‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1150 sur 1429 · XXIII. De Octovien, et des Sibilles · texte numérisé non relu

XXIII. De Octovien, et des Sibilles

« On vient de raconter à l'empereur Octavien (471) les prodiges qui ont paru à la mort de Jules César. Il mande aussitôt la sibylle Tiburle pour les lui expliquer.

Arrive aussi un peintre, qui offre de faire la statue de l'empereur. Avant que de lui répondre, ce prince demande à la sibylle s'il y a dans l'univers quelqu'un plus puissant que lui, et s'il peut se faire adorer, comme tout son empire le demande avec instance. La sibylle, pour le tirer do cette erreur, lui fait voir la sainte Vierge tenant l'enfant Jésus entre ses bras. L'empereur l'adore, et renonce pour jamais à satisfaire le désir des Romains. Entin paraissent les douze sibylles, qui chacune à leur tour viennent prophétiser la venue du Messie. »

VIGILES DES MORTS. — xy< siècle. — Duverdier ( Bibliothèque française, p. 827 )

donne la note suivante : « Les Vigiles dos morts par personnages

A savoir :

CREATOR OMNIUM; VIH FORTISSIMUS; HOMO NATUS DE MULIEREJ PAUCITAS D1ERUM

Imprimées à Paris, in-16, par Jean Janot. Sans date. — « Je m'esbay, ajoute cet auteur, comme il nomme les personnages en latin, vu qu'il les fait parler en françois, mais possible etoit-ce trouvé beau de ce temps-là. »

Les frères Parfait déclarent ne connaître aucun exemplaire Je celte édition. ( Hisl. du théâtre fr.; Paris 15 vol. in-12, 1745, t. III, p. 85. ) — Voy. Molinet (Jean).

VIGNE ( André ou Adrien de la ). — La vie de saint Martin par personnaiges, que contient le manuscrit de la Bibliothèque impériale (fonds La Valliôre, 51) est précédé d'un procès-verbal de la représentation du drame, en 1496, à Seurre, ville de Bourgogne, qui a bien perdu de son importance, en tête duquel on trouve que, le 9 mai, maistre André ou Adrien de la Vigne, natif de la Rochelle, commença de faire copier sous ses yeux dans la cure delà ville, la pièce dont il est l'auteur de façon à ce qu'on pût procéder à la représentation. M. 0. Leroy a observé que l'auteur de l'article ue la Vigne, Biographie universelle, n'a eu connaissance ni du manuscrit de Saint-Mai lin, ni de ileux farces dont de la Vigne est également auteur. — Nous allons apprendre

(471) L'empereur Auguste.

par du La Vigne lui-même, qu'il élait de La Rochelle. Connu jusqu'aujourd'hui par quelques poésies légères et par son Journal aeNaples, qu'il entreprit à la demande de Charles VIII, A. de La Vigne mourut en 1527. » ( O. Lerov, Etudes sur les mystères; Paris, 1837, in-8% p. 285. ) — Ses biographes ont jusqu'ici ignoré aussi qu'il fût né à La Rochelle.

VINCEJsT ( Saint). — L'abbé de Larue, dans ses Essais historiques sur les bardes, les jongleurs et les trouvères normands et anglo-normands (Caen, Mancel, 1 83 '« , in-8", 3 vol., t. 1", p. 1G5), fait mention d'un Miracle de saint Vincent qui fut joué à Caen. en 1422.

VISITE DES PASTEURS. — M. Philibert Leduc, dans ses Xoé's bressans (p.l, note), a signalé nue Visite des pasteurs ( 472).

VITAL | Cérémonie de saint. ) — Voy.

Procession noire d'Evrelx (La).

VOIA1GE LE EMAUX ( Le). — Un mystère de V Apparition fut joué à Réthune, en 154-9, le jour de la Fête-Dieu, sous le titre de « Voiaige de Emaux. » ( Cf. Lafons- Mélicoq, Annales archéologiques , t. V11I, p. 270.)

VOYAGEURS (Office des). — Du Cange ( t. V, p. 201, col. 1) a publié un oflicc des voyageurs, dans un Ordinaire de Rouen, que conserve aujourd'hui la bibliothèque de celte ville, n" 4829, Y. M. Edelestand Duméril, dans ses Origines latines du théâtre (Paris, 1849, in-8" p. 117), voudrait lire Office de l'Etranger ( peregrini).

YYE MEBOX (La). — « A Péronne, on

résentait au commencement du xvi* siècle, le Mislère de la vge mer on, le Mistèrc et passion du bancqucl. » ( Cf. De Lafons-Mélicoq, dans les Mélanges historiques, publiés par M. Champollion-Fige^c, t. IV, p. 329, noie 3. ;

YSAUDE. — « Uystoire d'Ysaude forgeant les doux Dieu fut représentée par per-

sonnaiges, en 1546, à Réthune. (Cf. de La-

(l'i) M. Clément a publié les fragments d'un Office des Pasteurs dans les Annales archéologiques, I. VII, VIII et IX; l'Ordinaire ms. de h bibliothèque de Rouen (probablement) d'où il les lire, date du xin« siècle. Cette même bibliothèque, ms. n° 1S, Y, du xrv« siècle, et n° 50, Y, du xv siècle, offre deux antres types du même office. On en trouve des traces dans le Uiurnale Andegavense (Paris, 1731, p. 100)

fons-Mélicoq , dans les Mélanges historiques publiés par M. Cuampolliox-Figeac, t. IV, p. 331. )

Cl dan>le Diurnale seennd. consuelud. Bornait, caria', fol. 137, verso. Le Chesler Vhitsun plays, le Towncley mysleries, et le Ludus Corentriœ offrent chacun un exemple d'un mystère des pasteurs. En Espagne, on a de Juan de la Encina une Egloga... entre eualrt pastores; Gil Vicenle avait écrit un auto pastoris del Xacimicnto.

Page 1