SCÈNE XI
LES PRÉCÉDENTS, AGAPE, CniONIE.
les soldats. Voici celles que vous demandiez.
sisinnius. Agape, et vous Cbionie, faites attention à mes conseils.
agape. Le pourrions nous?
sisinnius. Offrez des libations aux dieux.
chionie. Le vrai Père éternel , son Fils coélernel et leur saint Paraclet reçoivent sans cesse le sacrifice de gloire.
sisinnius. Je ne vous conseille pas cela , je vous le défends même sous peine...
agape. Vaine défense! jamais nous ne sacrifierons aux démons.
sisinnius. Chassez celle obstination de votre àme el faites les sacrifices; sinon, je vous enverrai à la mort, selon redit de l'empereur Dioclélien.
chionie. Il est juste pour vous, en nous menant
des huissiers et jusqu'à l'imperturbable et risible confiance qu'il montre dans l'élégance de sa toilette, sont autant de traits d'excellent comique fournis par le légendaire (Id.j.
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DICTIONNAIRE DES MYSTLRES.
à mort. d'obéir aux ordres de votre empereur, puisqu'il est évident que nous faisons fi de ses décrets. Si vous nous épargniez, si vous mettiez du retard , voire supplice serait juste aussi.
sisinnius. A l'instant, soldats, à l'instant prenez ces blasphématrices et jelez-les vivantes au feu.
les soldats, Hâtons -nous de construire le bûcher et livrons-les aux baisers dévorants des flammes, pour mettre terme à leur insolence.
agape. Won, Seigneur Dieu, non, il ne serait pas impossible à votre puissance que le feu, vous obéissant, lût sans force et mil de côté son essence. Mais combien ces lenteurs nous fatiguent. Ah! nous vous prions de briser les chaînes de nos âmes, afin que nos corps soient anéantis et nos esprits heureux avec vous dans les cieux.
les soldats. Voici du nouveau. C'est à glacer de stupeur. Ces femmes sont sans vie, et il n'y a pas sur leurs corps trace d'une blessure : ni les cheveux ni les vêtements ne sont touchés oar le feu, encore moins leurs corps.
sisinnius. Amenez Irène ici.
LES SOLDATS. La VOici.