‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1365 sur 1429 · SEPTIÈME PASTOURELLE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME PASTOURELLE

L'autr'ier par un malinel, En noslre aler à Chinon , Trouvai lez un praelel Touse de bêle façon :

Eleavoil le chief bbndet, Et fesoit un chapelei , Et disoil ceste cliançon Hautement, seri elcler .

• Robeçonnel, la matinée

Vien à moi joer. > Robin cueilloitle musguei Quant oï son compaignon Cn sien pelil aignelet Ferir de son croceron, Puis sesist son baslonct.

Celé part queiirt le vallet, El la lousc à mu II haut son Chanta, que bien fu oïe ■ i Mal ail amor de vilain,

Trop est endormie. »

Quant je vi le pastorel Qui s'esloignoit de celi, Crie part ving mult isnel, De mon cheval descendi, Puis li dis : < Touse mult bel , Savez faire vo chapel? > N'onquesne m'i respnndi, Ainz chaula, ne fu pas mue :

« Je ne serai plus amiele Robin, Il me lesse aler trop nue. »

— i Touse, mull bien de nouvel Vous veslirai, s'a ami Mi retenez; granl revel

recto; dans le manuscrit du fonds de Cangé n" 65, folio (il, verso, col. 2 ; dans le manuscrit du même fonds n°G7, p. 144, col. 1 ; dans le manuscrit 7222, folio 18, verso, col. 1 ; dans celui du fonds de la Vallière n° 59, p. 98, col. 1.

(a) Manuscrit de l'Arsenal n° 63, p. 207. Cette pastourelle est de Raoul de Beauvais, le trente-troisième des poètes mentionnés par Fauchet. Suivant le manuscrit du fonds de Cangé n° 65, qui la contient, fol. 93, verso, c.2, elle appartient à Jehan Erars. Le manuscrit du même îonds n° 67, qui la renferme, p. 198, col. 2, l'attribue aussi à ce dernier trouvère.

(6) Manuscrit de l'Arsenal n° 63, p. 243. L'auteur est Colars li Boteilliers, le , quarante-neuvième des poêles mentionnés par Claude Fauchet. Le manuscrit du supplément français n" 184 l'attribue à Jelians de Noevile. Voyez le fol. 46, verso. Elle se trouve aussi dans le manuscrit du fonds de Cangé n° 65, folio 93, recto, col. 1 ; dans le manuscrit du Roi n° 7222, folio 100, recto, col. 2. £lle y est attribuée à Jelians de .Vieille] ; mais à la ta-

ble, on la donne à Jelians Erars. Ce dernier manuscr'l donne de plus, à la fin, les deux couplets suivants •

Lors aïtant la laissai

Un petitet reposer.

Et à joer commençai

Por li le mieuz déporter ;

Et quant en point la trovai,

Une autre fois fait li ai ;

Mais aine ne li ri plorer,

Ainz me dit : f Biauz amis douz, Tote la joie que j'ai me vient de vos. >

Ma pastorele, va-t'ent A Colart le Bouteillier, Quar s'il aime loiaunient Si com il faisoit l'autr'ier, Il te chantera sovent. Si m'en passe moût briément ; Maiz por lui contraloier Ne l'ai pas, mais por la bêle.

Rares ! quel amer il fait la pastorele.

un.",

ROB

SIAItlONS.

Hé! Ilobin, se lu in'iiiines, Par amors m'aine-m'cnl.

Merrons cuire vouseï mi.

El (loi vous mettrai l'anel, M garderez plusaignel; Aiuz serez avecques mi. »

— « Sire, ensi bien le vueil; Or n'amerai-je mes la où je sueil.i

r'.n sospiranl li besai

La bouclicie et le vis cler.

Quant l'autre geu conmençai,

Si conmençai (sic) à plorer

Kl dist : < Lasse! que ferai?

Orsai bien que g'en moi rai. »

.Mes pour li réconforter

Li dis : i Douce crialure, Rnilurez les doux max d'amer :

Plus joueie de vos les endure. >

HUITIÈME PASTOURELLE (<j).

L'aulr'ier il'Ais à la Chapelle Iteperoie en mon pais, Dejosle une fonlcnele Trouvai paslors jusqu'à sis; Chascuns ui sa paslorele :

Mull orenl île loi' ilélis, Car avec ausesloil Guis Qui lor musc ei chalemcle De la musc au gros bordon.

Endure endure enduron Endure, suer Marioi:.

Fouchier, Dreus et Pcrronitcie,

Cbascuns d'els s'est aaiis

Q'il feront dance nouvele

En un pré verl el lloris.

Cbascuns aura sa coielc

D'un des envers de Senliz,

El si eu envera Guis

Oui leur muse et chalemcle

Ile la muse au graut bourdon.

Endure, elc.

Disi Dreus : « Li cuers ini tsaulcle

l'or l'ainor de Bialriz »

Et Fouchier forment lïestclc

Pour s'amieie Aeliz,

Et Rogier s'amie apele.

Si l'a par le cli linse prise (sic).

Par devant Ion/, aloil Guis

(,):m leur muse el clialemelc

De la muse au gros bourdon.

Endure, etc.

Robins d'une Qaûtele

1 fesoil deus sons Ircliz Pour l'amor de Perronelc S'en cstoit nnilt entremis :

« M'amiete est la plus bêle, Ge dist Uogier, ce m'est vis. > Par devant louz aloit Guis Qui leur muse el clialemele De la muse au gros bordon.

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