ADAN S
Seigneur, savés pourquoi j'ai mon abît cangiel? J'ai eslé avœc feiiie, or revois au clergiel; Si avertirai cliou que j'ai piecha songiel ; Mais je vœil à vous lous avant prendre congiel. Or ne porront pas dire aucun que j'ai ailles yue d'aler à Paris soie |iour nient vailles ; tibascuns puel revenir jà tant n'ierl encan tes; Après gi.ini maladie ensieul bien grans saules. D'autre part je n'ai mieclii nien tans si perdu 0 ue je n'aie à. amer loiaunient entendu. Encore peri-il bien as tés quels li pos lu ; Si m'en vois à Paris.
R1KCCES AURIS.
Cailis! qu'i feras-tn?
Onques d'Arias bons clers n'issi, Et lu le veus faire de li !
Uie seroil grans abusions.
ADANS.
N'est mie Rikieis Aillions
Bons clers et soutiex en sen livre?
HASE Ll MERCIERS.
Oïl, pour deus deniers le livre :
Je ne vois qu'il sacbe autre cose ; Mais nus reprendre ne vous ose.
Tant avés-vous muante chiel.
RIEIERS.
Cuidics vous qu'il venist à cliief, Uiaus dous amis, de clie qu'il dist?
(781) Feu M. île Toulmon, dans la Sotice sur Adam, musicien {Le ili. fr. an moyen âge. p. 49), remarque qu'au xiii" siècle lout musicien était poêle, tout poêle musicien. La musique, souvent mélodique pour la chanson, devenait incompréhensible lorsque le musicien voulait réunir des notes d'une exécution simultanée. Ainsi Adam, dans ses Jeux populaires, choisit parmi les modes ecclésiastiques ceux qui se /approchent le plus de la tonalité indiquée par la
Seigneurs, savez-vous pourquoi J'ai changé d'habit? Après avoir eu femme, je reviens au clergé. Ainsi, mes vieux songes s'en vont, et je teux d abord prendre congé de vous tous. Désormais, aucun de ceux que j'ai bailles ne pourra dire que je me sois vaille pour rien de mon voyage à Paris. Chacun peul revenir, même des plus grands délires: grande sanlé vient bien après grande maladie. D'aune pari, je n'ai pas tellement perdu mon temps ici, que je ne me sois bien entendu à aimer loyalement. II parai; bien aux tessons ce que fui le pot (782). Oui ! je m'en vais à Paris.
RIKECE AIRIS.
qu'y feras-tu? Jamais bon clerc ne
Malheureux sirlil d'Arras, et loi, lu veux faire un bon clerc Oh ! la bonne folie!
Rikiers Amions n'est- il pas un bon clerc cl sublil en fait de livres?
HANE LE MERCIER
Bah! j'en donne deux deniers, sans savoir ce qu'il sait. Mais nul n'ose vous reprendre, lanl vous avez la tête chaude.
RIKIERS.
Pensez-vous qu'il viendrait à bout , beau doux ami, de ce qu'il dit?
nature. Les phrases sont chantâmes. Au contraire, la musique destinée aux classes supérieures n'est que pcdanlisine, confusion et discord.
(7S2j Bien peu au leest quil li pot furent, Ce dit li Yilains.
(De Proverbts et du Vilain, manuscrit de h Bibliothèque du roi, fonds de Saint-Germain dès Prés, 1-239, olim n« 1830, fol. 71, recta, col. 2 et 3.)
ADA
Cha&cuns nies paroles despisl, (Mie me saule, et gifle moll lonc ; M. us puis <pie che vient au hesoing, El que par moi m'esiuei aidier, Sachiés je n'ai mie si cliier le séjour d'Arras, ne le joie, Que l'aprendre laissier en doie; Puisque Diex m'a donné engien Tant est que je l'aiour à liien; J'ai cli ■ assez me bourse escouse.
GLILLOS 11 PET1S.
Que devenra dont li pagousse, Aie commère dame Maroie?
APANS.
Biaus sire, avœc men pèreert chi.
guillos.
Maislres, il n'ira mie ensi S'ele se puel nuire à le voie; Car bien sni, s'onques le counul, Que s'ele vous i savolt liui, Que demain i toi l sans respit.