‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1262 sur 1429 · LA MÈRE, LE COMPERE · texte numérisé non relu

LA MÈRE, LE COMPERE

IUUART, L'ESCOLIER.

Troyes, Nie. Oudot, 1624.

14° La Farce ioyeuse et récréative de Poncette et de l'amoureux transi; Lyon, Jean- Marguerite, 1593

15" La Farce nouuelle du Manier et du gentilhomme; Troyes, Nie. Oudot, 1628.

16° La Farce ioyeuse et profitable à un chacun, contenant ta ruse , meschancelé et obstination d'aucunes femmes, par personnages ; 1596.

17° Le Discours facétieux des hommes qui font saller leurs femmes par ce qu'elles sont trop douces; Rouen, Abr. Cousturier, 1558,

18" La Tragi-comédie plaisante et facétieuse intitulée la subtilité de Fanfreluche et Gaudichon ; Rouen, Ahr. Cousturier.

19° La Tragi-comédie des enfans de Turlupin, malheureux de nature; Rouen, Abr. Cousturier.

20° La Farce plaisante cl récréative sur un trait qu'a ioué un Porteur d'eau le jour de ses nopees dans Paris; 1632.

21° La Farce de la Cornette, à v personnages, par Jehan d'Abundance ; 1543.

22° La Comédie facétieuse et très plaisante du voyage du frère Fecisti en Provence vers

(849) Les confrères delà Passion, ne pouvant euxmêmes exécuter les nouvelles pièces, qui ne convenaient pins au litre religieux qui caractérisait leur compagnie, acceptèrent les offres d'une troupe de comédiens, qui se forma pour la première fois, et qui prit à loyer le privilège de l'hôleJ de Bourgogne. Les confrères s'y réservèrent seulement deux loges pour eux et pour leurs amis : elles étaient les

Nostradamus, pour savoir certaines nouuelles des clefs de Paradis et d'Enfer que le pape auoit perdues; Nistnes, 1599.

23° La ioyeuse Farce d'un Curia qui trompa par finesse la femme d'un laboureur; Lyon, 1595.

24° S'ensuyt un beau mystère de N. D. à la (ouenge de la très-digne Nativité, d'une jeune fille qui se voulut hubandonner pour nourrir son père et sa mère en leur extrême pauvreté ; Lyon, 1545.

25° La Moralité nouuelle et très-fructueuse de l'Enfant de perdition ; Lyon, 1608.

Quelques exemplaires du recueil de ]\I. do Montaran portent le titre suivant : Jtrcueil de livrets singuliers, etc. (Cf. Brunet, Manuel du Libraire [Caron]. )

COLLECTION MONTARAN. — Voy. Recueil de livrets, par M. De Montaran.

COLLECTION ROUSSEL. — Voy. Recueil de Farces de Roussel.

COLLECTION S1LVESTRE. — Voy. Poésies des xv' et xvie siècles, etc.

COLLECTION TÊCHENER. —On entend par Collection Téchener le Recueil de Farces, moralités et sermons joyeux, publié par MM. Leroux oe Lincy et Francisque Michel (Paris, 1831-1837, petit in-8, 4 vol., 76 pièces). — Voy. Recueil de Farces, ete.

CONFRÈRES DE LA PASSION. — Les frères Parlai!, dans leur Histoire du théâtre français ( t. III, p. 225), tracent ainsi l'histoire des Confrères de la Passion , à partir du temps où il leur fut défendu, par arrêt du parlement, de représenter des scènes religieuses (1548) :

« Les Confrères, disent-ils, restreints à ne faire usage que des pièces profanes, en représentèrent dans ce genre pendant plus de trente ans, et ce ne fut que vers 1588 qu'ils louèrent leur privilège et leur hôtel à une troupe de comédiens.

« Ce fait que nous prouverons par les lettres [latentes des rois Henri Ilj François II, Charles IX, Henri III, et par plusieurs arrêts du parlement où les confrères y sont nommés seuls, et exécutant des pièces tirées de l'histoire et des romans. Ce fait, dis-je, n'a pas été éclairci par les historiens, qui n'ont point mis d'intervalle entre l'arrêt du parlement du 17 novembre 1548 et l'accommodement des confrères avec cette troupe de comédiens (849). Ainsi, rien n'est plus sûr que les confrères continuèrent leurs spectacles par eux-mêmes, mais à la vérité avec inoins de succès que par le passé : les gens de goût depuis longtemps méprisaient les productions qui paraissaient sur leur théâtre. Ajoutons que peu d'années après l'établissement des confrères à l'hôtel de Bourgogne, il parut tout

plus proches du théâtre , distinguées par des barreaux; on les nommait les loges des maîtres, (fl'stoire de la ville de Paris, tome II, Iiv. xx.) Eu mettant un intervalle de plus de trente ans, entre l'origine de l'hôtel de Bourgogne et cette troupe de comédiens dont on parle ici, tous les faits sont vrais; c'est ce que nous éclaircirons plus bas.

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d'un coup cinq ou six poêles, qui firent connaître aux Français le véritable genre de ce spectacle, en composant des tragédies et des comédies sur le modèle des poètes grecs et latins. Malheureusement pour les progrès de cet art, les Latins l'emportèrent sur les Grecs, et Sénèque fui préféré à Euripide. Les sentences et le langage ampoulé du premier étaient plus à la portée de l'esprit de l'idiome français de ci; temps. Ronsard, qui avait l'ranciséle grec et lelatin|dansses ouvrages (850), donnait le ton aux beaux esprits, qui étaient si grands admirateurs de Ce poète, qu'on étudiait la langue dans ses vers (831). De suite que les barbarismes de Ronsard et le style enllé de Sénèque, étaient les bases sur lesquelles toutes les tragédies furent taillées, non-seulement pendant le cours de ce siècle, mais encore plus de trente années dans le suivant.

« Malgré les défauts qui régnent dans les ouvrages dramatiques des poètes dont nous venons de parler, il faut cependant avouer qu'ils ouvrirent une route fort utile à de grands hommes. Sans Jodelle et Grevin, peut-être que Garrrier et Théophile n'eussent jamais pensé à devenir auteurs tragiques ; et, sans ces derniers, Mairet , Rolrou et Duryer n'auraient pas tant donné'

(850) Ronsard, qui le survit, (n)parnne autre méthode, Réglant loin, brouilla tout, lii un art à sa mode, El toutefois longtemps eut un heureux destin.

Mais sa muse, en français, partant grec cl latin, Vil dans l'âge suivant, par un retour grotesque , Tomber de ses grands mois le faste pédanlesque.

(Dkspréacx.)

(851) Jean de La Taille, poète dramatique qui vivait du temps de Ronsard, va nous apprendre le respect que l'on avait pour ses poésies. « Mais, pour revenir à mon frère, voyant en lui un entendement ctsçavoir plus grand que le commun, et qu'aussi par son destin commençant à suivre Apollon el les Muses, faisant déjà vers latins el François, je lui voulus ouvrir davantage l'esprit, el lui donnant goust de la poésie, par les œuvres de Ronsard , je lui communiquai tout te que je sçavois de l'art poélique. » l'ar ce (pie nous apprend La Taille, on doit juger que les autres poêles pensaient à peu prés de même.

L'invention n'est poin du vieux Ménandre,

Kieu d'estranger on ne vous lait entendre

Le siyle est ouble, et chacun personnage

Se dit aussi estre de ce langage.

Sans que brouillant avecques nos farceurs,

Le saincl ruisseau de nos plus saincles sœurs,

On moralise nu conseil, un esent,

Un temps, un tout, une chair, un esprit,

Kl tel fatras, dont maint et maint folastre,

Fait bien souvent l'honneur de son theastre.

(852) Grevin, dans le prologue de sa Tréiorière, s'explique encore plus clairement.

Non ce n'est pas de nmis qu'il faidt, Pour accomplit cet eschallaull, Attendre les farces prisées, Qu'on a Lousiours uioralisées :

l'.ar ce n'est nostre intention.

De inesler la religion Dans le sujet des choses feinles]; Aussi jamais les lettres sametes Ne furent données de Dieu, Pour en faire après quelque jeu.

Celui donc qui voudra complaire Tant seulement au populaiie, Celui choisira les erreurs Des plus ignorais bastdeurs

(o Marc».

d'émulation au grand Corneille. C'est ce que nous ferons voir dans l'ordre chronologique des pièces de thé;1lre.

« Ce fut en 1552 que Jodelle, par une hardiesse, substitua aux spectacles ridicules de son temps la comédie et la tragédie dans le goût des anciens. Ce nouveau genre de pièces eut tout le succès que l'auteur pouvait s'en être promis. Le roi Henri JI honora plusieurs fois de 'sa présence les pièces de Jodeile qui, aidé de ses amis, les représenta lui-môme. Les confrères de la Passion ne furent pas oubliés dans le prologue de la comédie d'Eugène (852). Le publie approuva la critique, et c'est ce qui commença à donner du discrédit au théâtre de l'hôtel de Bourgogne, d'autant plus que les autres poêles, tels que Baïf, la Péruse et Grévin suivirent Jodelle dans le même genre.

« Cependant, malgré le peu de cas qu'on faisait du spectacle des confrères, ils ne laissèrent pas d'obtenir du roi Henri II de nouvelles lettres patentes (853) en faveur de leur confrérie. François II leur en accorda de pareilles au mois de mars 1559. Charles IX lit plus, il leur remit ses droits de lots et ventes du terrain de l'hôtel de Bourgogne, tant du passé que de l'avenir (85i),

Quoi? demandez- vous ces romans.

Jouez d'une aussi soite grâce, (.lue sotte est cette populace.

De qui tous seuls ils sont prisez?

Vous esles bien mieux advisez.,...

N'attendez donc en ce théâtre Ni farce, ni moralité.

Mais seulement l'antiquité.

Oui d'une face plus hardie Représente la comédie, etc.

(853) En janvier 1554.

(Soi) Lettres d' amortissement accor lées par le roy Charles IX aux confrères de la Passion, pour l'ncquesl d'une portion de l'Hostel de Bourgogne. — < Chaules, par la grâce de Dieu, roy de France, à tous présens et à venir, Salut. Sçàvoir faisons, Nous avoir rciû l'humble supplication de nos chers el bien amés les doyens, maislres el gouverneurs de la Confrairie de la Passion de N. S. J. C. contenant que feu de bonne el louable mémoire, le roy Charles VI, nostre prédécesseur, que Dieu absolve, pour certaines bonnes causes à ce le mouvant, créa et institua dès l'an 140-2 ladicte confrairie, à laquelle il donna el concéda plusieurs beaux privilèges, franchises et libériez, à plein contenus el déclarez par les lettres de Chartres de nostre dicl prédécesseur, qui leur auraient successivement par nos prédécesseurs rois estez duemenl confirmez et continuez, mesme par le feu roy Henri noslre très-honoré Seigneur el Père, que Dieu absolve, du vivant duquel, et dès le 30 aousl 1548, lesdicts supplians auraient pour le bien et augmentation d'icelle confrairie, acquis d'un nommé Jehan Rottvel, marchand, demeurant en noslredicle ville de Paris, nue belle mazurc, et place assi/.e en icclle ville en l'Ilosicl de Bourgogne, contenant dix-sept loises de loue, sur seize de large, tenue el mouvant de nous à la «barge de payer par chacun au à noslre receple ordinaire dudicl lieu la somme de seize livres parisis de cens et renie, etc., ainsi qu'il est plus au long déclaré par le conlracl; pour raison de laquelle veille el acquisition, et des lois et ventes qui nous en peuvent estre deiibs à cause d'icelle, noslie susliltit de nostre procureur général en la Chambre de. noslre llirésor à Paris, les aurait puis certain temps mis en procès

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pour lesquels le substitut du procureur général do la Chambre du Trésor les avait fait assigner et saisir tous leurs effets.

« Cette affaire finie, les confrères, quelque temps après en essuyèrent une autre, qui fut encore plus fâcheuse. Le curé de Saint-Etistache. Messire René Benoit, obtint de la Chambre séante au Chalelet, que les confrères n'ouvriraient les portes de leur spectacle qu'après Vêpres dites. Il fallut obéir à l'arrêt et le théâtre de l'hôtel de Bourgogne devint presque désert. Les confrères représentèrent au parlement « que « cette ordonnance rendoit leur privilège il- « lusoire, et sans effet, parce qu'il leur se- « roit impossible, les jours étant courts, de « vacquer à leurs dits jeux, pour les prépa- « ratifs desquels ils avoient fait une infinité « de frais. » Ils ajoutèrent dans cette môme réquête «qu'ils payoient cent écusde rente « à la recette du roy, pour le logement et « trois cent livres tournois de rente aux « enfans de la Trinité, laut pour le service « divin que pour l'entretien des pauvres : » Et conclurent « qu'il leur fût lierons d'ou- « vi ir les portes de leur jeu, pour les allans « et les venans, à la manière aceousluinée, « à la charge toutefois qu'ils ne commence- « roient leurs jeux qu'à trois heures sonnées, « à laquelle heure les Vêpres avoient ac- « couslumées d'estre diltes. » Le parlement, par arrêt du 17 novembre 157i, accorda ces demandes; mais le curé de Saint-Eustache ayant fait de nouvelles oppositions, suspendit encore près de trois ans, l'effet de cet nrrêt. Enfin en 1577, les confrères obtinrent

en ladicle Chambre.... Pour ce est-il que Nous désirons le bien et augmentation il'icelle confïairie, et autres bonnes considérations à ce Nous mouvans, avons permis, accordé et octroyé, permettons, accordons et octroyons, voulant, et Nous plaisl de grâce spéciale, pleine puissance et autlioriié royale, par ces présentes, que lesdicls supplians et "leurs successeurs doyens, maislres et gouverneurs de ladicle confïairie, puissent en leur loy se tenir et posséder perpétuellement él à tousjours, ladicte niazure, ensemble les liaslimens et édifices susdicts, jouir et posséder par iceulv supplians, et leurs dicts successeurs à quelque valeur et estimation que le tout se puisse monter, comme choses admorlies et indemnées, et lesquelles nous àdirïorlissons et indemrions du tout dès-à-présent, et à tousjours, ei Scelle dédions à ladicte confrairie; et laquelle flmince el indemnité, pour le regard d'iceluy admorlissement, ensemble tous et chacun les droits de relief, l'o Is et ventes, cl autres droicls seigneuriaux qui nous peuvent ou pourraient eslre deubs, tant pour raison dudit admorlissement, que de la dicte acquisition, à quelque somme, valeur el estimation que !c tout se puisse monter el revenir, Nous avons auxdilcts supplians, en faveur que dessus, donné, quitté et remis, donnons, quittons el remettons par ces présentes,

h la charge de nous payer, el continuer ladicle

somme de seize livres parisis de cens et renie seulement. Si donnons en mandement, etc.... Donné à Moulins au mois de janvier l'an de grâce mil cinq cent soixante el six, et de nosire règne le six. Signé, Charles, el sur le reply : par le roy. de l'Aubespine, cl scellé de cire verte sur lacs de soye rouge el verte, registrées en la Chambre des comptés le Vingt-cinq febv.-ier 1567. »

(S55) Du vendredy vingt septem! re 1577. « Vu

un nouvel arrêt du parlement qui permit ce qu'ils demandaient, mais à condition qu'ils répondraient des scandales qui pourraient arriver à leurs jeux (855).

« Pendant que les confrères disputaient pour leurs privilèges, il s'élevait une foulo de. poêles qui, surjes traces de Jodelle, composaient des tragédies et des comédies. Le nombre de ces pièces devint si considérable et si fort à la mode, qu'il se forma plusieurs troupes d'acteurs, sous le lit re de comédiens, pour les représenter. Ces comédiens coururent pendant un assez long temps les provinces, le privilège des confrères les excluant de jouer à Paris. Cependanl en 1584, une de ces troupes, flattée par les applaudissements qu'elle avait reçus en plusieurs villes du royaume, vint de sa propre autorité s'établir à Paris à l'hôtel de Cluny, rue des Mathurins, où elle loua un lieu propre à ses représentations. Cette troupe eul tout le succès que la nouveauté donne ordinairement, mais ce succès fut court : à peine avait-elle joué une semaine que le parlement, averti de son entreprise, rendit un arrêt pour en arrêter le progrès. Il « fait défenses à ces comédiens de jouer a leurs comédies, ni de faire aucunes asti semblées, en quelque lieu de la ville ou « des fauxbourgs que ce soit, et au con- « cierge de l'hôtel de Cluny de les y rece- « voir, à peine de mille écus d'amende. » Cet arrêt leur fut à l'instust signifié, et ils se retirèrent (856).

« Les deux autres troupes parurent a Paris quatre ans aptes, et firent de nouvelles

par la cour, la requeste h elle présentée par les doyen cl maislres de la Passion , fondée en celle ville da Paris, par laquelle, attendu que plusieurs privilèges des rois, confirmés par arrests de ladilte Cour, leur auroit élé permis exhiber au peuple certains jeux anciens, romans et histoires aux jours nccousiumez, après le service divin, ils requéraient leur eslre permis exhiber lesdits jeux en la (orme el manière accoustumée à eux prescrite par les arrests de i;iditie Cour, en deffemlani à tous de les troubler, ni empescher, à peine de mille livres parisis. Vu aussi l'arresl obtenu p;ir lesdits supplians, le 17 novembre 1574, ensemble les conclusions el consentement du procureur général du rry, et tout considéré : la cocr r.yaul égard à ladilte requeste, et conlorméinenl audit arresl, a permis cl permet aux supplians de jouer en la manière accoustumée, poufveu aue ce ne soit point pendant le service divin, el à l'heure qu'on ne le puisse empêcher ; el à la charge qu'ils ne commenceront qu'a trois heures sonnées, et qu'ds répondront des scandales qui y pourront advenir, suivant ledit arrest. i

(850) Du samedy 6 octobre 1581. < Ce jour ouy, le procureur général du roy en ses conclusions et remouslrances, a clé arreslé el ordonné, que présentement lous les huissiers d'icelle se transporteront au logis des comédiens el du concierge de ITioslel de Cluny, près les Mathurins, ausquels seront fuictes deffenses par ordonnance de la Chambre des vacations, de jouer leurs comédies, ne faire assemblée en quelque lieu de celle ville, el fauxbourgs que ce soil ; el au concierge de Cluny les y recevoir, à peine de mille escus d'amende; et à l'instant a a été enjoint à l'huissier Dujol aller faire ladilte signification el deffenses. >

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ISOTICE SEB LE THEATKE I.lfJUE.

tentatives pour s'y établir. L'une était de François et l'autre d'Italiens (837). Ceux-ci introduisirent des pantomimes dans leurs pièces, en sorte qu'a l'imitation des anciens Distrions, c'était un mélange de récits et île gesticulations, ou de tours de souplesse; (ila leur attira d'abord un fort grand concours, mais l'ordre public ne put pas les souffrir longtemps. Le parlement rendit un arrêt, le 10 décembre 1588, par lequel il lit défense à tous comédiens, tant italiens que français, do jouer des comédies ou de faire des tours de subtilité, soit aux jours de fête ou aux jours ouvrables, à peine d'amende arbitraire et de punition corporelle.

« Nous voici enfin arrivés à l'époque où les confrères furent obligés de louer leur privilège et leur hôtel à une troupe de comédiens. Le jeu et le genre des pièces que ces derniers représentaient avaient pris le dessus des moralités et des mystères profanes-. De flus, ces confrères occupaient bien les mômes places que leurs prédécesseurs, mais ils n'en possédaient pas les talents; et, depuis plusieurs années, les honnêtes gens avaient abandonné leur spectacle, et même on s'en était plaint très-sérieusement (858); au lieu que les comédiens étaient souhaités, et méritaient de l'être par les pièces qu'ils représentaient, dans lesquelles, si on ne trouvait guère plus d'art, du moins y trouvait-on plus de bon sens. Voilà ce qui engagea, sans doute, les confrères à se retirer du théâtre. Les plus tins répandirent dans le monde que le titre religieux qui caractérisait leur société ne leur permettait pas déjouer des pièces profanes.

« Sans avoir des mémoires particuliers, on peut assurer que cette première troupe française fut souvent interrompue dans ses r> présentations par les guerres civiles et étrangères, qui désolèrent le royaume, particulièrement la ville do Paris, depuis 1588 jusqu'en 1593. Mais lorsque le roi Henri IV lut devenu paisible possesseur de ses Etats, tout reprit une face riante, les plaisirs revinrent en foule, et les comédiens ne furent pas les derniers à ressentir la douceur du règne et les bienfaits de ce grand monarque (839).

« Les toires ont une prérogative de fran-

(857) Os U:\liens étaient depuis longtemps en France. Henri III les avait fait venir île Venise. On les appelait les Gelosi. Ils jouèrent d'abord aux Etais île Itlois en 1577, ensuite à Paris à l'Hôtel de Bourbon en 1588, où ils représentèrent, malgré l'arrêt du Parlement du 10 décembre delà même année. Celle troupe trouva le moyen de rester en France jusque vers 1600 : niais comme ceci ne regarde poilU notre histoire, nous ne suivrons point les progrès et la lin de celle troupe.

(858) Voici ce qu'on trouve dans un livre intitule : liemonttrances très-humblet au roy de France ci dePotongne, Henry III cru nom, imprimé en 1588, a l'occasion des Etats généraux que ce prince venait de convoquer, et qu'on appelle communément les seconds Etals de Bloil. • Il y a encore un autre grand mal qui secominel et tolère en vosire bonne ville de Paris, aux jours de dimanches et de lestes; ce sont les jeux et spectacles publics qui se fonllesdits jours de festes et dimanches, tant par des es-

Dictionx. di:s Mystères.

chise que nos rois leur ont accordée en faveur du commerce, ce qui fait cesser, pour un temps et en certains lieux, tous les privilèges des corps ou communautés. Sur ce fondement, quelques comédiens de province élevèrent un théâtre à Paris, dans les lieux et dans les temps do la luire Saint-Germain. Les propriétaires de l'Hôtel de Bourgogne s'en plaignirent au lieutenant civil, et tirent assigner devant lui les comédiens forains. Ils cessèrent aussitôt leurs représentations, en attendant que le magistrat eût levé cet obstacle ; mais, pendant l'instance, le peuple, toujours impatient et amateur des nouveautés, entreprit de s'en venger sur l'Hôtel de Bourgogne, et il s'y lit des attroupements et des insolences aux jours ordinaires de la comédie. L'affaire, discutée en peu de jours, fut enfin jugée par sentence du 5 février 1590. Le magistrat n'estima pas que le privilège exclusif accordé aux maîtres de l'Hôtel de Bourgogne fût plus Sert que les statuts des corps des marchands et des arts et métiers de Paris, dont l'effet est suspendu en faveur dea forains pendant la foire. Ainsi, appliquant ce motif au sujet qui se présentait, et voulant aussi calmer lo peuple et maintenir la tranquillité des spectacles, il permit, par sentence, à ces comédiens forains de jouer pendant la foire Saint-Germain seulement et sans tirer à conséquence, à la charge de ne représenter que des sujets licites et honnêtes, qui n'offensassent personne, comme aussi à condition de payer, par chacune année qu'ils joueraient, deux écus aux administrateurs de la Passion, maîtres de l'Hôtel de Bourgogne; et par la même sentence, faisant droit sur les conclusions du procureur du roi, il fit défense à toutes personnes, de quelque condition qu'elles fussent, de faire aucune insolence en I Hôtel de Bourgogne, lorsqu'on y représenterait quelques jeux; d'y jeter des pierres, delà poudre ou autres choses qui pussent émouvoir la sédition, à peine de punition corporelle, et que celle sentence serait publiée à son de trompe Devant l'Hôtel de Bourgogne un jour de comédie, et aux lieux que besoin serait: ce qui fut exécuté.

tiangers italiens, que par des François, ci par dessin» tous, ceux qui se font une cloaque et maison (h- Salan, nommée l'IIosiel de Bourgogne, par ceux qui abusivement se disent les Confrères de la passion de J.-C En ce lieu se donnent mille assignations scandaleuses au préjudice de Phonnesteié, Clptldicilé des femmes, et à la ruine des familles des pauvres artisans, desquels la salle b.isse est loule pleine, cl lesquels, plus de deux heures avant le jeu, passent leur temps en devis impudiques, en jeu de dez, eu gourmandises et yvrogneries, tant publique lient, d'où deviennent plusieurs querelles cl batteries. »

(859) Nous lirons la preuve de ce que nous avançons ici des lettres-patentes du roi Henri IV, données aux confrères de la Passion au mois d'avril 13!>7, et de rétablissement aune seconde troupe française au Marais du Temple, dans une maison dite V Hôtel d'Argent. C'est de quoi nous parlerons plus lias.

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» Cette ordonnance, qui devint dans la suite une espèce de loi, porta un coup terrible aux confrères : ils le sentirent, et crurent le parer en présentant une requête adressée au roi Henri IV, dans laquelle, non-seulement ils le suppliaient de leur accorder la continuation de leurs privilèges, mais encore la permission de représenter des mystères tels que ceux qui avaient paru sous les règnes des rois Charles VI , Charles VII , Louis XI , Charles Vlll, Louis XII et François I".

« Henri IV, par ses lettres du mois d'avril 1597, en confirmant les lettres de ses prédécesseurs, permit aux confrères de la Passion de donner les mystères de l'Ancien et du Nouveau Testament, et toutes autres pièces honnêtes et récréatives, avec défense il tous autres de les représenter ailleurs que dans la salle de l'Hôtel de Bourgogne. Ces lettres fuient portées au parlement, qui ne les enregistra le 28 novembre 1598 qu'à l'égard des pièces profanes, licites et honnêtes, avec défense de représenter la Passion, ni aucun autre mystère sacré (800 ; de sorte que le projet des confrères fut anéanti far cet arrêt, puisqu'il les mettait dans le cas de jouer eux-mêmes des pièces pour lesquelles le public depuis longtemps marquait un fort grand mépris, et qu'ils étaient hors d'état de représenter, attendu que depuis dix ou douze ans ils n'avaient point exercé une pareille profession.

•■< D'un autre côté, une troupe de comédiens de province, qui peut-être était venue à Paris pour y jouir des franchises de la fore Saint-Germain, forma le dessein de s'établir dans celle ville. Il faut croire qu'elle avait do fortes protections; car, malgré une sentence contradictoire du 28 avril 1599 (SGI) qui défendait a tous bourgeois de louer aucun lieu pour y représenter la comédie, eile ne laissa pis de paraître l'année suivante

i (SGO) Du 28 novembre 1308. Vues par la cour les lettres patentes du roy, données à Paris au mois d'avril 1597, par lesquelles ledit seigneur inclinait I à la supplication des maistres, gouverneurs de la confrairie de la Passion et Résurrection, delà Trinité a Paris, leur confirme, ralilie, el approuve les privilèges, libériez el exceptions à eux octroyez par les l'ois ses prédécesseurs, pour en jenirel user comme ils en ont ci-devant bien et duemeni et justement joui el usé, el encore sont a présent; leur donnant île ce nouvel ven lanl que besoin seroit) congé et licence de faire jouer le? mystères delà Passion et Résurrection de N. S., des saincls et sainetes, cl mettre loulesfbis et quanles qu'il leur plaira, ensemble autres jeux bonnesles el récréatifs, sans offenser personne, en la salle de la Passion, liiltc l'Hoslel de Bourgogne, ou autre lieu et place licite à ce faire, qu'ils pourraient trouver plus commode, si bon leur semble, avec fielleuses à tous antres jouer, ni représenter dans la ville, banlieue, el l'.iuxLourgs de Paris, ailleurs que eu lad in esalle.au profit et sousle nom de laditte confrairie, suivant l'arrêt du 17 novembre lôfS. Ladnie Coar a ordonné que 1 ■■..Jutes lellrcs seront enregistrées en icelie, ouv le procureur général du roy. pour i ilïr parle- i upélt a is oc contenu eu icelie, pour le regard des mystères, et c ui juoiaiies, iionnesteset licites, sans oflenserni injurier peisonne, sans pouvoir jouer les mystères sacres, ce gîte ladille Cour leur délic-uJ sui-

1600 sur un théâtre qu'elle avait fait bâtir au quartier du Marais du Temple, en une maison nommée l'Hôtel d'Argent (802). Il est vrai que ces comédiens fuient obli0és de payer aux confrères, toutes les fois qu'ils jouaient (863), un écu tournois.

« Chapuzeau va nous rendre compte de l'établissement, des progrès et de la fin de ce théâtre, doni nous aurons souvent sujet de parler dans le cours de cet ouvrage :

« Les accroissements de la ville de Paris « donnèrent occasion à une troupe de comé- « diens (mais avec le consentement de celle « qui représentait à l'Hôtel de Bourgogne), « d'élever un théatie dans une maison nom- « mée l'Hôtel d'Argent, au quartier du Ma- « rais du Temple. Celte troupe s'y est main» « tenue jusqu'en 1673, et a toujours été « pourvue de bons acteurs et d'excellenli 9 a actrices, à qui les plus célèbres auteurs « ont confié la gloire de leurs ouvrages. Lllo « n'avait qu'un désavantage, qui était celui « du poste qu'elle avait choisi à une extre- « mité de Paris et dans un endroit de rue « fort incommode ; mais son mérite parli- « culier, la faveur des auteurs qui l'ap- « puyaient, el ses grandes pièces Je machi- « nés, surmontaient aisément les dégoû;.-» « que l'éloignemenl du lieu pouvait donner « aux bourgeois, surtout en hiver, el avant « le bel ordre qu'on a apporté pour tenir Icï « rues bien éclairées jusqu'à minuit, ci « nettes partout et de boue et de filous. « Celle troupe allait quelquefois passer l'é ù a à Rouen, étant bien aise de donner celle a satisfaction à une des premières villes du « royaume ; de retour à Paris de cette petite « course dans le voisinage, à la première « affiche, le inonde y courait, et elle se « voyait visitée comme de coutume.

« H est arrivé de temps en temps de pe- « tites révolutions dans celte troupe, et lou-

vanl l'arrest du 17 novembre 1518, à peine d'amende arbitrai recule privation de-dits pri\iléges. El ouire faildellenses à tous autres jouer ou représen 1er aucuns jeux ou mystères, tant en ladileville, fauxbourgs el banlieue, sous autre nom que de 1 idille confrairie, el au profil d'icede, conformément audit arrest. »

(SOI) Par sentence contradictoire du 2ts avril 1599, défenses soutf.iiics à Léon Fournier, menuisier, el à tous autres bourgeois, de louer aucunes cours ni autres lieux aux comédiens françois ni étrangers, pour y représenter; et à tous comédiens de représenter ailleurs qu'à fllôlel de Bourgogne.

(8G2) Ce lieu occupé par ces nouveaux comédiens fut nommé le Théâtre du Marais, qui subsista pendant soixanle-treize ans, mais en deux endroits différents : te premier, nommé l'Hôtel d'Argent, était au coin de la rue de la Poterie, près la Grève. Eu 10Ï0, les comédiens translérérenl leur Ibéâtre dans un jeu de paume, au haut de la vieille rue du Temple, au dessus de l'egout.

(805) Par sentence contradictoire du 15 mars 1010, el po;ir les causes y contenues, Matthieu Le Fèvre, dit Lu l'orte, Marie Yernier, sa lemmc, et leurs compagnons comédiens, représentants en l'Hôtel d'Argent (l'Hôtel de Bourgogne étant alors oecupé par d'autres comédiens), sont condamnés l'e payer aux doyen, maîtres el gouverneurs, trois livres tournois par chaque jour de represen alion, el aux dépens; laquelle sentence a été exécutée.

1337 tOS NOTICE SIR LE THEATRE LIBRE. CON \ZA

«jours causées par quelques mécontente- « ire jamais sur ce théâtre, et en tirades

■ ments particuliers, ou par quelques inlé- "particuliers, selon qu'il le trouva bon,

« rois nouveaux. Il y a eu do bons coulé- * pour les unir à ceux du Palais-Royal (363*),

« diens qui oui quitté le Marais où ils étaient « qui ne lii plus qu'une seule troupe, sous

« estimés, sans nulle nécessité et du gaieté « le nom de 1 1 Troupe du roi. »

« de cœur, le poste de Paris leur plaisant « Revenons présentement aux comédiens

« moins que la liberté de la campagne. -Mais de l'Hôtel de Bourgogne, dont nous sui-

« la plus grande révolution de la troupe du vrons l'histoire préférobleraent à celle do

« M, nais a été l'abandonneraent du lien, et leurs camarades, avec d'autant plus de rai-

* sa jonction avec la troupe du Palais-Royal, son qu'ils furent les plumiers établis à Paris,

«dont le spectacle fut interrompu parla qu'ils obtinrent les premiers le titre de co-

« mort de Molière, qui arriva au commen- médiensdu roi, avec une pension de douze

« cernent du carême, le vendredi 17 février mille livres, et que successivement les uns

a 1073. La troupe de ce dernier s'attendait aux autres, avec les mêmes litre et préroga-

« de continuer après Pâques les représenta- tives, ils ont passé de l'Hôtel de Bourgogne

a lions du Malade imaginaire, que tout Paris au théâtre de Guéoégaud, et de ce dernier

« souhaitait de voir, mais quatre personnes dans un hôtel bâti à leurs défions, rue des

« de celle troupe s'étant engagés avec l'Ho- Fossés-Saint-Germain, où ils représentent

« tel de Bourgogne, et se trouvant en pos- tous les jours.

« session des premiers rôles de beaucoupde « Pendant que la troupe du Marais s'éla-

i pièces, ceux qui restaient furent hors blissait» celle de l'Hôtel de Bourgogne eon-

« d'état de continuer. Il se lit do part et tinuait ses représentations. Elle n'avait au-

d'autre des voyages à la cour, chacun y cun sujet de se plaindre de la permission que

eut ses patrons auprès du roi ; le Marais les comédiens du Marais avaient obtenue,

« se remuait de sou côté, et comme Etat puisqu'elle en tenait une pareille des eon-

« voisin, songeait à profiler de celte rupture, frères de la Passion ; el ces derniers sejlrou-

« le bruit couranl alors que les deux an- vaient trop heureux de recevoir de doux

« ciennes troupes travaillaient a abattre en- endroits de quoi payer leur dépenses noces-

* tièrement la troisième qui voulait se re- saires, et fournir encore à d'autres qu'ils

« lever. faisaient pour leur propre satisfaction; mais

« Sur ces entrefaites, le roi (Louis XIV) ce bonheur dura peu, la société des Enfants

c ordonna que les comédiens n'occupe- *«»« touci, qui subsistait encore sous le litre

« raient plus la salle du Palais-Royal, et de la Sattise, leur fit essuyer un procès qui

«qu'il n'y aurait plus que deux troupes dura plus de cinq ans; ensuite les comé-

« françaises dans Paris. Les premiers gentils- uiens du Marais s'élevèrent contre eux et

« hommes de la Chambre eurent ordre de 'es réduisirent à recevoir simplement le'

« ménager les choses dans l'équité el de loyer de leur hôtel. Ce règlement fut fait

« faire en sorte qu'une partie de la troupe en 1620. C'est par où nous finissons l'article

«du Palais-Royal s'étant unie de son chef des confrères de la Passion. Rendons coinpto

« à l'Hôtel de Bourgogne, l'aulre fût jointe présentement de ce qui se passa depuis 1600

« au Marais de l'aveu du roi. L'affaire fut jusqu'en 1629.

« quelque temps en balance, les intérêts des « Ce fut en 1003 quo commença le procès « comédiens étant difficiles à démêler par du prince de la Soltisiî contre les confrères de « des personnes qui ne peuvent entrer dans lu Passion et les comédiens qui représente détail, et n'ayant pu ôtio terminée laient à leur hôtel. Ces derniers, sous pré' « avant le départ du roi, Sa Majesté ordonna texle de la défense qui avait été faite à la « à M. de Colbert d'avoir également soin de Société des sots attendants (c'est le titre « la troupe du Marais et du débris de celle qu'ils prenaient), de faire une entrée dans la « du Palais-Royal, eu faisant choix, comme ville, leur refusèrent celle de leur spectacle, « il le jugerait à propos, des plus habiles de avec la collaiion le jour du Mardi-Gras, « l'une et du l'autre pour en former une ainsi qu'ils en étaient convenus el qu'il « belle troupe. Ce grand ministre d'Etal, avait éié d'usage jusqu'alors : disant quo ■» chargé du poids des premières affaires du celle Société n'étant reçue à l'Hôtel de «royaume, se déroba quelques moments Bourgogne qu'en vertu de son entrée, les ■ pour régler celles des comédiens. Il nomma confrères et ceux qui représentaient n'é- « les personnes qui devaient composer la taient plus tenus aux inouïes conditions, « nouvelle troupe, ordonna des parts, des celle entrée leur ayant été interdite. Le « demi-parts, dus quarts, el trois quarts de prince des Sots allégua, pour évincer ce re- « port; lit défense, de la part du roi, aux fus, qu'à la vérité le roi aval suspendu la « comédisus du Marais en général de parai- permission de faire Mardi-Gras une entrée

(8li5-) ("elle déclaration du roi, du 23 juin IG73, salle du Palais-Royal. De sorte <i ne celle troupe,

que nous rapporterons par la suite, portait que les avec celle du Marais, n'eu Qt plus qu'une sous le

comédiens du Marais ne joueraient plus sur leur nom do la Troupe du roi, ce qui était grave eu let-

lliéàlre, cl qu'ils s'établiraient avec «eux qui étaient 1res d'or sur une pierre de marbre noir, au-dessus

ci-devant au Palais-Royal, dans le jeu de paume de de la porte de leur bétel. Lile lii f ouverture ae son

la me de Seine, ayanl issue dans telle des Fossés lliéaire le dimanche 1) juillet IU7Ô, et elle subsista

de lVsIc, vis-à-vis la rue Guénégaud. lit à eeteffel, jusqu'au 21 octobre IG'SO, que la troupe de l'Iloul

Sa Majesté leur ordonnait d'y faire transporter les de Bourgogne y lot réunie, jusqu'en ItiSS, qu'elle

loges, llléàlre cl décorations qui étaient dans la vint s'établir où elle est présentement,

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