SCÈNE X
MARION, ROBIN, pUlS BAL'DON GAUTIER.
ROBIN
Hou ! hou!
Hou! hou!
non
NOTICE SUIt LE THEATRE LIBRE.
ROB
MARIONS
Dieus! e'est-il qui là hue.
Itniiins, dons amis, comment vuil?
ROBINS
Maroie, je sui do bon liait
El garis, puis que je le voi.
■unions.
Vien donques chà, acole-moi,
ROBINS
Volenliers. suer, puis qu'il t'esl bel.
Esgarde de cest sostercl, Qui me baise devant la gent.
BAUDONS.
M. mil, nous sommes si parent Cliques ne vous caille de nous.
MARIONS
Je ne le di mie pour vous; Mais il est paresi si soleriaus Qu'il en (croit devant tous cluaus De no vile aulreianl comme ore.
ROBINS
Et qui s'en lenroil ?
MARIONS
Et encore, Esgarde comme est reveleus.
ROBINS
Diex! con je seroie jà preus Se li chevaliers revenoil!
MARIONS
Voircmenl, Robin, que che doit Que lu ne ses par quel engien Je m'escapai.
ROBINS
Je le soi bien.
Nous véismes loin son couvin.
Demandes Baudon, men cousin, El Gautier, quant t'en vi partir, S'il orenl en moi que tenir : Trois fois leur escapai tous .ij.
Robin, lu ies trop corageux, Mais quant li cose est bien alée, De legier doit estre ouvliée.
Ne nus ne doil point le reprendre.
BAUDONS.
Il nous couvient Iluart alcndre Et Peronnele qui venront :
Ou vés-les-chi.
MARION
Dieu! c'est lui qui appelle là. Robin, doux ami, comment vas-tu?
ROBIN
Marion, je suis content et guéri, puisque je te
vois.
MARION
Viens donc ici, embrasse-moi.
ROBIN
Volontiers, sœur, puisqu'il te plait.
MARION
Regardez ce pelit sot qui me baise devant le inonde.
BAUDON
Marion, nous sommes ses parents : ne faites pas attention à nous.
Je ne le dis pas pour vous; mais il est si sol qu'il en ferait autant devant tous ceux de noire village.
ROBIN
Et qui s'en abstiendrait?
MARION
Encore, est-il fanfaron?
ROBIN
Dieu ! comme je serais preux si le chevalier revenait!
MARION
Vraiment, Robin... Sais-iu par quelle ruse je iui ai échappé.
ROBIN
Je le sais bien. Nous vîmes loule ta conduite. Demande à Baudon, mon cousin, et à Gautier, quand je te vis partir, s'ils eurent à lenir en moi : je leur échappai trois fois à tous deux.
Robin, lu es très-courageux; mais quand la chose s est bien passée, elle doit cire oubliée aisément, et personne ne doit y revenir.
BAllBON.
Il nous faut attendre Iluart cl Péronnelle qui vont . venir : or, les voici.