‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1121 sur 1429 · LES VIERGES FOLLES , LE CHRIST, LES DÉMONS · texte numérisé non relu

LES VIERGES FOLLES , LE CHRIST, LES DÉMONS

le christ. En vérité je vous le dis Je ne vous connais pas, Où sont vos lumières? Ceux qui mar client, marchent loin à la lumière des deux.

Allez, misérables! allez, malheureuses ! Pour toujours, désormais, vous êtes la proie du mal... En enfer, à l'instant, qu'elles soient précipitées!.. (Aussitôt les démons s'en emparent et elles sont jetées en enfer.)

VIERGES SAGES ET LES VIERGES FOL- LES (Les). — On trouve dans le Cronicum Sampetrînum (Erfurt. Mencken , t. III , p. 326), la mention d'un mystère des Vierges, joué à Elsenach, le 14 avril 1322, devant le margrave Frederick, La plupart des auteurs qui se sont occupés du mystère des Vierges du tlannscril de Saint-Martial, ont rappelé ce fait

VIEUX-TESTAMENT (Mystère du). — Il n'existe plus du Vieux - Testament que di-

verses éditions fort rares, qu'ont citées les frères Parfait. Ce mystère fut joué en 1158, à Abbeville, selon M. F.-C. Zonandre. (Ilistoire une. etmod. d'AObeville el de son arrondissement; Abbeville, 183V, in-8-, p. 236.) Vers 154.0, un bourgeois de Lyon, nommé Neyron, fit jouer dans sa ville natale le mystère du Vieil Testament. Le P. Colonia, qui cite ce fait, donne une sorte d'analyse du mystère qu'il attribue à Louis Choquet. (Le RP. de Colonia, Jlist. litt. de la ville de Lyon; Lyon, 1730, iu-4", 2 vol., t. II, p. 429- 433.)

DeBeauchamp (Recherches sur les théâtres de France; Paris, 1735, in-8\ 3 vol. , l. 1", p. 226) l'a mentionné.

La Bibliothèque du Théâtre françois , ouvrage attribué au duc de La Vallière (Dresde, 1768, in-8% 3 vol., t. I", p. 69), et M. Louis Paris, en ont donné l'analyse d'après la plus ancienne édition de Paris, par Geoffroy de Marnef, contenant environ 60,000 vers. (Toiles peintes et tapisseries de Reims; Paris, 18'i3, ni-V\ 2 vol., t. II, p. 921-1027.)

M. Sainte-Reuve a noté , dans le mystère du Vieil Testament, quelques rares et courtes réminiscences classiques (Sainte-Beuve, Tableau hist. et crit. de la Poésie française et du théâtre français au xvr siècle; Paris, 1828, 2 vol., t. 1". p. 217-224.)

M. O. Leroy, dans ses' Etudes sur les Mystères; Paris, 1837, in-8", inlrod., p. xxiu et xxiv, en a cité diverses scènes, entre autres celle dans laquelle « deux vieillards » dès le temps de Jacob, regrettaient déjà le bon dans ce dialogue d'un naturel par-

temps , fait:

Le bon temps, qu'esl-il devenu, Jeihau ? il n'en est plus nouvelles.

— A cesle heure, il est descognu Le bon temps ! — Qu est il devenu?

Plus n'est comme je l'ai cognu. Esl-il auge, ou s'il a d<'- ailes, Le bon temps ! qu'esl-il devenu, Jeihau? — 11 n'en est plus nouvelles...

Le même auteur est revenu, dans ses Epoques de l'Histoire de France (Paris, 1843, in- 8°, p. 123), sur c l'excellent dialogue entre deux vieillards..., lesquels, dès le temps de Jacob, regrettent déjà le bon temps qui ne reviendra plus. »

Enfin M. O. Leroy a cité encore la scène du mystère du Vieil Testament où il est question « d'Aman gontlé de sa colère, se parlant à lui-même , ne voyant plus rien que Mardochée qui ne l'a pas salué, et n'entendant pas Zarès, sa femme, qui lui dit :

ZillËS.

Qu'avez-vous ? dictes, je vous prie.

AMAN

Vers moy loulchascun s'humilie!

z.vr.Ës.

Yostre cueur est un grand eslrif ?

AMAN

Un povre malheureux chestif !

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