LA MF.RE DU KOI, SES OFFICIERS
la mère du roi. Venez ici , venez , Alexandre, cl tous , Rainfroy , cl vous , Gobin. Je veux voir en ce moment si vous eûtes jamais de l'affection pour moi. Etes-vous prêts à m'obéir, quels que soient mes commandements?
Alexandre. Ma chère dame, je crois qu'il n'y a personne de nous qui n'exécute vos ordres avec joie ; je le liens pour certain.
rainfroy. Pour ce qui est de moi, vous parlez bien et dites vrai, mon ami.
cobin. Je le ierai, certes, dussé-je être mis à mort.
la mère du roi. Chacun est donc ainsi prèl à exé- Clller loules mes volontés; cb bien, je vous ordonne d'aller jeler dans la mer celle misérable Osanne , qui n csl plus digne de vivre; celle mauvaise et impudique coquine qui a bien mérité d'être brûlée, tant elle a commis de crimes!
Alexandre. Chère dame, vous serez obéie volontiers et proniplemenl, si vous prenez la responsabilité de lout et nous protégez.
la'mère du roi. Oui ! je vais vous la livrer, el je prends la responsabilité île l'action. Je vous fais serinent de vous en décharger tous : cela vous suflitil?
rainfroy. Si cela nous sulïii? oui, dame. C'est dit, nous vous obéirons; nous en délivrerons ce pays pour l'amour de vous.