‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1083 sur 1429 · GASPARD · texte numérisé non relu

GASPARD

i' s civil, j'ay veu ; mais, Dame, la parole, M'a e nliriné tant que m'y veux tenir. Par loy je sens que mon ame s'envole A sun Espoux, sans plus vouloir tenir, Au monde bas; parce que relenlr Elle a bien sceu la parole, ei les riiiz.

Pour à son Dieu pouvoir losl parvenir, Mon et lourment luy semblent Paradis.

•< Les mages se retirent, et, suivant l'avertissement des anges., ils s'en retournent sans passer chez Hérode. »

Yoy. Marglerite de Navarre.

3° — sviu* siècle.

Allemagne. — On lit dans Martin Gerbert, moine de l'abbaye de Saint-Biaise dans la Forèt-Noire [De cantu et musica sacra a prima ecclesiœ œtate risque ad prœsens temptu, auclore Martin Gerb....; San-Blasianis. J774, in-4% 2 vol., t. II, p. 82) : «Notre monastère possédait encore en 1768, où tout périt dans un épouvantable incendie, le manuscrit d'un Jeu des trois Mages. Dans ce mystère, qui jouissait d'une grande réputation, les rôles des trois mages étaient d'ordinaire joués par les représenlanls des plus grandes familles des environs, soit parle comte de Lupfen, soit par le comte de Furstenberg. »

Pantomimes.

Les trois Rois, dans le cours du moyen âge, ont été le sujet de pantomimes aux entrées des rois à Paris, que rapportent divers historiens. En 1378, le contiuuateurde Guillaume de Nangis raconte que, le jour de l'Fpiphanie, le roi de Fiance allait, à l'instar des Mages, offrir l'or, l'encens et la myrrhe. Godefroi de Paris (Chroniq. métrique, p. 190, 191) rapporte un fait analogue. Fn 1431, on les représentait « par personnages, sans parler » à l'entrée d'Henri VI, roi d'Angleterre. Le même spectacle se retrouve, en 1504, à l'entrée de la reine Anne de Bretagne {Registres de l'Hôtel de Ville), a Paris (439).

VACHE GRISE (La).— Une ancienne redevance attribuait un nombre assez considérable de mesures de blé aux principaux membres du clergé d'Auxerre, et au célébrant la messe le jour de la fête de saint Aignan; cette redevance portant le nom de la Vache grise (Vacea varta) , on en a conclu qu'il existait, dans les usages de la fètedes Fous, un Office de la Vache, comme de Y Ane ou du Bœuf. (Cf. Du Cange, Oloss. inf. et

(lû8) Ce mystère contient environ seize cenls vers.

(t">9) Un office des Mages du xi" siècle esl conservé dans un manuscrit de la bibliothèque de Municli. n° tiiCi. A, fol. 4. (Cf. M. Edelesland Diméril. Origines latines du théâtre mod.; Paris, 1849, iu-8', p. lob.) H. Denis (Codic. man.lheol. bibl. point, vindab. t. I", col. 5U49 ) signale un Office des Mages dans un manuscrit de la bibliothèque de Vienne, M" 941, datant du xiv siècle- nous y remarquons ce passage :

l'étoile. Apportez au Fils de Dieu les parfums rie Sal.a, il joint à l'Arabe, peuples étrangers, en avant, l'or, la myrrhe,..

le p»htegh d'or. C"'est-ce c|tie cette étoile ?

LK PORIEUH DE PARFUMS. 0 SlUppur!

LEf-ORTFr r nr. htrrde. Lumière nouvelle'

tned. lut., éd. Henschell ; Paris, 184G, in-4° 6 vu!-, t. VI, p. 714, V Vacca varia.)

VALEJST1X (Saint). — Ce mystère, du xvi" siècle, est tiré du manuscrit de la Bibliothèque impériale, n° 7208, 4. B., intitulé Miracles de Notre-Dame.

MM. Monmerqué et Fr. Michel, dans leur Théâtre français au moyen âge (Paris, 1839, gr. in-8", p. 294, 327), en ont donné une édi-

le premier. Quel éclat.

le decxièsie. Le soleil eu pâlit.

lï troisième l.a lune s'ellace.

le prevmer. CJuel feu! etc.

On trouve les Trois Piois dans la huitième el la neu'vièiuè'pièce du CheslerWIiilsûnpIays, la douzième du' Towneley mysteries, el la dix-huitième du l.ndus copenlriœ. Collier (Armais oflhi liage, l. I**, j». 52) mentionne, sous la date de 1502, une représentation des Trois [lois à la cour d'Angleterre.

Cualyitneo de la Flainmà (De rébus gesiis Azonis licecomiiis) a conservé le souvenir d'une représeulaliou liguree des Trois Mages en 132b' el en Italie. (Cf. Kv%krou,èer.Italie.seriplor.,l. XII, col. 1017.)

t"n Portugal, YAu'.o de los reges mngos de Gil Yiteulp.

VAL

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tion unique jusqu'ici, et une version en français moderne.

Les personnes sont au nombre de vin^tdeux.

VAI.ENTIN.

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