SCÈNE
DULCITIUS, AGAPE, GHIOME, IRÈNE, GARDES.
dulcitius. Amenez, soldats, amenez ici vos prisonnières.
les soldats. Voici celles que vous avez demandées.
dulcitius» Dieux ! qu'elles sont belles! les clurmaiitcs, les remarquables filles!
les soldats. Parfaitement jolies.
dulcitius. Je suis piis à leuis charmes.
les soldats. C'esl facile à croire.
dulcitius. Je brûle de les eni rainer dans mes feux.
les soldats. Nous te défions de réussir.
dulcitius. El pourquoi?
les soldats. Parce qu'elles sont inébranlables dans la foi.
dulcitius. Et si je les charme par des douceurs?
les soldats. Elles les méprisent.
dulcitius. Et si je les effraie par des supplices ?
les soldats. Elles les bravent.
dulcitius. Que faire ?
les soldats. Réfléchissez.
dulcitius. Metlez-les sous clef dans la salle intérieure de l'office, dans le vestibule duquel ou met les ustensiles de cuisine,
les soldats. Pourquoi dans ce lieu?
dulcitius. Pour que je puisse les voir plus souvent.
les soldats. A vos souhaits.
coutume, la relation qu'elle avait sous les yeux. Seulement elle insiste, avec une prédilection marquée,
sur tout ce qui pouvait exciter le rire, el développe de préférence les suites grotesques de l'incoiitinence du gjuverneur Dulcilius. C'esl, je crois, en raison de celle prédominance de la partie comique, que Hrotswitha a donné pour litre à cette comédie, non pas le nom vénéré des trois hétoïques sœurs, mais celui du malencontreux magistral, dont les déconvenues jettent une si étrange gaielé dans celle pièce tragique. > (M. Magnin.)
ôOl
DUL