IGN
liOO
vers 1167, l'auteur cite, parmi les œuvres de (iuillaume, des sermons, divers ouvrages théologiques, un poëme de la puce et de la niouclie, et enfin la tragédie de Flnura et la comédie de Y Aida, encore aujourd'hui perdues. La tragédie de Floura aurait pu Pire
faite sur une célèbre courtisane, nommée Flore, dont Ives de Chartres fait mention. (Ivox., épisc. Carnol., epist.; Paris, 1534-, in-4-% epist. 67, p. 09. — Yoy. Adda, et Flaura.
T1ERBER1E (L'). — VHerberie dalu du xiii' siècle.
On connaît sous ce titre, YErberie Ruslebeuf, en vers et en prose, et une autre Erberie dont l'auteur est resté inconnu et que M. A. Jubinal a rapprochée avec succès de !a Riote del Monde {Yoy. le Bavardage du monde), du Pédant joué de Cyrano de Bergerac, et de la Goûte en l'Aine (Bibl. Imp., lus. 7218).
L'Erberie anonyme, en prose, est conservée dans le Musée de la Bibliothèque Impériale, n* 183», Saint-Germain; YErberie Rustebeuf dans ceux numéros 7633 et 198, N.-D
M. Achille Jubinal a publié ces deux Viz de YErberie, dans les Œuvres complètes de Rutebeuf (Paris, 1839, 2 vol. in-8% t. 1", p. '250 et noie A bis, p. 468).
Legrand d'Auny, Méon les ont aussi publiés en partie , analysés et commentés dans leurs Recueils de fabliaux.
Legrand d'Auny ne considère pas comme un véritable drame le Dict. de l'Herberie, mais comme une sorte de scène débitée par les ménétriers. (Cf. Fabliaux et Contes: Paris, Renouard, 1829, 5 vol. in-8°, t. II, p. 203.)
M. Monmerqué n'y voit qu'une récitation dramatique, M. A. Jubinal qu'une pièce de ihéâtre de famille et de festins du moyen âge (cf. OEuvr. compl. de Rutebeuf, t. I", p. 424); mais, toutefois, avec les restrictions suivantes qu'on lit dans la préface des œuvres de Rutebeuf :
■ « VHcrbei ie, spirituelle parade de carrefour et de place publique, me semble avoir été composée plutôt comme un modèle du genre que comme pièce à son usage personnel ; rien ne prouve qu'il la débitât lui-même, ni qu'il en fût venu à ce point d'abaissement de vendre sa g:ieté en détail sur le champ de foire du Lendict ou dans l'enceinte du grand marché des Champeaux. A la vérité... il se rendait aux noces, aux festins, pour... recevoir des présents... mais...
L AFLIGt, IGNORANCE,
ET CONG.NOISANCE.
il ne s'adressait pas à un public de hasard, au public des rues, et... en se rendant aux tournois il y cherchait vraisemblablement... les grands seigneurs... Il faut d'ailleurs observer que YHerberie est la seule des pièces de noire trouvère qui semble réellement destinée è la populace (926) »
(le Dit a été cité par. M. Edelestand Dnniéril, dans ses Origines latines du thédl-e moderne (Paris 1849, in 8°, p. 3) parmi les poésies où se retrouve la tendance constante du moyen âge vers l'action dramatique.
L'Erberie Rustetmef commence par ces vers :
Seigneur qui ci esles venu, Petit et grant, joue et chenu...
Aséeiz vos, ne faites noise ,
Si escoutez, c'il ne vos poize.
Je soi uns mires...
UERCULE.— On trouve, dans la Collection des meilleures dissertations, de Leber (Paris, 1838, in-8\20 vol., t. X, p. 157, 201), une Notice sur les divertissements et les jeux d'exercice des Français , dans laquelle est cité le mystère d'Hercule filant aux pieds d'Omphale.
M. Fdelestand Duméril (Orig. lat. du th. mod.; Paris, 1849, in-8°, p. 56) mentionne aussi Y Hercule, comme preuve que le théâtre , qu'il prétend fondé par l'Eglise , échappe au clergé, vers le xv' siècle, e' devient profane.
HIVER ET L'ÉTÉ (Débat entre l').— Voy. Primptemps et de l'Hiver ( Débat du).
HOMMES QUI FONT SALER LEURS FEMMES (Les). — Il a été donné au xvi' siècle une édition des Hommes qui font saler leurs femmes, sons ce titre : Discours facétieux des hommes qui font saller leurs femmes, à cause qu'elles sont trop douces. Lequel se joue à cinq personnages... à Rouen, chez Abraham Cousturier (sans date), petit in-8°. — Yog. Femmes salées.
LGNORANCE. — Ignorance et congnoisance, morallite a ni. personnages, c'est ascatioir :
Celte farce, datant de la première moitié d.i xvr siècle, a été éditée par MM. Leroux
de Lincy et Francisque Micnel dans leur Recueil de Farces (Paris , ïéchener, 1831- 1837, 4 vol. pet. in-8"), d'après le ms. de la Bibliothèque impériale (fonds La Vallière, n° 63). En voici les premiers vers:
l'aflicé.
Coure aH'ge, en ces terrestres plains,
( "fil Achille Jubinal, Œuvres complètes de lUitebenf, trouvère du \m« siècle; Paris, Ed. l'aimer, I8Î9, a vol. in-8°, t. P'.Préf., |>. m.