LE COMTE, BARONS, CHEVALIERS, SBIGHEUR9 DE LA COLR
LE deuxième ciif.valier. Eli! lirons à l'écart; je veux nous (lire à vous deux ce (|ue bon m'en semblé. Autrefois, vous et moi, l'ayant engagea se marier, il nous lii, alors comme aujourd'hui, la même réponse; et vous le savez, nous envoyâmes par le pays îles hommes adroits et i étlechis qui, ont élu en mainte (erre demander, chercher et trouver une femme ressemblant à la feue reine; après bien du temps, ils n'ont rien lait.
le premier chevalier. C'est vrai, je le sais bien : niais aussi est-ce vraiment chose impossible. Bref, il faut nous en aviser par quelque moyen.
LE comte. Oui, il faut y pourvoir : ce serait pour nous un grand malheur s'il mourait et que nous fussions sans chef et sans héritier issu de son corps. Je suis bien d'avis d'en délibérer, sans tarder davantage.
le deuxième CHEVALIER. Seigneurs, je pense à un moyen : sa fille est assez sage et belle ; c'est une demoiselle déjà assez grande, et, sous le rapport des mœurs et des traits, elle ressemble à sa mère mieux qu'une peinture. Celui qui lui conseillerait de la prendre commettrait-il donc une action trop répréhensibie?
le premier CHEVALIER. Je crois que non , certainement, pourvu que Dieu n'en fût pas courroucé et tpie l'on osai le lui dire? Qui le lui dirait?
le comte. Moi, et avec hardiesse, par la sainte Croix! Allons-nous-en tous les trois à lui; vous en tendiez comment je lui parlerai.