‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1270 sur 1429 · NOBLESSE · texte numérisé non relu

NOBLESSE

Editée par MM. Leroux de Lincy et Francisque Michel, dans leur Recueil de farces (Paris, Techener, 1331-1337, petit in-8° i , d'après le manuscrit du xvi' siècle de la

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Bibliothèque impériale (fonds LaVallière, n- 63 1.

POURETE.

Nolilesse liât sans est re baslne ; dame, Au moins de inoy qui ne m'en P'iy^ venger. Sy ;e m'en venge, en prison, lieu infâme, Il me fera soubdninement loger.

Devant mes yeulx je voy guerre cl famine; Même la uiorl i|ne le coips ronge el iiiyiine Apres je voys l'église ifùi m'opresse.

Noblesse aussy qui témoins bat sans cesse Eu nie faisant journellement estendre...

EGLISE ET LE COMMUNAL').— L'Eglise

et le Commun, moralité a deulx personnages, c'est a scavoir :

l'église.

LE C iMMI'N.

Cette pièce a été éJilée par MM. Leroux de Lincy et Francisque Michel , dans le Recueil de farces, moralités et sermons joyeux f Paris, Techener, 1331-1337, i vol. petit

in-8"), donné d'après le manuscrit du xvi' siècle de la Bibliothèque impériale ^fonds La Vallière, n° 63).

l'église.

Puys qu'il est niniy,

One dame noSilessc

Vous a pour soucy

Itemis en lecsse,

Nous délitions sans cesse

Tuusjours parvenir

En parfaicie lminbless»

De luy suuenir.

LE GOMMiiN.

Je veuli maintenir

Tant que je viuray.

Partout soutenir Son 1res noble aroy...

EX F ANS -SANS -SOUCY (Les). — les frères Parfait se sont atrêlés à l'histoire des Enfants Sans Soucy clans leur Histoire du théâtre français ( t. III , p. 193).

Ils s'étonnent que celte histoire n'ait pas été tracée avant eux; ils conjecturent que , vers le commencement du règne île Charles VI, quelques jeunes gens de famille, instruits, amoureux du plaisirs, riches, eurent l'idée badine, mais morale, « disentils, » d'une principauté établie sur les défauts du genre humain , que ces jeunes gens nommèrent sottise, et dont l'un deux prit la qualité de prince (870).

Cette plaisanterie était neuve, les moyens qu'on employa pour la faire connaîtie ne le furent pas moins. Nos philosophes enjoués inventèrent, mirent au jour et représentèrent eux-mêmes, sur des échafauds, su place publique (871), des pièces dramatiques qui portaient le nom de sottise,

(870) Ce prince îles Sots, ou de la Sottise, inarcliait avec une espèce de capuchon sur la tète, el des oreilles d'âne. Il faisait ions les ans une entrée à Paris, suivi île tous ses sujets.

(871) C'était à la halle que ces représentations se f lisaient.

(872) « 11 faut parler d'une Société appellée la Soute qui a subsisté à Paris jusque dans le siècle passé. Le chef s'appelait le prince des Sols ou de la Sctihe. Ils avaient une maison dam la nie Darnelul,

qui, en effet, peignaient celles de la plupart des hommes. Ce badinage passa de la ville à la cour et y lit fortune. Les- Enfants sans souci (car c'élail ainsi qu'on nomma ces jeunes gens lorsqu'ils parurent en publi':) devinrent à la mode. Charles VI accorda au prince des Sots des patentes qui confirmèrent le titre qu'il avait reçu de ses camarades. Celte première société se renferma dans de justes boittes : une critique sensée et sans aigreur constitua le fond des pièces qu'elle donna; mais cette sage attention eut un court espace. La guerre civile qui s'alluma en France, el dont Paris ressentit les plus cruels effets, occasionna du relâchement dans la conduite des Enfants sans souci : les plus prudents se retirèrent, et cette société devint celle de tous les fainéants et des libertins de la ville... Le prince des Sots donna la permission aux chics de la Basoche de jouer des soties, ou sottises, et en échange il reçut de ces derniers de celle représenter des farces el des moralités... Cet arrangement en fit naître un autre avec les confrères de la Passion, qui, pour soutenir leurs spectacles, dont le public commençait à se lasser, associèrent à leurs jeux le prince des Sols et ses sujets (872).

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