‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1275 sur 1429 · FAT · texte numérisé non relu

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FANFRELUCHE ET GAUDICflOS. -Il a été donné, au xvi* siècle, une édition do Fanfreluche, sous ce titre : La tragi-comédie plaisante et facétieuse, intitulée la Subtilité de Fanfreluche et Gaudichon; Rouen, Abr. Cousturier. M. de Montaran a réimprimé cette farce. — Voy. Collection Caron et

I'.ECLEIL DE LIVRETS , par .M. DE MoNTARAN.

FARCE JOYEUSE ET PROFITABLE A UN CHASCU.X, contenant la ruse.. . d'aus-

CL NES FEMMES.— Fof/.Rl'SE DES FEMMES (La).

FABCES. — Dans le tome III de leur Histoire du théâtre français (p. 163), les frères Parfait fo:it sur les Farces les réflexions suivantes :

L'invention des farces leur paraît postérieure à eellé des mystères et des moralités. « 0n ne peut disconvenir, disent-ils, que les auteurs de ce spectacle n'aient plus approché que les autres du vrai comique : ajoutez qu'on ne saurait les accuser d'être plagiaires et d'avoir pillé les poëtes grecs et latins, qu'ils ignoraient parfaitement ; on doit leur accorder la gloire de n'avoir fait que suivre leur propre génie , qui , sans le secours de la science ni des modèles, les a portés à composer un nouveau genre de comédie, inconnu jusqu'alors , et dont il est certain que, l'invention est due à nos anciens poëtes français. 11 est aussi constant que c'est sur ces 'anciennes farces (916), et en quelque sorte pour nous en dédommager sans qu'on doive les regretter, que les poëtes du dernier siècle ont composé des petites pièces d'un acte,

« 11 n'est pas aisé de marquer au juste en quel temps ce genre de poésie parut pour l,i première fois; et s'il est difficile de fixer l'époque des mystères e! des moralités, il l'est encore pius d'établir celles des farces , dont nous n'avons connaissance que vers la fin du xve siècle Les auteurs qui travaillaient alors pour le théâtre composaient des pièces qui souvent n'éta;ent pas données au public, ou n'étaient représentées que longtemps après par les confrères de la Passion, les Enfants sans souci, les Histrions (917) ou les Clercs de la Bazoche, quoique ces derniers donnassent leur spectacle moins communément que les autres.

« Pour revenir aux farces, elles furent, comme on le vient de dire, jouées par les Enfants sans souci qui s'en servaient pour

(916) < Or n a larce qu'un acte île comédie, el la plus courte esi estimée la meilleure, alin d'éviter l'eniiui, qu'une prolixité et longueur, apporteroienl aux spectateurs. Car, comme dit Gratian Du Pont, en son Art de Rhétorique. Quand farces ou sottises passent cinq cens vers, c'est trop. > (Du Yerdier, Bibliothèque française, pag. 427.)

(917) Uuverdier, page 4-27 de sa bibliothèque française, a confondu mai à propros les Enfants sans souci avec les Histrions, puisque ces derniers n'étaient autres que des comédiens de province, qui parurent quelquefois à Paris, sur la fin ilu xvi« *iecle , et s'y établirent enfin à l'Hôtel de Bourgogne...

terminer leurs jeux. Duverdier nous assure que de son temps il était difficile de donner un catalogue des farces, dont le nombre était d'autant plus grand qu'une infinité de personnes s'étaient mêlées d'en composer. Cependant, aujourd'hui elles sont très-rarts. Il y a apparence que te peu de cas qu'on en faisait, avec assez de raison, et le peu de gofil des siècles précédents sont cause qu'on en voit si peu.

« Nous venons de dire que les anciennes farces ont donné lieu aux comédies d'un acte: ajoutons à cela qu'elles furent 1 r es— longtemps 5 la mode et même très-av. in dans le dernier siècle... Terminons ce discours par un passage de La Porte, pris do son Livre des Epithètes. Voici celles qu'il joint au mot Farce : joyeuse, histrionique (918), fabuleuse, enfarinée (919), moral:-, récréative, facétieuse, badine, française (920,, nouvelle (921). »

FECISTJ (Frère).— On connaît une édition de la tin du xvi* siècle de Frère Fecisli, intitulée : La Comédie facétieuse et très plaisante du Voyage, de Frère Fecisti en Provence, vers Nostradamus, pour sauoir certaines nounelles des clefs de Paradis et d'Enfer que le Pape auait perdues ; Nismcs,

M. de Montaran a réimprimé Fecisli. — Voy. Collection Caron et Recleil de livrets, par M. de Montaran.

FEMME ET LE BADIN La). - La femme el le badin farce nouuelle à v. personnages, c'est a scauoir :

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