A VA
AMPUYTRWN ou le Gela (L'). — Voy.
GÈTA.
ANDR1ASSE (L'). — Voy. Parasols
(H. de).
ANDROMAQUE. — M. Magnin, dans son Cours professé à la Faculté des lettres, en 1831-1835, citait au v" siècle Andromaque et Hélène, d'après Sidoine Apollinaire [Description des jeux de Narbonne ).
ANERIE. — Voy. Science et Anerië.
ANTECHRIST (L').— La force nouuelle de l'Antéchrist et de trois femmes : une Bourycoiseet deux Poissonnières, à quatre personnages. C'est à scavoir :
Hamelot, première poisson- L'Antéchrist.
nière, La BOURGEOISE.
Colechon, deuxième idem,
Cette pièce du xvi* siècle a été mise en meilleur langage, en 1(512, par Nicolas Roussel, éditeur, qui en donna à Paris nue réimpression.
Le ton en est extrêmement licencieux; et l'esprit en est fort éloigné de la religion.
L'Antéchrist nous fournit les vieux proverbes suivants :
Cil gaigne assez qui a sa vie, Après le beau temps vient la pluie, Après Pasques viennent les veaux...
ARRALES1RE (La farce de l'). — La farce de l'arbalestre a u. personnages, est
conservée dans le manuscrit du xvr siècle de la Bibliothèque impériale, fonds La Vallière, n° (13, attribué sans preuve à Pierre Taserye.
Elie a été éditée dans la collection Téchener (Paris. 1837, in-8°, k vol.
le mary commence :
Je ne say qui me confil.i Qui mesinement me barbouila De m'a 1er niecire en mariage...
ne say rien faire
Qui plaise ni qui snvl utile A ma femme sage sébile.
Marye lus a !a niale heure, Qu:ml ie luy lis, elle nw pleure Quant ie pleure, elle s'en rit; j Quant ie me ioue, el se niaril ; Quant ie me maris, el se ioue; Quant ie me ioue, cl faict la moue...
LA FEMME
Qui espor.se un sot de nature Ne seroyt son plaisir auoir...
C'est un soi le plus desplaisant Plus yilinl, plus mat plaisant Que iamais la lerve ne porta...
L'un et l'autre continuent ainsi en échangeant des injures.
LE MARY
Femme ne doit point entreprendre De vouloir son mary reprendre Douant les gens que bien a poiuct...
Et un peu plus bas, ce mot qui ne manque pas de malice.
... L'homme faict la femme telle Qu'i la veult ou douce ou rebelle...'
Diction*, des Mystères
ASES ET LES WOLFVNGEN (Les). — M. Van der Hagen [Eddaliedèr, prëf. p. si), pense que les anciennes traditions des Ases et des Wolfungen auraient pu être représentées dans l'Hippodrome de Constautinople.
AI. Edelesland Duruéril critique celte opinion ; il n'en voit point de preuves. (Cf. Orig. lat. du th. mod. ; Paris, 18W, in-8" p. 10, note 5. )
AUCASSIN. — De Roquefort est d'avis qu'Aucassin et Nicolelte fut représenté. (Cf. De l'état de la poés. fr. dans les xir et xm" siècles; Paris, 1815, 111-8°, p. 259.)
AULULAIRE (L') -- L'Aululaire ou le Querolus a élé daté comme le Gèta du xu* siècle.
Ce poème semble appartenir également à Vital de Blois.
On n'en signale pas les manuscrits.
La plus ancienne édition qui en existe est celle de Jérôme' Commelin: Rittershus l'a donné de nouveau; puis MM. Osann, en Allemagne, et Wright, en Angleterre.
M. Osann pense que ce poëme fut composé d'après le Querolus du ivc siècle, attribué à Plaute par Vital de Blois; le style en est absolument celui du Gèta.
Ce poëme n'aurait pas plus que ce dernier été destiné à la représentation.
M. Edelestand Duruéril considère VAululaire de Vilalis, qu'il date du xiP siècle, comme une refonte du Querolus dont la date ne remonterait qu'au vir siècle au plus tôt. (Cf. Origines lat. du th. mod.; Paris, 1839, p. 14 et 15); c'est le produit de la renaissance des lettres du xu' siècle : on remet alors des intentions littéraires dans les compositions dramatiques, mais on se sert du vers élégiaque, on amalgame les indications scéniques avec le dialogue et on les fait même entrer dans le vers. ( lti, p. 33, 31. ) — Voy. Gèta.
AVANTUREULX (V). — L'Avanlureulx, farte nouuelle à un. personnages, c'est àsruuoir :
L'AllA.NTLT.EULX,
Glermonset,
GUILLOT, El RlG.NOT.
Cette pièce est conservée dans le manuscrit.de la Bibliothèque impériale, tonds Lu Vallière, n° G3.
Elle date de la première moitié du xvi' siècle.
L'unique édition très-fautive qui en etistc est celle donnée dans la collection Téchener (Voy. Recueil de farces).
l'auantureulx commence :
Qu'esse d'homme qui s'aventure,
Qui son biuict et honneur procure, Et qui est touiouis sur les rens.
Sans iamais dire : ie me rens?
son fils Gimrmonset lui demande bénélices et cures, surtout
Le bénéfice de Rignot,
Qui est lils Guillol le maire...
BAB
BAB
Le grand Avantureulx envoie Guermonset
sommer Rignot d'abandonner son bénéfice.
Guillot défond son fils, h' Avantureulx doit
soutenir ]e sien, il se prépare à l'attaque :
Mais arme moy bien par derière
El que mon liarnoys soyt bien clos.
GUERMONSET.
Quoy ! vonlez-vous tourner le dos.
l'auantureulx.
Nenin pas, niais quant nous fuyons,
Y fault craindre les horions, Autant deuant corne deriere...
Les deux champions sont en présence, aussi émus l'un que l'autre de leur futur combat.
GUILLOT
Jésus qu'esse sy que i'o ?
L'auantureulx aproclie fort.
„'auantureulx.
A mort, vilain, à mort, à mort.
guillot.
A! Rignot, il est couragetilx, Pour un home et auanluieulx...
l'auantureulx.
Or sa, Guillot, nous sommes pies, loustonsa qui esse qui tient.
GUILLOT
Dictes-vous a bon esient Vraymenl ie ne vous fauldray pas.
l'auantureulx.
A! dea, dea, ne me frapes pas; Combien que rien ie ne vous crains.
guillot.
Sang bien! se g'y boute les mains le m'en raporle bien a loy ; Ne l'aproche pas près de moy, Sy tu veulx que ie me deffende.
l'auantureulx.
Vaulty poinct mieux que ie me rende?
Guerinonsel que s'en semble bon.
GUILLOT
Y vault mieux que nous apoincton Colin, les coups sont dangereulx...
Les deux poltrons, après mines de combats, finissent par s'accorder; le récit vantard de leurs exploits passés égayé la fin de cette farce que termine la conclusion suivante :
De soles gens sole raison, De les hanler on ne doibt poinct, Mais fuyr en toute saison.
Prendre ausy de Dieu la maison Les biens et la diuine office...
C'est un pesche contre l'esprit...
AVENTURE (Le jeu d' ). — Li jeus d'aventure sont conservés dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale, ri" 7218.
Legrand d'Aussy semble y voir une pièce dramatique (Cf. Fabliaux; Paris, Renouard, 5 vol. in-8°, t. IV, p. 240); M. Ach. Jubinal est d'avis que c'est une erreur et que ce petit poëme n'a rien de dramatique; toutefois pourrait-il appartenir au théâtre de famille
ou de festins du moyen âge. (Cf. Œuvres complètes de Rulebeuf recueillies par M. A. J. . . .; Paris, 1839, 2 vol. in-8% p. 131.)
M. Trébutien a publié un Dit d'Aventures dont le but est de se moquer de la chevalerie.
M.Wright (Anecdota literaria, Lond., 184-4, in-8";, donne un jeu d'aventure d'après un manuscrit de la Bibliothèuue Rodléienne qui commence ainsi :
ragemon le bon.
Deu vous dorra granl honour, E granl ioie et grant vigour, la de çeo ne faùderez, Taunt cum vous viverez...
Cette pièce appartient au xv' siècle.
AVEUGLE (L'). — L'Aveugle, son valet et vne tripière, farce joyeuse à .ni. personnages, c'est â scauoir :
Vn aveugle.
Son varlet.
Et VNE TRIPIERE.
Tel est le titre d'une farce conservée dans .e manuscrit de la Bibliothèque impériale, fonds La Vallière, n° 63.
Cette pièce date du commencement du xvi" siècle; on a pensé qu'elle avait pu être représentée à Rouen et sortir de la plume de Pierre Teserye.
On la trouve éditée dans la Collection Téchener. ( Voy. Recueil de farces, moralités, etc.} Paris. 1831-1867, 4 vol. petit 111-8°. )
Le Varlet de l'Aveugle et la Tripière se querellent, le varlet renverse les « pié de beuf et boudin... »
LA TRIPIERE
... Je vaulx, mieulx loy Ne que fust onq ton père Me vien lu faire tant d'esmoy?
Par l'ame de ton grand-père!
lluy ie le desuisageray.