TÉRENTIEN, TROUPE DE CHRÉTIENS
térentien. Hélas! bel as ! bêlas! 0 chrétiens ! quel mal a donc mon fils unique ?
(175) Celle scène a élé fidèlement et élégamment traduite par M. Villemain, dans sou Tableau de la littérature au moyen ùqe (Paris, 1830. t. Il, p. 2o2). C'est un modèle achevé, que nous aurions élé heureux de pouvoir suivre de loin. < llrntsvilhn, dit l'éloquent critique, fait habilement parler Julien. Il y ii là \\\\ sentiment vrai de l'histoire. Ju'ien ne se nion're pas
LES CHRÉTIENS. Il glillCC des lleiltS, il écilllle, il
rou'e des yeux furieux. Il e^t la proie du démon.
térentien. Malheur à son père! Et où est-il dar.s ces transports ?
les chrétiens. Devant les tombeaux des martyre Jean et Paul. Il se traîne à terre. Il s'écrie que c'est à leur demande qu'il doit ses tourments.
térentien. C'est ma faute, c'est mon crime. Car, à ma «oix , par mon ordre, l'infortuné a mis ses mains impies sur les saints martyrs.
les chrétiens. Si c'est par vos conseils qu'il a failli, vous soulfrez avec le mal ses maux expiatoires,
térentien. Moi, je n'ai qu'obéi aux ordres de Julien, le plus impie des empereurs.
les chrétiens. Ab ! c'est donc pour cela que luimême est frappé de la colère divine.
térentien. Je le sais, et n'en tremble que plus, car je me souviens que nul ennemi des serviteurs de Dieu n'échappe au châtiment.
les chrétiens. C'est vrai.
térentien. Mais si, à l'instant, dans le repentir de mon forfait, je me jetais à genoux devant les saints tombeaux?
les chrétiens. Vous mériteriez grâce , surtout si vous éliez purifié par le baptême.