CATON
caton. Sire, que nos dieux vous tiennent en honneur cl vous donnent des jours heureux!
l'empereur. Qu'il en soit ainsi ! je le désire. — Maître Galon, voici pourquoi je vous ai mandé auprès de moi : j'ai l'intention de vous donner mon lil*, pour que vous l'iuslruisiez. Il est, dès à présent, assez grand pour recevoir vos leçons. Ainsi, emmenez-le, car je veux qu'il soit lettré. Je vous prie de lui consacrer tous vos soins el loute voire attention.
caton. Cher sire, pourvu qu'il y consente et qu'il s'en donne la peine, je le ferai bientôt clerc — Mais d'tes-moi, mon doux enfant, travaillercz-vous bien I oar être clerc?
le fils de l'empereur. Oui , mailrc , sans négligence, suivant mes forces.
le chevalier. En vérité, il répond sagement pour un enfant.
caton. Veuillez me donner la permission de me retirer; très-cher sire; car je crains de larder trop longtemps à aller lire.
l'empereur. Mailrc, niiez donc sous do bons auspices; prenez soin de mon lils.— Vous deux, accompagnez tout de suite.
deuxième sergent. Sire, nous exécuterons vos ordres de bon cœur.