LE ROI, LE COMTE, BARONS, CHEVALIERS, SEIGNEURS OE LA COUR
le comte. Sire roi, écoulez-nous : à quoi pensezvous? 11 nous semble à moi et à ions vos barons, que vous attendez trop longtemps à vous marier. Voyez à trouver une femme de qui vous puissiez ivoir un héritier mâle; il le faut.
le premier chevalier. 11 dit vrai , sire; il le faut, cl cela depuis longtemps , afin de nous laisser un fils qui linl la terre après vous, et qui nous détendît en guerre, s'il était besoin.
le roi. Seigneurs, sachez que jamais je n'épouserai femme, à moins qu'elle ne soit tout le portrait de ma défunte (Dieu ail son àme'.), par les manières, l'esprit et le visage; car je lui jurai de ne me remarier et de prendre une compagne qu'autant qu'elle lui ressemblerait d'extérieur, de caractère eldebon sens. Si vous en connaissez nue pareille, envoyezla-moi hardiment : je la prendrai.
le comte. Sire , je vous répondrai qu'il n'est guère possible qu'on vous puisse trouver une femme ressemblant à ma dame de beauté, de figure et de mœurs. Renoncez à cela, car on n'y pourrait réussir; où Irouver? En vérilé, je ne sais.
le roi. Comie, puisque j'en ai fait le serment, certes, je le tiendrai, quoi qu'il advienne.
le comte. Telleest donc votre dessein arrêté ; soit,. vaille que vaille, je nie tairai.
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