‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 398 sur 1429 · AL · texte numérisé non relu

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el aucun dieu ne vint à mon aide. An contraire, le combat était plus terrible, el beaucoup des nôtres mouraient.

Constantin. Ce récit me confond.

gallican. Enlin, les tribuns me tournèrent le dos el se rendirent.

Constantin. A l'ennemi?

gallican. A l'ennemi.

Constantin. Ali! qu'avez-vous fait alors ?. ..

gallican. Que pouvais-jc faire que de prendre la faite ?

CONSTANTIN Non.

gallican. Hé! telles.

Constantin. A quelles angoisses était alors en proie voire grande àme?

gallican. Aux plus affreuses.

co.nstantis. El comment vous éies-vous tiré de là?

gallican. Mes compagnons intimes, Jean el Paul, me persuadèrent île me vouer au Créateur.

Constantin. Salutaire conseil!

gallican. Je l'ai bien éprouvé. A peine avais-jc ouvert la bouche pour mon vœu que je sentis le celeste secours.

Constantin. El comment.

gallican. Il m'apparul un jeune bomme de liante stature, les épaules chargées d'une croix, qui m'ordonna de tirer l'épée el île le suivre.

Constantin. Quel qu'il fût, c'éta.l un envoyé du ciel.

cai.lican. J'en eus la preuve. A l'instant, il y eut autour de moi, à droile et à gauche, des soldais armés dont le visage m'était inconnu, mais qui me promettaient leur aide.

Constantin. C'était la célesie milice.

gallican. Je n'en doute point. Je suivis avec confiance mon guide, je me jetai au milieu de l'année ennemie et je parvins à leur roi lommé Bradait, qui, saisi tout à coup d'une incroyable teneur, et se jetant à nies pieds, se rendit avec les siens el s'engagea à paver un iribul au chef du moule romain.

Constantin. Béni soit l'auteur de cel heureux sucrés, qui ne souffre pis que ceux qui meiienl leur espoir en lui soient confondus.

gallican. Je l'ai appris par expérience.

Constantin. Je voudrais savoir ce que firent ensuite les tribuns fugitifs.

gallican. Il leur piess it de rentrer en grâce.

Constantin. El vous les y recules.

gallican. Moi! ces hommes qui m'avaient laissé dans le danger, qui s'étaient abandonnés à l'ennemi ! Non, certes.

CONSTANTIN. El que fileS-VOlIS?

gallican. J'imposai une condition à leur grâce.

Constantin. Laquelle.

gallican. Ce fui (pie ceux qui embrasseraient la religion chrétienne rentreraient dans leur grade ei iiièiuc plus haut; tout refus restait sans pardon el excluait de l'armée.

Constantin. Juste condition, que vous aviez le droit d'imposer.

CalliCan. Pour moi, mouillé des eaux baptismales, je me suis tout entier mis sous le joug de Dieu, à tel point que je renonce à votre lî lie» auparavant préférée à tout, pour plaire, loin du mariage, au Fils de la Vierge.

Constantin. Aparocliez plus près, plus près, que je tombe dans vos bras. Car, a celle heure, Gallican, je dois vous découvrir un secret jusqu'ici caché avec soin.

gallican. Quoi donc?

Constantin. C'est- que ma fille el les vôtres sont de la religion même que vous avez choisie.

gallican Tant mieux.

Constantin. El elles ont un si orûlant désir de rester vierges, que ni la menace ni la douceur n'eussent pu les arracher à leur résolution.

cai.lican. Qu'elles persévèrent! Je le souhaite.

Constantin. Eulroiis dans l'apparlemefl^ qu'elles occupent.

gallican. Passez, je vous suivrai.

Constantin. Les voici; elles accourent favec l'auguste Hélène, ma glorieuse mère. Elles pleurent toutes de joie.

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