MARION. PÉRONNELLE, HUART BAUDON, GAUTIER, ROBIN, WARNIER, GUIOT
ROGAUT.
ROBINS
Marote, je suis venus, lien:
Or di, m'aimes-lu de bon cuer?
MARIONS
Oïl, voir.
ROANS.
Très grant merchis, suer, De cbe que lu ne l'en escuses.
Hé! que sont-cbe là?
ROBINS
Ce sont muses Que je pris à cbele vilele :
Tien, esgar con bêle cosele !
Or faisons losl leste de nous.
ROGAUS.
Wautier, or te met à gênons
ROBIN
Marion, me voici de retour; eli bien, dis, m'aimes-lu toujours de bon cœur?
MARION
Oui, vraiment.
ROBIN
Très-grand merci, sœur de ion bon mol.
MARION
Eh ! qu'est-ce que cela?
ROBIN
Ce sont des musettes que j'ai prises à ce petit village; liens, regarde quelle belle petite chose! maintenant amusons-nous.
ROGAUT.
Wautier, à présent inels-loi à genoux devant Gu;«A
i:-iy
ROB
ROB
Devant Guiot premièrement; Et si li fai amendement De climi que sen neveu bâtis; Car il s'estoit ore aalis Que il le feroit asousfrir.
GAUTIEP.S.
Voles que je li voise offrir A boire?
R0GAUS.
Oïl.
GAUTÎéRS
Gniot, buvés.
guios.
Gantier, levés-vous sus, levés; Je vous parduins tout le mettait C'a mi ni as miénsavés fait.
Et vceil que nous soions ami.
PERONNELE.
Gnyot, frère, parole à mi; Vien te chà sir, si te repose:
Que m'aporles-tu?
cnos.
Nul cose ; Mais l'aras bel jouet demain.
VARIONS
Robin, dons amis, chà le main l'ar amours, et si le sié cbà.
Et cbil eompaignon seront là.
RORINS.
Volentiers, bêle amie cbiere.
MARIONS
Or faisons ireslout bêle cbiere Tien cbe morsel, biaus amis dons.
Hé! Gautier, à quoi pensés-vous?
Certes, je pensoiè à Robin Car se nous ne Cuissons cousin 4e l'eusse amée sans Caille; Car lu es de trop bonne taille, lîaudon, esgar quel cors cbi a.
ROB1NS
Gaulier, nslés vo main delà; E: n'est-clie mie vo amie.
En és-lu jà en jalousie?
ROBINS
Oïl, voir.
MARIONS
Robin, ne le doute.
ROBINS
Encore voi je qu'il le boule.
Gaulier, par amours, tenés cois :
Je n'ai cure de vos gabois; Mais entendes à nosire feste.
Je sai trop bien canter de geste; Me volés-vous oïr cànler?
BAUDONS.
Oïl.
Fai- moi donc escouler :
■J Audigier, dist Raimberge, bouse vous di.
ROBINS
Ho ! Gaulier, je n'en va-il plus; fi !
d'abord : et Cais-lui amende honorable de ce battis son neveu; car il s'était promis qu' Ce rail payer.
Voulez-vous que j'aille lui offrir à boire?
Oui.
Guiol, buvez.
ROGAUT.
GUIOT
Gaulier, levez- vous, levez vous; je vous pardonne toul le méfait dont vous vous êtes rendu coupable envers moi et les miens, et je veux que nous soyons amis.
PÉRONNELLE
Guiol, frère, parle-moi; viens l'asseoir ici et repose-loi : que m'apportes-tu?
GUIOT
Rien ; mais tu auras un beau joyau demain.
MARION
Robin, doux ami, donne-moi ta main, assieds-tci ici ; ces compagnons seront là.
ROBIN
Volontiers, belle amie chère.
MARION
Maintenant mangeons : ::ens ce morceau, be! ami doux. Eli! Gautier, à quoi pensez-vous?
Certes, je pensais à Robin; car si nous n'éiions cousins, je l'aurais aimée sans y manquer; car lu es de très-bonne taille. Baudon, regarde quel corps il y a ici.
ROBIN
Gaulier, ôlez voire main de là; ce n'est pas voire amie.
Es-lu jaloux?
ROBIN
Oui, vrajment.
MARION
Robin, ne crains rien.
ROBIN
Il ie pousse.
MARION
Gautier, tenez-vous coi ; je me moque bien de vos badinages; tournez votre attention à notre fêle.
Je sais très bien chanter des chansons de gesic; me voulez-vous ouïr chanter?
BAUDON
Oui.
Faites-moi donc écouler :
Audigier, dil Raimberge, bouse vous dis...
ROBIN
Oh! Gaulier, je n'en veux plus; fi! Diies, serez-