‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 123 sur 1429 · LA FILLE DU ROI ALFONCE · texte numérisé non relu

LA FILLE DU ROI ALFONCE

Comment osez-vous contredire, De refuser cestuy plaisir :

Plusieurs se feraient occire Pour une heure ou deux me tenir.

Las! ne me faictes pas languir, Monsieur, et je vous en prie.

Doulcement, vûeillez accomplir La volonté de vostre amie.

Est nature on vous dessaillie?

Vous qui n'estes qu'ung jeune enfant?

Embrassez-moy à ehere lye, Jamais homme n'aimay autant.

LA DEMOISELLE DE LA FILLE ALFONCE , chante tt

dance.

Gente créature.

Que j'ay tant aimée Si je ne t'agrée, etc.

« Josaphat fortifié par la grAce du Seigneur, touche le cœur de ces deux filles, et les convertit à la véritable religion. Théodas suit cet exemple, et bientôt Avennir détestant les idoles, embrasse le christianisme (90*). Il meurt peu de temps après dans des sentiments véritablement chrétiens. Josaphat quitte ensuite sa couronne et se retire dans un ermitage.

(Les Diables en guise de bestes l'assaillent.)

Filz de Roy, entens ma raison.

« Le prince, sans l'écouler, le chasse par le signe de la croix ; et pour se mettre à couvert de pareils assauts, il va trouver son cher Barlaam : et meurt paisiblement dans cette dernière retraite. L'évêque de Sanar, instruit de sa mort, va, accompagné de ses chanoines, chercher son corps pour le mettre en sépulture. »

BARBE (Sainte). —Le manuscrit du Mystère de sainte Barbe a été indiqué, dès l'an 1735, par les frères Parfait, parmi ceux de la ltibliothèque du roi, in-folio, de 742 pages, contenant environ 25,000 vers.

L'auteur est resté inconnu, mais l'état du manuscrit et le langage assignent assez positivement à ce drame la date de la seconde moitié du IV siècle.

Ce mystère n'a jamais été imprimé.

Le nombre des acteurs n'est pas moindre de 08; les frères Parfait pensent qu'il fut joué par les confrères de la Passion.

Dans leur Uistoire du théâtre français (Paris, 15 vol. iu-12, t. II, 1735, p. 5-78J, ces auteurs ont donné un aperçu de ce drame, et la Bibliothèque du théâtre français, ouvrage attribué au duc de La Vallière (Dresde,

(09) Pour entendre ceci, il faut savoir que cette tète est sur l'autel, dans la concavité duquel est placé un homnv, qui remplit la tète (qui est de carton) de ces matières faciles à se consumer, et où

Dictio.nn. des Mystères

17G8, in-8% 3 vol., t. I, p. 34;, en a donné aussi une analyse.

M. O. Leroy, dans ses Etudes sur le»

mystères (Paris, 1837, in-8% p. 281) a mentionné le Mystère de sainte Barbe; il y. remarque un mélange de plaisanteries grossières qui rebutent dans la plupart des drames à la fin du xv" siècle, et que nous trouvons jusque dans les pièces de l'hôpital tle la Trinité, où s'étaient glissés les Enfants sans-suuci. »

On lit dans les Manuscrits françois de la Bibliothèque du roi (Paris, 1848, in-8% t. VII, p. 374) de M. Paulin Paris, la note suivante :

« N° 7299. '. Le mystère de Sainte-Barbe en cinq parties. — Volume in-4° mediocri de 434 feuillets en papier, lignes longues; xv* siè-

il met le feu, dès que Calibéas cesse de parler.

(99*) Adonc tes Diables se combattent tous ensemble, et Lucifer leur que te des pierres sur etilx.

ffi BAR

cle, foDds Cangé, anc. n° 11, nouveau 17.

« Le Mystère de sainte Barbe diffère beaucoup de tous ceux qui ont été imprimés. Mais les frères Parfait en ont donné une analyse assez satisfaisante... Ils l'ont faite sur notre manuscrit qui, disent-ils, est unique. »

Nous reproduisons l'analyse des frères Parfait :

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