LE TEMPS, ET LES GENS
Cette farce est conservée dans le manuscrit de la Bibliothèquo impériale (fonds La Yallière, n° C3); elle a été éditée par MM. Leroux de Lincy et Fr. Michel dans leur lierai il de farces (Paris, Téchener, 1831-1S37, V vol. pet. in-8").
Nous relevons un passage de Mesticr, qui témoigne que l'esprit mercanlille du \\t siècle était le même qu'aujourd'hui :
MARCUAN'MsF.
Le temps, vous me faicles mourir De vire , cela n'y laid tiens Quant il seroyl tant il- tous biens Qu'on eusl de pbitMin panyer, l.i [lot de vin pour un deuyer.
KOft
Journal des Sn- Miniale le travail
Q.ii n'aroyt ce «lenyer eneoire, Trestoul son faicl seroyl freloire, Ei'f.iuldniii qui imrasi après, Car vous cognoises par exprès Que Vargenl faict partout la voye...
MEUNIER ET LE DIABLE (Le). — M.
Francisque Michel a publié pour U Pre" mi ère fois , dans ses Poésies du w' et xvi" siècles (Paris, Silveslre, 1830-1832, gr. h-8"), la Force du Munyer de qui le diable emporte l'âme en enfer...
M. Raynouard, dans le rmits (juillet 1833 p. 3S5J, de M. Michel.
M. O. Leroy compte celte pièce parmi celles qu'iuspire un esprit sacrilège. (Cf. Epoques . etc., ch. 10.)
MEUNIER ET LE GENTILHOMME Le).
— Ou connaît une édition du commencement du xvii* siècle du Meunier, sous ce titre : La Farce nouuelle du Munit r et du Gentilhomme; Troyes, Nie. Oudot, 1628.
Celte farce a été rééditée par M. de Montai-art.
il faut en rapprocher les Deux Gentilshommes et le Meunier. — Voy. Collection CàBON, et Recueil de livrets par M. de Mont au an.
M1LET (Jacques). — Lacroix du Maine, dans sa Bibliothèque française (p. 191) et les frères Partait, dans leur Histoire du théâtre français... ( t. Il, p. 236) parlent ainsi de Milet, sons la date Jde 1450: «Jacques Mik-t. — Né à Paris, étudiant à Orléans, commença dans cette dernière viPe, le 2 septembre libO, le Mystère de la Destruction de Troyes la Grande. »
MILO.— Hauptensaédilé le Milo de Matthieu de Vienne. (Poesis latitue mcd. œvi exempta, p. 18.)
M. Edelesland Duméril (Origines latines du théâtre moderne; Paris, 1849, in-8% p. 34-35), cite le Milo comme un de ces poëmesdu m' siècle, où quelquefois sont remaniés Je vieux drames, et qui le plus sou vent sont originaux; il n'admet pas que \e Milo ait donné lieu à une représentation dramatique.
— Voy. Lydie (La) et Soldat vantard (Le). MORT D'ACHILLE (La). — La Mort d'Achille date de la fin du xme siècle; elle est l'œuvre de d'Aibertino Mussalo, poète padouan, qui mourut vers l'an 1320.
Ou en connaissait au commencement du xviu* siècle quatre manuscrits, dont un à Venise, et les trois autres à Padoue.
La première édition du théâtre et des poésies de Mussato fut donnée à Venise en 1G36, in-folio; quelques années après son apparition, elle était déjà devenue trèsrare.
En 1722, J.-G. Grœvius, assisté de Pierre Rurmann, donna à Leyde une nouvelle édition des poésies et des fragments divers de Mussato, en un cahier de 106 pages, non compris le titre, la préface et la table, qui fait partie du Thésaurus Anliquitatum Uistoriarum Italiœ (Leyde, 46 vol. in-fol., t. YÎ, 1722, pars secunda).
La Mort d'Achille est divisée en cinq
n.CTÎONNAU'.E DES MYSTERES.
ne contenant
actes,