SON VARLET, ET DEULX FEMMES
Le manuscrit du xvie siècle, conservé à la Bibliothèque impériale, fonds La Vallière, n° G3, édité par MM. Leroux de Liiny ei Francisque Michel (Voy. /tecuet'/ de Farces...), contient cette farce que le varlet termine oar ce conseil aux spectateurs :
Hardiment faisons nous valloir, Soucy d'argent n'est que l'abit...
BATELIÈRE (La fille). — La Fille baste- Uère, monologue nouueau el fort récréatif, esl conservée dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale , fonds La Vallière, n° 03, attribué sans preuve à Pierre Tasèrye.
Elle a été éditée par MM. Leroux de Lincy et Fr. Michel, dans le Recueil de farces, moralités et sermons joyeux (Paris, Téchener , 1837, in-8% 4 vol.); ce Recueil, très-peu soigné typographiquement, n'a été tiré qu'à 76 exemplaires.
Un bateleur instruit sa chambrière, et celle-ci qui le remplace, débite au lieu et place du charlatan :
Iey apporte doygnement7.,pouldres, racines, Pour faire grosses médecines A ceulx qui en eront besoing...
Ehe cite un grand nombre de villes où elle a passé; tout cela est entremêlé de malice , de plaisanteries, de grossièretés et d'indécences : c'est une pièce de foire.
BATON (Martin). — Voy. Martin Bâton.
BAVARDAGE DU MONDE (Le). — Li Riole de l'monde, ou le Bavardage du monde, date du xv' siècle.
Cette pièce , en prose et anonyme, est conservée dans le ms. de la Bibliothèque impériale, n" 7595.
Elle a été publiée par M. Francisque Michel, à Paris, chez Silvestre, en 1834.
On la retrouve en vers dans le ms. de la Bibliothèque harléienne à Londres, n°2253, sous ce litre : Le Jongleur d'Ely et le roi d'Angleterre. Cette version a été éditée à
que à part. (V. 459,451, 442). (P. 422.)
i Alors il quille le lit, el, ayant rencontré Babion an milieu des ténèbres, une rixe s'engage entre eux. Fodius, comme auparavant, prétend ne pas le connaître, l'accuse d'être un débauché, cl malgré les protestations réitérées de son maître, il lui porte un coup mortel. Enfin, comme s'il venait de reconnaître Babion, il affecte de la surprise, el exhale en ces termes son prétendu désespoir. (Vers 454 à 45'J.)
Alors Fodius propose de guérir la blessure incurable qu'il a faite :
... Médiats sum... (Vers 459.) « Babio, connaissant son état el trop convaincu de la perfidie de son serviteur, refuse le secours qu'il lui offre, el la pièce se termine par les lignes suivantes (vers 4G3,4t>4. 405 ad fi item'*.
NOTICE SU II LE THEATRE L1BUE
BAZ
Londres, en 1818, nar M. Francis Palgrave, et en 'France par l'abbé Dclarue (Hist. dis bardes, jongleurs et trouvères normands cl anglo-normands, t. 1", p. 283).
M. Achille Juhinal cite cette petite pièce dans le I" vol. de son édition des OEuvres complètes de Rutetieuf (Paris, 1829,2 vol. ni-8", t. 1", p. 473).
La Mole del monde a été classée par M. Edélestand Duméril parmi les poésies empreintes de l'esprit du moyen Age à tout dramatiser. (Cf. Origines latines du théâtre moderne, Paris, 1849, in-8°, p. 3.)
Flic appartient probablement à la tin du xve siècles.
Voici le commencement du texte en prose:
le me chevauchoie d'Amiens à Corbie; s'encontrai le roi cl sa maisnie :
— A cui es-iti? dist-il.
— Sire, je suis à mon signor.
— Qui est tes sires ?
— Ci barons, me dame.
— Qui est la daine?
— La l'aine mon signor... ele
BAZOCHF (La). — Dans leur Flistoirc du théâtre français, t. I", 39, et t. Il, p. 78) les frères Parfait ont donné sur la Bazoche les notes suivantes :