VOISINS, SERGENTS, LE BAILLI
Dieu vous tienne en doux ami
je
deuxième voisin, noberl, saute ! Où allez-vous?
le premier voisin. Gautier, mou vais chercher un cercueil.
deuxième voisin. Cercueil ! pour qui ? est-ce p mr Conseil ? dites, voisin.
le premier voisin. Neniii , Gaulier; c'esl pour Aubin, le gendre du maire.
deuxième voisin. Aubin ! Dieu soit miséricordieux et doux pour son àme !
le premier sergent. Gautier, Dieu te garde de blâme ! Qui dit-il être trépassé? je n'ai pas eu assez, de loisir pour l'enlendre.
le deuxième sergent. C'est Aubin, le gendre do Guillaume, le maire de Clueîvi. Je le vis encore ce mali;> bien portant et allègre.
LE premier sergent. Dieu ail pitié de son àme! Certainement c'est grand dommage; car il était beau, jeune, sage el bien appris.
le deuxième voisin. C'est un pas qu'il nous faut tous passer. Adieu, amis !
le premier sergent. Gaulier, que Dieu nous nielle aujourd'hui en bon jour et en bon mois ! Je ne resle plus ici, je m'en vais à l'audience; il en est temps.
le bailli. D'où viens- tu, Dieu le s'enure? Amé est-il sommé de nouveau ? Que dit-on par la ville? réponds-moi.
LE PREMIER SERGENT. Tout le IllOllde s'élolllie
qu'Aubin, ce jeune homme bel et fort, soil mort depuis Prime.
le bailli. Par le Très-Haut! que dis-tu? Aubin est mort ?
le premier sergent. Ainsi le disent les voisins généralement.
le bailli. Je suis tout élouoé qu'il puisse être mort. Assieds-loi, assieds-loi. Sans doule il a clé blessé par quelqu'un : ce qui a causé sa mort aussi soudainement.