LE MESSAGER
le messager. Lorsque le roi Pharon fut dehors de son palais, au milieu de celle multitude, de tant de milliers d'hommes armés, avec sa cavalerie, ses chars, ses généraux el ses gardes , celle armée rangée en bon ordre offrait un aspeci terrible. L'infanterie et les phalanges occupaient le centre, laissant par intervalles des plaies libres pour les chars. La cavalerie fut rangée à droite et à gauche. Je me suis informé du nombre de ses troupes : il n'y avait pas moins d'un million de bons soldats. Quand notre année découvrit celle des Hébreux, ils étaient lous rassemblés au bord de la mer Rouge, les uns couchés sur le rivage, les autres, malgré leur fatigue, apprêtant la nourriture de leurs femmes el de leurs enfants. Prés d'eux reposaient les bêles de somme et les bagages. Tous étaient sans armes. A noue aspect on n'entendit qu'une clameur lamentable : lous ces bras si nombreux étaient levés au ciel ; chacun invoquait le Dieu de sa race. La confusion élan immense. Au contraire, nous, nous étions lous joyeux.
le texle celle idée d'indemnité.
SOT
EHCTIONMIRE DES MYSTERES.
Nos camps furent placés vis à-vis d'eux , non loin de la ville que les hommes oui nommée Béeizcphon ; après le coucher ilu soleil ardent , nous nous reposâmes, reinettanl le coinhat au lendemain matin et confiants dans noue nombre et dans la loue de nos armes. Mais alors commencèrent sons nos yeux d'étranges prodiges : lont-à- oup une noire barrière de nuées s'éleva de terre et s'interposa entre notre camp et celui des Hébreux; ensuite Moïse, leur chef, prenant en main la verge divine dont il avait ép ndu tant i'e maux prodigieux sur l'Egypte, frappa le dos di! la nier Unuge et ouvrit les abîmes des Jlo s divisés de côté ci d'antre. Alors , les Hébreux , en lignes sériées, s'élancèrent en toute hàle dans ce cliennn salé. Nous nous pressâmes de suivie leurs pas dans celle roule. Nous louchions à leurs cohortes, en poussant de grands cris, échauffés de la course, lorsque , soudain , les roues de nos chars cessent de tourner, comme attachées à des chaînes. Dans le ciel une lueur immense, une Gamme ardente s'étendent au-dessus de nous, et selon toute vraisemblance, <• 'est Dieu même, prolecteur des Hébreux, qui se maii ii si ■. Ap line sont ils hors de la mer, qu'une énorme Il il mugit contre nous. A sa vue, une voix s écrie : « Fuyons eu Egypte devant la main du Très-Haut qui le ■ r pi rie secours et prépaie no re ruine ! > aussitôt la ri ule que l.i mci' liuuge avait ouverte se referme, et l'année est engloutie (iïl).