‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 172 sur 1429 · CI1R DICTIONNAIRE · texte numérisé non relu

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co sectateur oe l'hérésie de Saba, dit-il, est

encore honorée par les Grecs le 28 octobre. » Le peu île détails que donne Fa b ri ci us est emprunté à Lilio Gregorio Gyraldi, (|ue l'on connaît seul pour avoir attribué celle pièce à cet auteur, et qui la distingue ainsi du Ckristus l'atiens de saint Grégoire de Nazianze.

Il nous semble infiniment probable que le Meurtre du Christ n'esl pas autre chose que le Christ souffrant, intitulé aussi la Passion du Christ. — Voy. Passion (La).

CHRIST SOUFFRANT. — Voy, la Passion du Christ. (Orient.)

CHIUSTINEt Sainte). — De Beauchamps mentionne la Passion de sainte Christine , imprimée à la. suite du Mystère de Notre- Dame et de la Passion de sainte Le'ocade. (Recherches sur les théâtres de France depuis 1161; Paris, 1738, iii-8", 3 vol., t. 1", p. 226.) — Voy. Nothe-Dame (Mystère de); sainte LÉocade ( la Passion de ).

( UR1STOFFLE ( Saint ï.— On ne connaît point de manuscrit subsistant du Saint Christoffle. Ce drame date de la première moitié du xvi' siècle.

Il eut pour auteur Antoine Chivalet, sur lequel il est resté quelques renseignements que nous avons réunis à son nom.

« La seule édition que l'on connaisse de ce mystère, ont dit les frères Parfait ( Histoire du Théâtre français; Paris, 15 vol. in-12, 1745, t. III, p. 1 ) , est celle que cile Duv wd\ur-Va\}\>rivaz (Bibliothèque françoise, p. 161), et qui parut à Grenoble en 1530. C'est un petit in-folio de 192 feuillets ou 386 pages , à deux colonnes , qui peut contenir environ vingt miile lettrés :

« En voici le tilro : S'ensuyt la Vie de sainct Christofle, étégament composée en rime françnise et par personnaiycs , par maistre Chevalet, Jadis souverain maistre en telle compositûre , nouvellement imprimée. » ( Frères Parfait , ibid. )

On lit à la lin : Icy finist le Mystère du glorieux sainct Christofle , composé par personnaiycs , et imprimé à Grenoble, le vingt huict de Janvier, l'an comptant à la Nativité de Notre Seigneur , mil cinq cens trente, aux dépens de maistre Anemond Amalberli , citoyen de Grenoble. » (lbid. )

Le sixain suivant qui est, à la fin de la première journée, nous fournit la date de la première représentation :

Quant Penlliccostis furent de Juing le neuf. m. d. vingt et sept, fut faict neuf Ce présent livre; et, en ce lieu et terre De Grenoble, fut joué son mystère,

(U3) Ce langage singulier n'esl autre chose que l'argot en usage parmi les filous et les archers. Il a eu le même sort que la langue française ; aujourd'hui nous entendons à peine le langage des xrv* et x\" siècles. L'argot ou le jargon a changé aussi, Villon s'en est servi pour composer quelques ballades qui se trouvent page 170 et suivantes de la nouvelle édition des œuvres de ce poète. Chevalet, auteur plus récent, le place ici très-convenablement dans la bouche de deux fripons, qui, après une suite de r.riiues dignes des derniers suppliées , s'enrôlent

Diction*, des Mystères.

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