy^^O^ 1 Dominique Fiùanti, dessinateur et graveur dont nous avons déjà parlé et indiqué une autre marque au No. 252. On trouve celles ci-mentionnées sur des dessins lithographiques faits par cet artiste lui même, et sur une petite eau forte d'après Colteliini, représentant une vieille femme qui semble raconter quelque chose à sa famille.
166Ô- I^^i première marque appartient à un dessinateur inconnu d'après les dessins duquel le maître au monogramme No. 1192 « fait des estampes en bois, représentant des sujets de l'histoire de Jésus Christ, elles forment une suite de 21 pièces pour laquelle a encore fait des dessins le maître au monogramme No. 3195. Voyez: Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 425). Suivant //e//er (Monogrammenîexikon page 2S3) la seconde marque appartient aussi â un graveur en bois allemand vers 1570, mais comme il n'indique pas de ses ouvrages, il est à croire qu'il n'est question que du même chiffre.
1666- BRUYN, Nicolas de^ peintre et graveur dont nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué des marques aux Nos. 102, 141, 841, 868, 1073 et 1082. On trouve aussi celles ci-mentionnées sur ses estampes dans un goût gothique qui s'approche à celui de Lucas de Lejde.
1667' DENANTO, François, graveur en bois qui doit avoir travaillé â Venise vers 1540- On lui attribue la marque ci-mentionnée lorsqu'on la trouve sur une estampe en bois représentant un grand paysage, dans lequel on voit la fuite en Egypte et sur le devant un jeune homme couché par terre qui semble dormir. La marque est au b^s à droite sur ime pierre. Larg. 19 p. 7 lign. Haut. 14 p. 5 lign. Ou ne trouve pas de renseignemens sur cet artiste mais, d'après ses ouvrages, dont quelques-uns sont marqués FRANCESCO DENANTO ou FRANCISCUS DENANTO DA Sahaudia F., on conjecture qu'il est né en Savoye. La plupart de ses tailles de bois sont d'après le Titien. Il nous reste encore à remarquer qu'un imprimeur de Venise vers 1600, nommé Dominique NICOLINI se servait de la même marque; du moins on la trouve, mais un peu plus petite, dans sa vignette. Cependant il n'est nulle part indiqué que Nicoïini fut graveur en bois; mais il est possible qu'il soit éditeur de la pièce attribuée à Denanto et que la marque lui appartient également; d'autant plus, que Denanto signait ordinairement ses ouvrages avec son nom en toutes lettres.
1668' Celte marque dont nous n'avons pas pu découvrir la signification se trouve sur une estampe en bois représentant un saint Sebastion. Nous en avons déjà fait la description au No. 1077 , car la marque semble j^lutot être composée des lettres Nb. que des lettres Nd.
1669- DONOP, £. , dessinateur et peintre. On trouve avec cette marque ou avec ce nom, des très beaux dessins représentant fies fruits, des animaux et des oiseaux. Nous n'avons pas trouvé de renseignemens sur cet artiste; le catalogue de la galerie de Salzthalen est le seul qui indique un tableau d'un pcinjre nominc von Donop qui représente des vaches et des moutons dans un paysage, et nous connaissons des estampes représentant des ruines et des fragmcns d'architecture qui portent le nom D. DONOP EQUES WEST. Elles forment une suite de six pièces in folio en largeur. Sur une de ces pièces était écrit à la plume: Gravé par Mr. le haron de Donnoip collonel au service de Hesse-Cassel. Le même jnaîlre se servait aussi de la marque figurée No. 3256 et des lettre^ initiales -Do,/, indiquées dans la seconde i^artie.
Cette marqué dont on ne connaît pas la signifîca*tion , se trouve sur des tableaux iiistoriques qui semblent être d'un peintre allemand. 11 avait peu de talent, sa manière est dure et son dessin n'est pas correct, néanmoins les ouvrages de cet artiste ont un sentiment qui manque souvent dans les tableaux de plusieurs peintres qui sont plus savans dans le dessin et dans ce qu'on appelle le maniement du pinceau. Nous avons aussi parlé de ce monogramme au No. 1086, car il petit être pris par quelques-uns comme composé des lettres BP, au lieu de DP, et il n'est pas vraisemblable qu'il y ait des personnes qui peuvent le prcndrfe pour être composé des lettres PP. ;
DP ■— DR 213
1671' DARET, Pierre^ dessinateur et graveur au burin, né à Paris T5\
en 1610, et mort selon les uns dans la même ville en 1675, selon d'autres
à Ax en 1681. On a de lui un grand nombre de portraits et d'autres : sujets pour la plupart d'après des peintres français, qui sont gravés
avec beaucoup de netteté, et dont plusieurs portent son monogramme.
Heinehe (Dict. des Art. T. IV. p. 512), Huher (Handbuch etc. T. VII. ; p. 144) et Malpé (T. I. p. 215) indiquent différentes estampes de ce
maître.
1672* DONKER , P. P. , dessinateur sur lequel nous n'avons pas pu trouver de renseigncmens. D'après son nom, il était d'origine hollandaise et c'est selon toute apparence Pierre Donker qui fut élève de J. Jordans^ qui demeura sept ans à Rome et qui est mort à Gouda en 1668. On trouve la marque ci - mentionnée ou le nom en toutes lettres sur des estampes que Jean Episcopius, a gravé sur des dessins que Donker avait fait d'après djlfércntes statues antiques.
1673' Cette marque appartient à un dessinateur italien, dont nous CI>v # ^ n'avons pas pu découvrir le nom; on trouve son chiffre sur quelques cLi^ estampes représentant des églises de Rome qui forment une suite de '72 pièces sous le tilrc: Insignium Romae Templorum Prospectus exteriores et interioresque a celebrioribus architectis inventi nunc tandem suis cum pîantis ac mensuris a Jo. Jacobo de Hubeis Romano suis tjpis in lucem editi ., ad eadem pacis cum priviiegio sumni Pontijicis. Anno MDCLXXXIIII. Grand folio.
1674- DUPERAC, Etienne, peintre et graveur qui se désignait aussi avec les marques indiquées au No. 1611. La marque ci - mentionnée se trouve aussi sur les estampes de ce maître.
Ï675* TENIERS, David, père et fils, dont nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué des marques au No. 1548. On trouve la marque ci-mentionnée sur les tableaux et sur les estampes d'après les tableaux de ces maîtres, représentant des sujets rustiques dont quelques-uns portent encore les marqués indiquées au No. 1697.
1676* Nous avons trouvé cette marque sur un tableau de marine •-j-' p qui, selon notre opinion, ne peut être de la main d'un des Teniers, T) ]' ce tableau est traité et composé très légèrement, et a été peint certainement par un artiste flamand ou hollandais du dixseptième siècle; nous n'avons pas -encore pu découvrir son nom. '
SE
BP
1677* -QUAGLIO , Dominique, peintre d'architecture gothique très distingué et graveur à l'eau forte, naquit à Munich en 1787. Il apprit les élémens de son art chez son père Joseph Quagïio excellent peintre de décorations de théâtre. Dominique se proposa d'abord de suivre vie genre de son père, mais plutard il choisit la peinture à l'huile, et y réuissit avec tant de succès, qu'il est connu aujourd'hui, non seulement dans sa patrie, mais aussi dans l'étranger, comme un des meilleurs 'x-r: peintres dans son genre. Sa marque se trouve ou sur ses tableaux, ou sur ses eaux fortes représentant des monumens gothiques, (tes vues des rues de Munich, et d'autres édifices de sa composition.
1l678« Cette marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signifi- /j^ cation, appartient à un graveur médiocre dont nous connaissons une copie d'une estampe de Henri Aldegrever représentant une femme nue qui est débout près d'une fosse, tenant le fruit défendu de la main droite et de l'autre un sablier. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 495) parle aussi de cette copie, mais il a donné la marque trop grande.
1679' ROSETTI, Dominique, peintre et graveur de Venise né vers "T^ ]T\ l'an 1670; qui s'adonna à la gravure au burin et à l'eau forte d'une •*-'\^ j 1^1^^^*pointe large et cmi travailla beaucoup d'après les peintres vénitiens, Trj f^(^
'surtout d'après lintoret. Il a aussi marqué quelques-unes de ses \^V^ .
estampes avec les initiales DR qui sont indiquées dans la seconde partie. La seconde marque ci-mentionnée se trouve sur des paysages <jue D. Rosetti a gravé d'après le Chevalier P. Liberi. Il en est aussi parlé au No. 1162. Huber (Handbuch etc. T. IV. p. 135) et Malpe
-{T. II. p. 177) indiquent quelques ouvrages de D. Rosetti y mais leur catalogues sont bien incomplets.
I680f Suivant une note manuscrite de feu Mr. Hazard cette marque, ^CoLf dont on ne connaît pas la signification, doit se trouver sur des tableaux d'un artiste italien d'un grand fini. Nous n'avons pas eu occasion de la rencontrer et la note de Mr. Hazard n'indique pas le genre dans lequel l'artiste doit avoir travaillé.