‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1082 sur 1429 · SAINT FÉLICIEN · texte numérisé non relu

SAINT FÉLICIEN

TROIS MAGES (Les). — Voy. les Trois Rois.

TROIS MARIES (Les). — On connaît sous le nom d'office des Trois Maries, les rites ligures de la résurrection (437). — Voy. Résurrection : I, Rites figurés.

qui mouillent, et ces p is qui dévastent cet étroit espace?

uadeleke. On B enlevé mon malire. Dis-moi, ou l'at-ou mis'Oti I qui me montrerait ce lis, ce Ids de Dieu, mon bien aimé. Est-ce loi qui m'as ravi celle fleur. Parle, où l'as-tu déposé. J'y cours, je vais rejoindre mon époux avec ta joie d'une mère.

le chjust. C'est moi, Marie, moi qui suis celle fleur d« dél ces : Je suis Jésus le Nazaréen, tou bieu-anné l'unique élu, l'élu des dix mille.

madeleine. O Jésus, mon bon inallîe, combien vulre vue me réjouit. Accorde à ma passion les faveurs de les chastes el élroils euibrassemeuls.

jk^es. Ces baisers le seront refusés ici, mais dans los deux, a ma vue, dans la splendeur des Icui, lu jouiras ne plus près du Iracua de ma gloire.

9;3 TRO DICTIO.NNAIlli: DES MYSTERES.

TROIS ItOlS (Les). — Les Trois Rois ont

TRO

été, pendant le moyen âge , l'objet de rites figurés, de scènes dramatiques et de pantomimes qui se sont continuées dans l'intérieur des églises ou sur les places publiques, presque parallèlement , depuis le xi" siècle jusqu'à nos jours.

Il est resté de ces représentations ligurées et de ces drames un certain nombre de débris plus ou moins considérables, dont nous donnons ci-dessous les principaux :

IUTFS F1GLBÛS.

in* siècle.

Soleure, Fribourg, Resançon. — Dans son cours professé à la Faculté des lettres, en 18155, M. Magnin lit remonter jusqu'au xn' siècle l'usage de la représentation figurée des Trois Rois, dont M. Moléon avait signalé les vestiges. (Cf. Tourn. gc'n. de Tlnstr. publ., 13 sept. 1833, 2' semestre, vi* art., p. 478.) Il affirma en avoir trouvé dans d'anciens rituels d'analogues sur tout le chemin des reliques fameuses transportées de .Milan à Cologne, en 1162; Soleure, Fribourg, Besançon, célébraient l'Office de l'Etoile ; dans celte dernière ville, cet olîice était autie que celui de Rouen.

xiv» siècle.

1* France. — Rouen. — Dom.Marlènea édité en ces termes, d'après des manuscrits du xiv' etiiu xv' siècle, un ollice des Trois Rois. (Cf. De ant. Eccies. discipl.; Lyon, 1700, in- 4°, p. 3, et De antiq. Eccies. rilibus ; Antuerp., 1730, iu-fol., 4 vol., t. 111, col. 122.)

Il y a dans les anciens Livres des Offices du diocèse de Rouen un Office des Thois Rois, que nous ne pouvions dérober à la piété des fidèles, sans encourir le reproche de mauvaise grâce. On trouve dans Jean d'Avranclie ( Joann., Abrinc. op., liber de off. ecc/., cum notis Joli. Prevotii ; Rouen, 1071», in-8") la mention singulièrement obscure d'un Office de l'Etoile, qui, néanmoins pourrait passer pour le même que celui des Trois Rois ci-dessous, reproduit d'après les manuscrits :

Office des Trois Rois selon l'usage de l'église de Rouen.

Le jour de l'Epiphanie, après la tierce, trois chanoines des premières stalles, parés de chappes et de couronnes , et dont les noms sont poités au tableau, arrivent de trois cotés devant l'autel, avec leur suite revêtue de tuniques et d'amicts, et chargée de présents, (dont les membres ont été pris dans les stalles du second rang et inscrits au tableau, au gré du scribe).

Celui des trois rois qui est au milieu et qui vient du côté est de l'église montre l'étoile avec swn bâton.

[le premier.] L'étoile est étrangement brillante. le second noi t/ui vient du côté droit. Elle nous montre que le Roi des rois est ne.

le TROISIÈME noi qui vient de gauche. Les a tiennes prophéties avaient annoncé sa venue.

les trois juges, ri-unis devant l'autel, s'embiasseut ei (hantent ensemble. Marchons, cherchons-le, pour lui offrir les présents, l'or, l'encens ci la myrrhe.

A la fin, le chantre entonne le répons : Magi reniant, etc., et la procession se met en mouvement. On dit, s'il le faut, le second répons : Inlerrogabat magot , etc. La procession, arrivée dans le vaisseau de l'Eglise, on fait halte ; mais dès qu'elle a commencé d'envahir la nef, on allume les cierges placés au milieu d'une couronne qui est devant l'autel, et pour figurer l'étoile. Les Mages se montrent l'étoile, ils vont d'abord vers l'image de sainte Marie, posée sur l'autel de la croix, et ils chantent ainsi :

[les trois mages.] Cette étoile vue en Orient avant [le Clirisi[ marche encore, éiincelante, devant nous. C'est celle étoile, dis-je, <|iii annonce celui qui est Né et dont Balaam av;iii dit : Une étoile sortira île Jacob ei un Homme d'Israël s'élèvera, et celui-là brisera sons lui tous les conducteurs des nations étrangères, et toute la terre sera en sa puissance.

(A ces mots, deux chanoines du premier rang, en dalmalique, debout de chaque coté de l'autel, demanderont doucement :)

[decx du premier rang des stalles.] Qui sont ceux-là qui, sous la coiiduiic d'une étoile, viennent à nous ci parlent une langue étrangère.

les mages, répondant. Nous que vous voyez, nous sommes les rois de Tarse, de l'Arabie et de Saba. Nous apportons des présents au roi Christ, au Seigneur qui esi né; nous venons, sous la conduite d'une étoile, pour l'adorer.

les deux [chanoine»] en dalmatiQUE , ouvrant la courtine. Voici l'Enfant, voici celui q,-e vous cherchez, bâtez-vous de l'adorer, car il est le Rédempteur du inonde.

les rois se prosternent à terre et saluent ensemble r Enfant. Salut, prince des siècles.

un homme de leur suite, prenant l'or. 0 Roi, reçois cel or. Et il l'offre.

le second roi parle ainsi, en offrant l'encens. 0 loi qui es vraiment Dieu, prends cel encens.

le troisième dit, en offrant ta myrrhe, qu'elle est le symbole des tombeaux.

{Cependant on fait l'offerte au clergé et au peuple, après en avoir réservé deux parts aux deux chanoines. Les Mages sont en prière, et font semblant de dormir. Soudain un enfant, au pupitre, vêtu d'une aube el l'amicl sur la tête, figurant l'ange, du cette antienne :)

[l'ange.] Toutes les prophéties sont accomplies; allez-vous-en par u\\ aune chemin, afin de ne pas trahir un si grand Roi, et de n'être pas punis. (.4 la fin, les Hois se retirent du côté de l'église oit sont les fonts baptismaux ; ils rentrent dans le chœur par le côté gauche, la procession les y suit, comme à l'ordinaire des dimanches; les chantres commencent s'il le faut, le répons: Tria sunt mimera. f Salmis, etc., les Rois mènent le chœur et l'on chante le Kyrie, fous bonilalis, alléluia, Sanclus, et fAgnus.)

2" Limoges. — L'église de Limoges répétait annuellement, dans ses rites du jour des Rois, une scène que les anciens ordinaires du diocèse ont conservée, et que dom Marlène a citée d'après des manuscrits datant au moins du xiv" siècle. (De antiq. Eccies. disciplina; Lyon, 1700, p. 114, et Dû

973 TRO

ant. Eccles. ritibus; Autuerp., 1730, in-fcl.,

i vol., t. III, co!. 12V.)

« L'ordinaire de l'église de Limoges prescrit ee rile.

(Après le chant de l'Offerte, et avant </.■ j'tf présenter, TISOIS DES SERVANTS DU CllÛELil, portant

des habits en soie, sur la tête des couronnes d'or, dans les mains des ciboires dorés ou quelqu autre vim précieux, représentent les trois rois venant adorer te Seigneur. Ils entrent par la porte principale du chœur, s'avancent avec majesté enchantant cène petite pn/se .')

t 0 jour précieux, magnifique el célèbre ! jour de l'annonce du Christ qui est né, de la paix sur la terre, de ta gloire dans les deux ! Un signe rép:md la nouvelle île l'enfantement dans les régions oriental s; les Rois d'Orient accourent sous la conduite d'une étoile; ils accourent ces Rois, et adorent Dieu dans letalile ! Trois Itois foui hommage à un seul; et l'offrande est triple ! >

le premier, en élevant le ciboire (seyphuui). L'or, en premier lieu.

le second. L'encens, en second lieu.

le iroisème. La myrrhe est le troisième présent.

(Ensnite, debout, au milieu du clueur, l'en d'ecx élève la main pour montrer l't toile qui les précède {elle en suspendue à une corde), el il citante d'une intonation plus forte. Voilà le signe du graud Koi.)

Tous les trois vont vers le grand autel en chantant. Allons, cherchons-le, offrons-lui les présents, l'or, l'encens et la il yrrl.e.

(lis vont àl'Offerle el placent sur l'autel leurs vases précieux.)

Alors, derrière le grand autel, un enfant, au lieu de l'ange qui parla au Roi, entonne ce rliytlime. Je vous apporte une nouvelle du haut des cieux : le Christ tst né; il est né en Judée, dans Bethléem, selon les prophéties antérieures, le Dominateur de l'Univers !

(A celle voix, les Rois sont saisis d'étonnemenl el d'admiration. Ils s'en retournent par la porte qui eouduil à la sacristie en chantant l'Antienne : In Bethléem nains est Rex Cœlorum.)

Italie. — Milan. — Muratori (Antiq. ital. necd cevi, XII, 1017) fait mention d'un ollice de l'Etoile, qui, en 1336, subsistait encore dans le couvent des Itères Prêcheurs du .Milan, à l'Epiphanie.

xvme siècle,

Orléans, Jargeau, Angers, Clermonl-Ferrand. — Au commencement du xtiu* siècle, de Moléon (Lebrun-Destnareltes), dans sps Voyages liturgiques en France (Paris, 1718, in-4°), retrouvait encore les usages de i'oïlice tigurulif des Trois Rois, à Orléans, à Jargeau, près d'Orléans, à Angers et à Clerthont. — A Orléans, un bréviaire manuscrit du xiv° siècle, consulté par le même auteur, parlait, « au jour de l'Epiphanie , des trois mystères de l'Adoration des Mages, du Baptême de Jésits-Christ et de s<m Miracle aux noces de Cana. » (P. 193.) — A Clermont, « à la messe de minuit, la Pastourelle se l'ait encore par cinq prêtres et par un prêtre qui conclut la cérémonie... Les paroles sont ù peu près les mêmes qu'on disait autrefois à Rouen. » (Ibid., p. 76.)

d;ctign>aiki: des htsteres.

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1° — xie siècle.

Limoges. — L" litre du mystère de* Trois Rois du manuscrit de Saint-Martial de Limoges, intitulé : Ilérode ou l'Adoration des Mages, nous a contraint de reporter ce drame à Ilérode. — Yoy. Hébode, — Sai.nt Martial de Limoges (Manuscrit de).

2° — xvc siècle.

Le geu des Trois Rois.

Le geu des Trois Rois est tiré du ni.in::scrit de la bibliothèque Sainte-Geneviève, à Paris.

Il dite du ïv* siècle.

La Bibliothèque du tltéâlre français , ouvrage attribué au duc de La Valiière (Dresde, 1768, in-8°, 3 vol., t. 1", p. 36;, l'a mentionné pour la première fois.

Il a été publié par M. Achille Jnbinol, dans les Mystères inédits du \v* sièc/e(Paris, 1S37, in-8", 2 vol., t. Il, p. 71M39).

Les acteurs sont au nombre de douze :

ealtsz vt\, roi d'Arable, sotre-dame.

siELcnioN, roi de Sézilc. Joseph, jvm'ai:. loideTarce. l'enfant Jésus»

TROTEHENO, messager. DIEU LE l'ÈRE.

UEKOlpE. GABRIEL.

uehhès, conseiller d'Ile- le seueur.

rôle.

Premièrement le sermon. L'auteur se place sous la protection de Marie, et raconte longuement la légende des trois rois.

Deuxièmement. L'action s'ouvre parle départ des trois rois d'Arable, de Sézile et de Tarcc, pays tributaires de Cologne, selon le poète; longtemps ennemis, les trois chefs, en se rencontrant sur le chemin de Bethléem, oublient leurs anciennes querelles et lient .railié. Tout en marchant sous ta conduite de l'étoile merveilleuse qui les précède, un doute s'empare de leur esprit; soumis a "l'omnipotence du puissant Hérode, « grant hoins entre lez homes, «ils ne peuvent jiasser près de lui sans lui rendre leurs devoirs, ni faire la démarche très-grave, dans les idées du xvc siècle, d'un nouvel hommage, sans lui donner avis. Le messager Trolemenu a vu les trois rois dans le chemin; en sujet fidèle, il court prévenir son seigneur Hérode, qui le renvoie sommer, comme suzerain, les feudataires de se rendre à sa cour. Ils comparaissent eu effet, et racontent comment ils vont adorer le Roi des rois. Cette déclaration laisse Hérode éirangemenl surpris. Hermès, son conseiller, lui apprend que les prophètes annoncent ce Roi des rois. Epouvanté , Hérode dissimule. Il feint, auprès des trois rois, de vouloir aussi faire hommage à l'enfant, et leur demande de revenir auprès de lui quand ils auront •> irouvé l'enfant, de cuer prié et o aouré, servi, amé et honouré... »

Troisièmement. Les trois rois ont promis, sont partis et arrivés devant Noire- Dame qui lient Jésus dans ses bras. Ballhaz.r d'Arable offre de l'or, « car or s v aparlicnl à

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roy; » Melctiion, l'encens; Jaspar, la mirre, oignement de grande vertu. Noire-Daine conjure son Gis do garder mémoire îles tn.is rois, et de les avoir en sa miséricorde future ; et Joseph leur promet, en retour, la fortune et la santé eu tenues assez singuliers :

Traveillez soni de tant aler; Ey prie Dieu dévotement Qui lez conduise à sainement, Car ilz n'ont mie estez avers.

Certes beau s dons ly ont offers; Sy leur sera bien giierdonné.

iosepii.

lis doivent être las d'un si long voyage. Aussi je prie Dieu de tout mon cœur pour qu'il les reconduise sains et saufs. Eli! ils n'ont certes pas été avares, et ma loi! ils ont fait là de beaux cadeaux. Sûrement ils en seront un jour récompensés.

Les Mages se remettent en roule, et reprennent d'abord le chemin du palais d'Hérode. Mais Dieu leur envoie, dans leur sommeil , l'ange Gabriel pour les avertir de prendre une route opposée. Ils obéissent et disparaissent.

Quatrièmement. L'action continue néanmoins. Un personnage austère, le Semeur, symbole populaire du travail, de la sagesse et de la foi, apparaît, labourant, semant, suant, souffrant, courbé sur le sillon; il prend la parole :

LE SEMEUR

Grant temps ce que je oy dire i. proverbe à i. grani sire, El sy disoil, bien m'en souvient :

Qui veult manger ouvrer convient Sy n'a rentes qui le souslicgue Dont blé et vin souvent ly viengne, Il n'est roy, duc ne emperière Tant suit sage de grant manière Qui sans peine povist avoir :

Pour ce failli faire son devoir.

Qui louz jours en qnoy se lendroit Oiseure, sy l'afammeroit.

Diex dit : < Aide-loy, je te ayderai, « Ou se senon je le fauldray... »

LE SEMEUR

Il y a longtemps que j'ouïs ce proverbe de la boucbe d'un grand seigneur; il disait, et je m'en souviens bien : Celui qui veut manger doit travailler. Quand on n'a ni rentes pour vivre, ni du blé ni du vin qui se renouvellent souvent, il n'y a ni duc, ni roi, ni empereur, tel sage et savant soil-il, qui

p lisse ren avoir sans lrav.il. Chacun 1 son devoir à remplir. Celui que l'oisiveté tiendrait tous les jours inutile, serait bientôt affamé. Dieu a dit : Aidetoi, je l'aiderai; sinon, je le ferai défaut... i

Cinquièmement. Hérodo a donné l'ordre du massacre des Innocents, l'enfer s'en ébat; mais Dieu a envoyé déjà Raphaël prévenir Joseph et Marie. Ils fuient; le Semeur leur indique la route d'Kgyple, et cache leur passage aux meurtriers qui cherchent la trace des fugitifs. L'enfer excite Hérode au suicide, et s'empare de son aine; Joseph et Marie reviennent à Nazareth, et rassemblée entonne le Te Deum final.

5° — mi* siècle I ['' moitié).

La Bibliothèque du théâtre français, ouvrage atlribuéauduc de La Vallière (Dresde, 1768 ; in-8°, 3 vol., t. I", p. 119), fait aussi mention de ce mystère. Les frères Parfait, dans leur Histoire du théâtre françois (Paris, 174.5 ; 15 vol., in-12, t. III, p. 47, 48), en ont laissé la notice suivante :

LE JOÏEl'X. MYSTÈRE DES TROIS ROIS. A dix-

sept Pcrsonnaiges, composé par Jehan d'Abondance, Bazochien, et Notaire Unyal de la Ville du Pont Saint-Esprit (437*).'

« Ce serait ennuyer le lecteur que de lui donner un extrait circonstancié de cette pièce. Il suffit dédire que l'histoire est suivie assez passablement; mais pour qu'on puisse juger de la versification de l'auteur, nous allons en exlraire quelques endroits.

« Un ange défend aux trois rois de repasser chez le roi Hérode, comme ils l'avaient promis, et leur ordonne de [«rendre un autre chemin.

l'ange.

Du baiili Dieu, Roy allitonanl, De Paradis, suis Messagier; Et pour vous garder de dangier, Retournez par nuit rc chemin :

Car Hérode, félon, malin, Tasche de vous faire mourir.

Pour son ire non encourir.

Vous failli autre voye choisir. S'il vous lenoyl en son pouvoir, elc.

«. Voici comment Hérode débute.

[failli Empereur, Monarque primitif, Stihlimatif, partout dominatif, Sur tous vivants je suis impératif, Superlatif, si puissant, ne chelif N'est contre moy, elc »

Voy. Abusdance (Jean d").

(i"û') Ce mystère des Trois Rois n'esl point imprimé, quoi qu'en ait dit Ruvcrdier ( page G5S de sa Hibliolhèfine). Il n'existe que manuscrit; nous n'avons pu le trouver que dans le cabinet curieux de .M. le marquis de C", à qui nous sommes redevable de plusieurs pièces rares. A la tôle de cet ouvrage est la note suivante que nous transcrirons ici avec plaisir , en faveur des amateurs du théâtre.

« Ce mystère est aussi rare qu'aucun de tous ceux qu'on recherche avec lanl de soin; j'ai tiré celui-ci d'un manuscrit presque indéchiffrable. Le farceur de

celle pièce (car il en fallait toujours un suivant le* génie de ce temps-là), est un vilain ou un paysan, a qui fauleur fait toujours parler un mauvais patois languedocien, qui donne lieu à beaucoup d'équivoques, avec les serviteurs des uois Mages.

< Il n'y a nulle division particulière en différents arles, mais seulement des pauses qui annoncent ordinairement l'arrivée de quelqu'un des personnages, et nui doivent par conséquent tenir lieu de scènes. La devise ou le dicton de Jean d'Abondance était Fin sans fin. C'était parmi ces ouvriers une espèce de signalement. >

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4° — xri'Jiède (l" moitié).

La Comédie de l'Adoration des trois rois, de la reine Marguerite de Navarre, contenant près de seize cents vers, a été mentionnée dans la Bibliothèque du théâtre français, ouvrage attribué auducde La Vallière (Dresde, 1768, in-8°, 3 vol., t. I", p. 120) ; et analysée par les frères Parfait dans leur Histoire du théâtre français, (Paris, 1745, 15 vo!.in-12, t. 111, p. 63, 64.)

COMEDIE D'£ L'ADORATION DES TROIS ROIS A JÉSLS-CHRIST (438j.

« Pour étendre ses grâces sur les nations les plus éloignées, Dieu ordonne à Philosophie, Tribulafion et Inspiration, d'amener les trois mages à la connaissance du Messie qui vient de naître. Baltliasar, éclairé par Philosophie, se détermine aisément à l'accompagner. Tribulation fait périr tous les parents et amis de Melchior, et par ce moyen le force à la suivre; et Gaspard, ne pouvant résister aux conseils d'Inspiration, .s'abandonne à sa conduite. Ces trois puissances mènent, de cette manière, les mages h l'intelligence divine; elle les instruit et leur donne l'étoile pour guide. C'est en suivant ce conducteur, que les trois rois arrivent à la crèche pour y adorer le Maîlre du monde, et lui offrir des présents.

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