PERE SAINCT
Jo lienynu presto lo mio baslonne.
Cachato beno quel bocconne , Pvsco maihar (/uesto hereliqua.
pragmatique s'écrie.
lia! Dieu, ha! ponre Pragmatique, Cil qui le debvroil maintenir.
Premier le vueil faire mourir.
Dieu je l'en demande vengeance (Elle tombe à terre.)
« Après In chute de Pragmatique, on ne tarde pas à violenter les deux Bénéfices.
RÉNÉFICE-GRANT.
Volent nolo, nnlens volo.
« Sans s'embarrasser de ce langage qui lui est inconnu, Légat unit Bénéfice-Graut
avec l'Ambitieux, et le Petit avec Collation- Ordinaire. Election et Nomination, après avoir pleuré leur Mère Pragmatique, se retirent auprès d'Université, leur aïeule, et lui font part de leur désastre. Université, au désespoir, fait de vifs reproches à Père- Saint, à Quelcun et à Légat. Voici ce qu'elle ajoute :
Droict ei Raison, je vous commande, Que alliez sans que plus m'attendent.
La Pragmatique suldever :
Lever cliault, or pour approuver Ces l'aiclz, niellez Election Au plus prés de Granl Bénéfice , Prés du Petit Nomination :
Ainsi le veull Droicl cl Justice.
« Et la pièce finit par les vers suivants, qui en contiennent le but et le sens mural :
Prince qui mclz Ions faiclz en excellence Ceise balence qu'est pleine d'insolence, D'un cop de lance , relis-la-moi toute élique , Itcmcllant sus du tout la Pragmatique, i
OCYPOS. — L'Oçypus, placé à lort dais les œuvres de Lucien, selon M. Magnin, datant du vie ou du vu" siècle, et incomplet, n'a pas paru a l'illustre critique avoir été destiné à la représentation. (Cf. Journ.gén. de l'inslr. publ., 1835, la mars, p. 173 )
L'iiy.xmovt n'aurait jamais été représenté, malgré sa forme dramatique, selon M. E lelestandDuméril. (Cf.Orig. lat. du th. mod.; Paris, 18V9, in-8\ p. 10, note 5.)
Le Coureur faxûmvî) se trouve dans les diverses éditions de Lucien, et enfin dans
(■elle donnée parmi les classiques grecs de la Collection Didot, par M. Dimlroif (p. 801.)
OllESTE. — Sitvier a signalé un Oresie écrit ei vers héroïques, dans ui manuscrit du ix' siècle de la Bibliothèque de Berne. (Cf. Codic. Bibl. Bern. , t. I", p. 507.)
M. Edelestand Duméril, qui croit à une éclipse totale du théâtre, entre les v' et xm" siècles, en nie le caractère dramatique. (Cf. Orig. lat. du th. mod. , Paris, 1849, in-8", p. 33-34.)
PARASOLS (B. de). — Les frères Parfait, dans leur Histoire du théâtre français (Paris, 1735, in-12, lo vol. , t. I", p. 28) , ont laissé, sur Parasols (929) et son théâtre, les renseignements qui suivent :
'< Parosols (B. de) naquit à Sisteron (Cf. Duverdier; Nostradamus): son père était médecin de la reine Jeanne, comtesse de Provence. Parasols avait infiniment d'esprit et de délicatesse, et ses poésies furent recherchées avec soin par les personnes de goût; mais rien no lui fit plus d'honneur que cinq tragédies qu'il composa contre Jeanne, reine de Naples et de Sicile, comtesse de Provence, et qu'il dédia au Pape Clément VII , qui, pour lors, résidai! à Avignon. Ce présent lut récompensé d'un canonicat à Sisteron. Mais Parasols ne jouit que peu de jours de cette dignité, car il mourut empoisonné en 1383. On ne d.t pas par qui et pour quel sujet ce malheur lui arriva.
« Pour ne point interrompre le récit de la vie de Parasols, nous avons passé légèrement sur ses cinq tragédies: ceoendant elles
1923) M. Magnin cite sous la dale de 1583 , les cinq tragédies salyriqucs contre Jeanne de Naples ,
méritent d'être marquées dans notre histoire; mais ce ne serait pas assez d'en rapporter les litres, il est nécessaire d'en don ner le pian. C'est ce que nous allons faire en peu de mots.
L'Andriasse, première tragédie.
« Jeanne, première reine de Naples, issue de Charles d'Anjou, frère de saint Louis, succéda au roi Robert, son aïeul, l'an 1343. Il y avait déjà dix ans qu'elle avait épousé son cousin, (ils de Charles, roi de Hongrie, le 26 septembre 1333. Us régnèrent ensemble Irois ans, au bout desquels on prétend qu'elle le fit étrangler. Voici comment Mézeray, dans son Abrégé chronologique de l Histoire de France, tom. III, rapporte ce fait:
« André n'étant pasassezaugré de Jeanne, « et s'étant fait couronner roi par le Pape,' » prétendant que le royati me lui apparte- « uoit, quelques conjurés le firent lever la « nuit d'auprès d'elle, et l'étranglèrent à une « fenêtre. Charles, prince de Duras, qui « étoit aussi du sang des rois de Sicile, et
(loniParasols est Pauieur. (Cf. Jovrn gén. itePinstr. publ., tti">!>, 5 janv., p. ti>0.)
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NOTICE SIR LE TIIEATHK LIBRE
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