‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 37 sur 1429 · CLÉMENT · texte numérisé non relu

CLÉMENT

Si nous retirons à l'Eglise, Rendans grâces, et sans fainctise, Allons faire nostre Oremus, Chantans Te Deum laudamus.

(El se doit commencer te Te Deum en Paradis.

ADAM. — Il n'existe qu'un manuscrit d ce drame du ix' siècle, conservé à la Bibliothèque impériale , parmi les manuscrits grecs, n° 1030, folios 213, -21*.

Grains en 172V, fut le premier qui fi connaître VAdam d'Ignace par la publication d'un fragment {Spicileg. SS. PP.; Oxo:i., 172*, t 11, p. 223); M. Boissonnade le donna en entier en 1829 (Anecdota grieca, t. 1", p. 436-U4-); M. Dûbner a fourni une édition nouvelle du texte grec revu sur le manuscrit unique (Chrislus pettiens, Ezechiel, et Christ, pœtur. Reliquiœ dramaticœ, Paris, Didot, 18V6, gr. in-8"), et en a donné, pour la première fois, une traduction latine.

Le titre porte: iî'XATIOY ïtixoi eiï ton aaam.

M. Boissonnade et M. Magnin ont préféré celui de La chute d'Adam.

On trouve, jointe au turc, la rubrique

suivante : np\; yip yi'Aov avpfopaZ; -tpir.iiQ-tïa. ttoisïtou tq 7rovy3(ua

En 1835, dans son cours professé à la Faculté des lettres, M. Magnin mentionna ce drame comme le principal monument subsistant du théâtre au ix' siècle. (Cf. Journal gén. de l'inst. publiq., 1833, 9 avril, p. 208.) Quatorze ans plus tard, à propos de la publication de M. Oublier dans la collection des classiques grecs de Didot, le même illustre savant s'arrêta longuement à l'examen de l'Adam. (Journal des Savants, 1849, cahier d'août

Le grammairien Ignace n'est connu que par le témoiugnage de Suidas (Fabricii biblioth. grœca, 1. 1", p. 636); il vivait au commencement du ix' siècle. D'abord diacre et gardien des vases sacrés dans l'Eglise de Constantinople, il s'éleva par son mérite à la dignité de métropolitain de l'Eglise de Nicée. Outre son drame, il est resté de lui des ouvrages en prose et en vers que Léo Allatius avait eu l'intention de publier. [In Eustathii Antioch. IJexameron, p. 28*. )

La rubrique du manuscrit indique les cinquante-quatre premiers vers comme un envoi à un ami malade ou tombé dans le

péché, sens ambigu que l'on retrouve dan» le Christ souffrant et Ezechiel; ce semble plutôt un prologue.

Au fond, c'est le « premier essai a un Paradis perdu. » (Journal des Sav., p. 461.) Nulle trace d'invention poétique. Exemple rare, à ce litre très-précieux, de représentations ligurées enOrientet enOccident à cette époque. Le style prouve combien, aux vur et ix.' siècles, la langue était supérieure en Orient. Un passage semble indiquer l'emploi de la musique el du prestige des machines. « La Chute d'Adam était, si je ne me trompe, ce qu'on aappelé plus tard, en Italie, un oratorio. -> (P. 463.) On y remarque celle bel'o pensée, surtout chrétienne : » Il n'y a poii t de lieu en dehors de la présence de Dieu. » Quelques expressions, singulièrement recherchées, sont d'une afféterie toute moderne qui constrasteavec la simplicité de la Genèse. (Ibid.)

PERSONNAGES

DIEU

AU.» il *1E

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