‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 171 sur 1429 · LA DAME · texte numérisé non relu

LA DAME

Mon cher Seigîieur, qui s'abandonne A Dieu servir, ne peut périr Leuez-vous. . . .

.... Tous de ciieur vous supplie Que ebascun, selon son pouoir, Dï la seruir fasse deuoir,

Affin qu'au dur pas de la mort,

La Vierge iiolis face confort. Amen.

Finis.

CHIVALET (Antoine),— Guy Alard, conseiller au parlement de Grenoble, auteur de la Bibliothèque du Dauphiné (Grenoble, L. Gilibert, 1630, in-16, de xn-224 p., p. 71), a dit de l'auteur du Saint Christofle : « Antoine Chivaiet, gentilhomme du Viennois, dont la famille porte de gueules au cheval échapé d'argent, fut un poète françois, et vivoit l'an 1530. » Les frères Parfait, s'appuyant sur le titre du Saint Christofle qui, imprimé en 1530, porte le nom de Chivaiet, accompagné de la rubrique «jadis souverain maistre, » et sur les nombreux passages du livre où l'auteur est loué d'une manière outrée, concluent que Chivaiet était mort avant 1527, date de la première représentation de son mystère. Nous ajouterons que le citoyen Anemond Amalberti (Ancelbert dans Duverdif.r) nous semble avoir très-probablement remanié le travail de Chivaiet. (Les frères Parfait ont écrit Chevalet.) » — Voyez Sai>t Christoile.

CHOCQUET (Louis). — Auteur de YApocalypse, Louis Chocquet est classé depuis longtemps parmi les auteurs dramatiques, dans la Bibliothèque française de Duverdier; ou y lit : « Louis Chocquet a mis en limj françoise par personnages les Actes des apôtres et l'Apocalypse de saint Jean, avec les cruautés de Domitien l'empereur. Le tout à Paris en l'hôtel de Flandres, Tan 154-1, et imprimé in-fol par Arnoul et Charles Les Angeliers. » (P. 795.) Les frères Parfait (Hist. du 'th. franc.; Paris, 15 vol. iu-12, 1735, t II, p. 270,) relèvent Teneur dj Duverdier, commise également par Baylo, qui attribue à Chocquet les Actes des apôtres des Gresban ; l'Apocalypse seule est de lui. CHRIST (Jeu du). — M. Ray noua rd [Journal des sav., juin 1836, art. sur le Mystère de saint Crépin, p. 307) répète la citation suivante de Muratori tirée de la Chronique du Frioul -. « lui 1298, le jour de la Pentecôte, dans le Frioul, eut lieu une représentation du Jeu du Christ qui comprenait la Passion, la Résurrection, l'Ascension, la Descente du Saint-Esprit, et le Jugement. » (Monum.

eccl. Aquilii, p. 28, col. 1.) — Voy. Passion, H", § 2.

CHtilST Le meurtre du).— Les écrivains italiens du moyen âge ont signalé un drame grec qu'ils appelaient le Meurtre du Christ. Il est difficile de préciser ce qu'était cette pièce. Lilio Gregorio Gyraldi, critiqué du xvi1 siècle, a donné sur le Meurtre du Christ h note qui suit : « Il a existé un certain poète grec nommé Etienne, sabaïte, à qui est attribuée la tragédie du Meurtre 'du Christ. » [De poetar. Hist., Dialog. vu, édition de Ferrare, 1551, in-8°, p. 8tio.)

Fahricius [Bibliotheca grœca, édition de G. C. Harles, Hambourg, 1791, in-i°, t. 11, p. 323) rappelle aussi, dans une notice des tragiques dont les œuvres sont perdues, cette même pièce du Meurtre du Christ d'Etenne, moine sabaïte. « La mémoire do

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