LE MOINE, GL1I.LOT
RIQl'IÈCF. ALRRiS.
Qu'esl-ce? y aura-t-il aujourd'hui davantage de disputes? N'aurons-ndiis aujourd'hui que fous et folles? Sire moine, mêliez en sûreté votre reliquaire. Car, sans vous, il y a longtemps, il y aurait déjà ici grand' merveille de féerie : dame Morgue el sa compagnie seraient maintenant assises à celle table; laiii c'est une vieille coutume qu'elles viennent dans celle nuit.
Beau doux sire, ne vous fichez pas... je m'en irai; je ne recevrai plus aujourd'hui d'offrande. Ah! pourquoi ne me pas laisser céans, pour que je voie ces grandes merveilles. Je n'y croirai qu'en les voyant.
RIKECE.
Bon. Taisez-vous et tenez-vous tranquille. Je ne crois pas qu'elle larde; car certainement, à celle heure, elles sont en chemin.
GU1LLOT.
J'entends la suite d'Hielekin (780), à mon escient,
fois la sepmaine. Adonc pensa le duc Richard que, s'il povoil, il sauroil quelz gens c'estoieni qui sur. la terre venoienl faire telles assembleez sans son congie. Lors assembla de ses plus privez chevaliers jiisqucs au nombre de cent à six viuglz des plus preux et bardiz qu'il peut liner en toute Normeiniie, et leur coula comme en sa terre, jouxte sonehasieaiide Moulineaux, en la forest, ad venoil par plusieurs luis à Passera ut ung roy qui estait acouipaigué de plusieurs manières de gens qui merveilleusement granl noise et horrible laisoienl, el se reposoien-t dessoubz ung arbre qui là esloit. Si leur commanda qu'ilz s'armassent el allassent avec luy gueiler et ouyr quelz gens c'estoieni. El les chevaliers rcspn-diicul que Ires voulenliers il/, noient avec luy, el que pour vivre ne pour mourir ils ne le laisseraient. Si advint que le dit Richard sans-pa iur et ses chevaliers s'e.i vil - (lient à Moulineaux, et là lirent dedeus la forest leur embusebe jouxte et joignant de l'arbre souliz lequel le roy et sa inesgnie s'arrestoienl. El incoiilin.inl connue à heure d'entre chien Cl leu, à l'avespranl, ilz vont ouyr une si liés granl noise el si h i rilile que merveilles, eiveireni comme deux hommes prindrenl ung drap de plusieurs couleurs, se leur sembloit, que ilz csleiidirent sur la terre el ordonnèrent par sièges comme s'ils vouloienl ordonner Siège royal. El puis après veirenl venir ung roy acouipaigué de plusieurs manières de gens, qui iner.vcilieiiseinenl grant noise el espo.anlal-le laisoienl. Celui roy se seoit en siège royal, el là le saluoient t;i servoient ses gens comme roy ; mais lous les chevaliers, gens du duc Richard, eurent si trèsgran'
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Mien ensianl, qui vient devant El mainte elukele sonnant ; Si croi Lien que soient chi prés