REX
Dominas, etc.
« Les chevaliers se mettent à u:ie autre table : pendant le repas, on fait venir un imager pour lui commander une statue de la sainte. Cet ouvrier demande quinze ducats, et on les lui accorde, à condition qu'il tera une grande diligence. Lorsqu'on est près de sortir de table, le roi fait sou veuille Pape de dire grâces.
PAPA
Certes, vous avez raison :
Grattas agimus tibi, etc.
« Vn instant après Y imager apporte la statue, et le Pape, qui ne veut pas retarder le départ du roi de Chypre, ordonnée jes chapelains de la porter sur leurs épaules en procession à l'église «le Rome. Toute l'assemblée obéit aux ordres du saint Père. »
PAPA
Chacun porte torche ou cierge, Et allons sans sennoner plus, Chaulant Te Deum laudamus.
BARBE Mystère de sainte). — Le second mystère de sainte Barbe « est (rès-dill'érenl
disent les frères Parfait,de celui du même nom
divisé en cinq journ'ées, dont nous avons déjà donné l'extrait... »
Il n'en subsiste point de manuscrit.
La Bibliothèque du théâtre français (Dresde
i768'i Ui,'K'- nV0L' '• ]"' P- 2)> attribuées au duc de La A alliere, considère, mais à tort, ce mystère comme « un abrégé du manuscrit. Il va cependant quelques différences dans les détails, dit l'auteur inconnu de ce livre mais elles sont peu considérables. »
« Le premier, quoique supérieur en tout na jamais paru imprimé : au lieu que celui-ci a eu trois éditions. La plus ancienne est celle que cite Duverdier (p. 235 de la Bibliothèque française), in-10, par Ollivier A™ou'let, imprimeur de Lyon, qui viva.t en lo3«.. Pierre Rigaud le fit paraître depuis
S0U-UR , T'1)ême forme- (DLVE«r>'ER . ibid. , p. /8d.) Lnfin, vers le commencement du xvn' siècle, il en parut une troisième édition sous le titre suivant : La Vie de Madame Sainte Barbe par Personnaiges , chez Nicolas (halol, demeurant en ta rue Notre-Dame, an Chapon d or couronné. C'est un in-16 contenanta8 leuillets ou 116 pages, et environ <J,S)0 vers. »
Le second mystère de Sainte Barbe apparlieutdoncà la première moitié du xvi< siècle.
Les frères Parfait, à qui nous avons emprunte les notes précédentes (Histoire du théâtre français; Paris, 15 vol. in-12, t. III j ;7*5, p. 36-42;, ont donné de celle pièce I analyse suivante: