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quelques auteurs à Rabi D. Santo,qui vivait diins le temps de don l'ô Ire de Caslilie, elle .'i élé déclarée, ;i[ >i ùs ua nouvel examen du manuscrit, appartenir à un poëte absolument inconnu. I). I ornas Sancliez l'a oubliée dans >a collection de poésies castillanes antérieures au xv siècle (i. I ei IV), et I). Eugoniode Ochoa l'a signalée dans son Trésor du théâtre espagnol, imprimé à Paris en 1838. Ce dern er auteur déclare fort obscure la question du savoir si celte pièce a jamais élé représentée ou si elle n'était qu!uu chant de jongleurs. La Mort est le personnage principal de la pièce : « Je suis la Mort, dil-elle, la Mort, maîtresse (Je toute créature présente ou à venir dans ce, inonde; cl jo m'écrie : O homme, pourquoi tant de soins pour une vie si rapide?... » Un prédicateur, reprenant le thème lugubre de la nécessité de mourir, y trouve une raison toute-puissante île pratiquer en ce monde les bonnes œuvres.
DANSES CONSACRÉES (Les).— L'usage des danses, qui sont un des laits particuliers nia lète des Fous, remonte à une très-haute antiquité. Les Pères de 1 Eglise et les cou cilesles ont de tout temps poursuivies avec force. Elles ont subsi-té, néanmoins, dans l'immixtion viol en le et continu elle des laïques aux choses ecclésiastiques. On dansait dans lescim lier s, dans lechœur des églises, dans les cryptes mêmes où reposaient les corps des saints. Les chanoines de Saint-Martial dansèrent dans le sanctuaire de la basilique abbatiale au xvin' siècle même, comme autrefois à la translation du glorieux confesseur leur patron (Dom Martène, De ant.
ecrl. disc.,d\. 28; Geoffroy nu Viueois); à Châlons-sur-Saône, c'était tantôt dans un pré, tantôt autour d'un monument consacré (Gerbert, t. 11); à Conslanlinople, c'était sous les voûtes de la grande basilique. (Ce-
DRKNL'S. )
A Besançon, dans les anciens rituels de l'église collégiale (le Sainte-Mai i -Madeleine, Oïl ret'OUVe ces danses grossières assignées nu saint jour de Pâques, et qui n'ont cessé, malgré la désolation de l'Eglise et ses défenses réitérées, que d ns les deux derniers siècles (cf. Lebeh, p. 426 et suiv.)
Le jour de Noél, après Vêpres, les diacres dansaient dans l'église en chantant « une antienne à saint Etienne... » Le jour de la fête de ce saint, c'étaient les prêtres; les enfants de c1 ! ceur, le jour de saint Jean l'Evangéliste; el les sous-diacres, le jour de la Circoncision ou de l'Epi ihanie. (Reletus, l.ib. de div. off., c. 72 et 120; l'abbé d'Aimg.ny, mémoires de littérature, t. IV . Notice sur lit fêle des Fous; Lebeh, Collection des meilleures dissertations; Paris, 18158, 20 vol. iu- 8% t. IX, p. 230.)
M. Magnin attribue à ces coutumes la naissance de la danse Macabre dans les arts. [Journ. ije'n. de l'instr. publ., 183o, D août, p. 418.)
DEFRUIT (Le). — Ce t une des piatiques de la fête des Fous. Le concile provincial de Narbonne, de l'an 1551, dé'.emlit les danses
elles jongleries îles mois de décembre cl do
janvier dans les églises, el entre autres coutumes anciennes iïésh mnèles, celles du défruit. Le défruit était un repas que donnait au clergé tout personnage, laïque ou ecclésiastique, à qui, aux Vêpres, entre Noël et l'Epiphanie, était concédé, d'ordinaire par l'offrande d'une bronche d'oranger, le droit d'entonner le psaume Mémento, farci de.
gloses françaises ridicules el sacrilèges. L'origine de cette coutume anlérieuie au xni" siècle, est restée des plus obscures et parmi les étymologies proposées du mot defructus, il n'en est aucune qui mérite d'être rapportée. On peut consulter, à cet égard, dans le Mercure de février 1726, une lettre écrite d'Auxerre.
DENIS (La conversion de saint). — La conversion de saint Denis, de même que le martyre du même saint, est conservée dans le manuscrit de la bibliothèque Sainle-Geneviève à Paris.
Ce drame date du xv' siècle.
La Bibliothèque du Théâtre français, ouvrage attribué au duc de La Vallière (Dresde. 1768, in-8", 3 vol., t. I", p. 36), dans lequel ou trouve la mention ou l'analyse de tous les mystères contenus dans le manuscrit de Sainte-Geneviève, n'a pas parlé de celui-ci; probablement à cause d'une mention à la tin du texte qui relie, en troisième journée, cette pièce h celles du martyre de Saint- Etienne et de la conversion de Saint-1'aul. Nous considéions néanmoins ce drame comme parfaitement distinct et complet eu soi.
Le texte a été publié par M. Achille Jubinal dans ses Mystères inédits du xV siècle, (Paris, 1837, in-S", 2 vol., I. I", p, 42-91).
PERSONNAGES
SAINT COL. t'AVEOGLE.
premier philosophe. DAsiAltls, femme île saint
i-ciiLiiis, second pliilos. Denis.
SAINT DESIS', 5' pllilOS. LES ENFANTS 1>L S. DENIS.
Saint Paul, arrivant de Grèce à Rome, commence d'y annoncer le christianisme ; ii atteste vis-à-vis ic quelques philosophes, la résurrection en
JIIEsCCRlsl. ..
Q ii lit el terre el firmament,
Qui pour imite rédemption
Plil humaine incaiiialion,
Naquit, mourut, ressuscita.
Qui Dieu, qui homme aux cieux monta;
Puis il viendra dans sa majesté
J igcr tous ceux qui on! élé
Et ceux nui sont et nui seront.