SCÈNE LXV1I
clotilde, saint REMI.
clotilde. Çà, çà, archevêque Rémi, asseyez-voui à mes côtés sans plus de cérémonie.
l'archevêque. Dame, ne me (iriez pas de me placer dans un siège aussi élevé; il doit me suffire de m'asseoir ici en bas.
clotilde. En vérité, vous vous asseoirez ici, sire, car'vous n'êtes pas moins élevé en dignité que moi. — Voici pourquoi je vous ai mandé : Monseigneut a faim d'être baptisé et veut devenir chrétien ; mais il ne sait pas quels sont les articles qu'il faut croire et observer : c'est pourquoi je vous prie de vous souvenir, quand vous serez admis en sa présence, de lui montrer le vrai chemin du salut.
■.'archevêque, Celles, dame, c'est grand'joie, s'il lui plaît de m'écouler. Non, non, certes, je ne l'oublierai pas. Je m'en vais même tout de suite auprès de lui pour lui dire toute ma pensée, puisque Ici est son désir et telle son intention.
clotilde. Sire, vous êtes un homme sage : ins. truisez-le de manière à ce qu'il ne retourne pas à ses faux dieux.
l'archevêque. Adieu, dame. Par la foi que je dois à sainl Pierre! je ferai à cet égard le mieux que je pourrai.