LA FILLE DU ROY ALFONCE
Monseigneur, croyez seurcment
Que jamais jour il ne in'avini,
N'en nia pensée ne m'advint
De penser à cestuy affaire :
Mais e'est raison, qu'on viieillc faire
Ce qu'il vous plaist sans nulz débalz.
LA DAHOISELLE.
Voire, mais il ne me plaist pas, Moy, qui ay bonne renommée, Que je soye deshonnorée :
Chacun au doy me moiistrcra.
roy adue&mr à la demoiselle.
Or, m'aime, quant ainsi sera, Pas ne sera grant deshonneur , S'un Fil/, de Ro'y, à vostre onneur.
Et aussi, quant ainsi seroit, Vostre corps rien n'y perderoit, Ainsi seroit de moy enrichy :
Et vous trouveroye mary Plus puissant, et grandement.
« Elles vont trouver Josaphat, qui, bien loin de répondre à leurs caresses, leur prêche la chasteté, et leur conseille, en cas qu'elles se veuillent marier, de prendre le Sauveur pour époux. La princesse feint de se trouver mal, et tombe évanouie. — Que veut votre maîtresse? dit le prince à la demoiselle.
LA DAMOlSELI.I
Et le devez-vous demander!
Monsieur, le vous faut-il dire?