SCÈNE LXXVI
AJ ROI D'ÉCOSSE ET SA SL'ITE, LA FILLE DU ROI DE HONGRIE , LE ROI DE HONGRIE ET LES
à.ENS.
la fille. Monseigneur, je vois mon père là-bas; suivez-moi , certes , je vais à lui. — Très-cher sire, je vous connais bien; regardez-moi.
lv. roi m: Hongrie. Ma douce fille, Eh! Dieu! j'ai soutien pour toi , tes sept dernières années , assez de peines , de douleur, de mal , d'ennui , de ebaginet de grandes contrariétés. Fille, presse-moi dans tes liras et baise-moi. Comment vas-tu?
la iille. Bien; mais depuis que vous m'avez vue j'ai elé en maint péril , et depuis que vous me perdîtes j'ai acquis aussi une haute position. Le roi .l'Ecosse, que vous voyez ici, m'a épousée : grâces lui soient rendues! à cause de lui je suis appelée reine et maîtresse d'Kco-se.
le roi de Hongrie. Sire, puisqu'elle est voire
le premier chevalier d' Ecosse. Messseigneurs , hàtcz-vous si vous voulez venir à temps pour entendre le service : l'heure est avancée.
i a fille. Il dit vrai : allons-y sans relard , nous nous en trouverons bien; (si nous continuons) à pailer, nous ne nous séparerons pas de sitôt.
if. premier chevalier de Hongrie. A ce qu'il me senihle , je vois le Pape assis là-bas. Nous arrivons à propos. Il n'a pas encore commencé son service.