SCÈNE III
(Eufrosine vient de découvrir l'absence de son enfant, elle revient à l'église Saint-Nicolas, el, n'y trouvant pas son fils,jeile des cris lamentables.
EUFROSINE. Hélas! hélas! ;hélas! ô malheureuse ' One faire? que dire? Par quel crime ai-je mérité la perle de mon enfant, et le supplice de la vie ? Pourquoi mon père infortuné m'ai il donné le jour? Comment ma mère désolée m'a-l-elle pris dans ses bras? quelle nourrice fut contrainte à m'allailer? Qui donc m'a épargné la mort ?
ses femmes s'approchent. Pourquoi le plais- Ul dans ce mortel ennui? Au lieu de pleurer ainsi ion fils, invoque le Fils du souverain Père, afin qu'il lui soit porté secours.
eefrosine, sans prêter attention à leurs paroles. 0 mon enfant aimé, ô mon cher enfant, ô mon fils, ô parlie la meilleure de toute mon aine, tu nous donnes aujourd'hui amant de chagrin qu'autrefois lu nous causais de joie.
les femmes. Ne désespère pas de la grâce de Dieu dont la miséricorde suprême l'avait donné cel enfant; Dieu le rendra celui-là ou un autre.
eefrosine. Mon cœur est à l'agonie, pourquoi ma mort tarde-l-elle donc ? 0 mon fils, puisque je ne puis le voir, je préfère le trépas à la vie.
les femmes. Ces cris, cette douleur, ce désespoir, le font du mal el ne servent de rien à ton fils. Au contraire, fais un lot de les richesses, distribue-le aux clercs el aux pauvres, implore la clémence de Nicolas ; il priera le Seigneur miséricordieux pour ton enfant, et lu obtiendras une solution favorable.
eufrosine. 0 Nicolas, père Irès-saint ! ô Nicolas, si :.iméde Dieu! Si lu veux mériter plus longtemps nies nommages, fais-moi remire mon fils. 0 loi qui as sauvé tant d'infortunés dans les naufrages, et récemment ressuscité irois clercs (ICI), écoule les prières d'une pécheresse et donne-moi l'espoir. Je ne mangerai plus de chair, je ne boirai plus de vin, je ne goûterai plus aucun plaisir avant le reiour de ■non enfant.
(liii) Allusion au second miracle de mini Nicolas.
Fil,
DlCTiONNÀIUli DKS MYSTEIIES.