MARION, PÉRONNEILE, HUART, BAUDON, GAUTIER. MARION. MARI
Met ten jupel, Perrcte, avant; Aussi est-il plus blans du mien.
PERONNELLE.
Certes, Marol, je le vœil bien, Puis que vo volenlés i est.
TenéM, veés-le chi tout presl; Eslendé-le où vous le volés.
HUARS.
Or clià'. biau segnieur, aporlés, S'il vousplaisl, vo viande clià.
PERONNELLE.
Esgar, Marote; je vois là.
Cbe nie samble, Robin venant.
MARIONS
C'est mou, et si vient tout lialant :
Que le saule, est-il bons cailis?
PERONNELLE.
Certes, Marol, il est failis, Et de faire vo gré se paine.
A ! war les corneurs qu'il amaine !
HUARS.
U sont-il?
Vois-tu ches variés Qui là tiennent ches .ij. cornés?
HUARS
Par le saint Dieu! je les voi bien.
Meis ton jupon, Perrelte; il est plus blanc que le mien.
PÉRONNELLE
Oui, Mariou, je le veux bien, si cela te fait plaisir. Tenez, le voici loul prêt ; élendez-le où vous le voulez.
HUART
Or ça! beaux seigneurs, apportez, s'il vous pl.iii, vos vivres ici.
PÉRONNELLE
Regarde, Marion ; je vois la, ce me semble, Robin venant.
MARION
C'est vrai, el il vient en dansant : que le semb.e, est-il bon diable?
PÉRONNELLE
Certes, Marion, il esi aimable, et il se donne de la peine pnur faire votre volonté.
MARION
Ab! regarde lescorneurs qu'il amène!
HUART
Où sont-ils?
Vois-tu ces garçons qui là tiennent ces deux cornets?
HUART
Par le saint de Dieu! je les vois bien.