‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 40 sur 1429 · ALL · texte numérisé non relu

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sur-Loire, porte en sous-titre des Mages. \Yoy. Hérode.)

AGAPES. — « Les apôtres avaient coutume de manger ensemble, les riches fournissant les vivres, les pauvres étant convoqués même les mains vides... C'est ce qu'atteste saint Jean Chrysostome (In I Cor. il, lioni. 27, in pinc). --Mais peu à peu l'usage se restreignit sans effort, les repas ne furent plus mêlés aux saints offices; ils les suivirent. Tertullien explique ainsi le nom que gardèrent ces repas pieux : «Le nom de notro « cène en indique le caractère; on la nomme « du grec VAgape, c'est-à-dire l'amour...» (Apol., c. 39). Du temps de saint Gré

l'Adoration

AMI

(15 in 8\

de Nazianze, les agapes étaient

oire

restreintes

aùfx funérailles et aux ma-

Sous le Pape Grégoire, l'usage en

aux naissances, riages

était établi aux fêtes de la dédicace des églises (Registr. 1. i, ep. li). Le concile de Laodicée fut le premier à les réglementer; et l'ofi en vint à les prohiber dans l'intérieur des sanctuaires. (Ann. 57, n° 131-115, t. 1", p. 188-i92.)

« Saint Augustin les poursuivit en Afrique à la fin du iv" siècle; déjà la coutume en avait été étouffée dans plusieurs provinces... On reprochait aux agapes de n'être plus, au lieu d'une communiou et d'une occasion de charité, qu'un sujet de débauches. » (Ann., 391, t. IV, p. 650, 651; Cœs.,Baronius,Soranus,.4nna/es ecclesiastici; Anvers, 1612, in-fol.)

L'usage très-ancien des agapes n'a jamais éié entièrement aboli. Baronius [Ann., 57, num. 132) le montre se poursuivant jusqu'à nous. En Orient, les Pères du concile de Laodicée y mirent, les premiers, des restrictions; en Occident, saint Ambroise. Cette coutume n'est pas sans affinité avec les rites

Henschell; Paris, Didot, 18i0, 6 vol.

t. 1", p. 186, 187, verbo Alléluia.)

Le manuscrit est du xme siècle.

Il y a un certain mouvement dramatique ; on dit à V Alléluia :

Sois avec nous aujoud'hui, encore, Alléluia!

Alléluia !

Et lu partiras demain. Alléluia '

Que tes années se multiplient...

Regagne tes trésors...

Et que le bon ange de Dieu, l'accompagne. Alléluia '.

Mais il ne reste pas trace dans cet office d'Auxerre d'une représentation quelconque.

Ce n'est que bien plus lard, et dans le Nord, qu'on retrouve les débris d'un rite figuré.

En effet, au xv' siècle, d'après les statuts de l'Eglise de Tout (Stat. xv), il est certain que dans ce diocèse on pratiquait encore une représentation de l'enterrement de Y Alléluia.

« Le dimanche de la Septuagésime, à nono, les enfants de chœur s'assemblent en costume de fête dans le grand vestiaire, et là font l'enterrement de l'Alleluia après le dernier Benedicamus , procession avec la croix, torches, eau bénite et encensoir. On porte une motte en guise de corps mort. On passe par le chœur, et tous vont poussant de grands gémissements dans le cloître où V Alléluia doit être enseveli; on jette de l'eau bénite, on encense et l'on revient. »

Le Mercure de France (décembre 1726) raconte aussi que dans un diocèse voisin de Paris , un enfant de chœur chassait du chœur une toupie sur laquelle était gravé le mot Alléluia.

Du Tilliot (Mémoires pour servir à l'histoire de la fêle des Fous; Lausanne et Ge-

des gentils. C'est pour cela que saint Augus- nève, in-V, 17U, p. 8, 9) donne enfin le

très-curieux renseignement qui suit :

« Dans un ancien manuscrit de l'église de Sens, on trouve l'office des Fous. L'Alleluia, qui sedisaitaprès Deus in adjulorium, était coupé par vingt-deux mots ainsi disposés :

tin fit tout ce qu'il put pour l'abolir en Afrique à la fin du îv* siècle (Epist. k ad Amelium.) (Note de Sever. Binils, sur le xxx" canon du troisième concile de Carthage. — Labbe , Concil. sacro-sancta , t. 11 , col. 1183, e.)

Les agapes ont été considérés par les critiques modernes comme le début d'une des formules de la fête des Fous; toute la suite (les conciles poursuit les repas dans les églises. (Cf. M. Magnin, cours professé à la Faculté des lettres, Journal général de l'instruction publique, années 183i-1836. M. Ach. JiHiN.u , Myst. inéd. du xv' siècle; Paris, 1837, in-8% 2 vol., t. 1", préf., p. vu.)

ALLELUIA (U). — L'Alleluia est une des formules de la fêle des Fous.

Il semble qu'il remonte aux plus hautes origines du catholicisme.

Ainsi le concile de Tolède de 633 le proscrit.

Au ix" siècle, Héric (lib. i De mir. S. Germ., c. 10), témoigne qu'on célébrait son office.

Cet office de Y Alléluia a été retrouvé à Auxerre par le savant abbé Lebeuf, et publié dans la dernière édition de Du Cange- (Du Cange, Gloss. inf. et med. hit. édit.

Allé resonent omnes ecclesi»

Cum dulci melo symphoniae, Filium Marise genetricis pia?

Ut nos septiformis gratia?

Repleat donis et gloria; L'nde Deo dicamus luia.

« Après ce magnifique Alléluia suivoit une seconde annonce de la fête par quatre ou cinq chantres... Là. ils devaient chanter en faux-bourdon.

Hœc est clara dies clararum clara dieruin, Haec est festa dies feslarum Testa dierum...

« Les diptyques qui renferment ce mémor rable cahier sont bordés de feuilles d'argent et garnis de deux planches d'ivoire, jaunies par la vétusté, où l'on voit des bacchanales, la déesse Cérès dans son char, et Cybèle, la mère des dieux. »

'AMIS ET AMILLE. - Le mystère d'Amis

AMI

et d' A mil te est tiré du manuscrit de la Bibliolhèque impériale, n' 7208. 4. B, folio 1

recto, connu sous le litre de Miracles de Notre-Dame, et datant du xiV siècle.

MM. Mommurqué et Er. Michel , dans leur Théâtre français au moyen âge (Paris, 1830, grand in-8% p 216-265), en ont publié le texte pourla première fois, avec une version française.

Cette pièce ne contient fins moins de vingt personnages, dont voici la liste.

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