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Avec voslrc roaislrc en \tvz.
Et loyaumenl le servir* t.
Soyez presl cl obédient, Doulx cl cannois ei pacienl. ..
Iloiuioiirez ci maislre ei maiircsse Oyez les serinons cl h messe, Quand vous pourrez, par leur lironce Dieu vous oclroil grâce el science En loul bien. Adieu niez amis... i
9' Sainte Geneviève veut bâtir une église en l'honneur de saint Denys. Elle y trouve beaucoup de difficultés. Entre autres, on lui
représente qu'un n'a point de chaux. Elle ordonne aussitôt à deux hommes d'aller à Paris sur le grand pont, et de lui rapporter ce qu'ils y ente ndraienldire. Ils y rencontrent deux bourgeois, dont l'un disait à l'antre 'lue, sous Montmartre, on venait de découvrir doux fourneaux de chaux. I.a sainte en envoie chercher et fait travailler les ouvriers. l's se sentent bientôt pressés par la soif: on * i chercher des barils d'eau ; sainle Geneviève ics change en vin...
10° Un boiteux, un hydropique, un bossu, un fiévreux, un aveugle el quelques autres malades l'ont à sainte Geneviève lo récit des différents maux qu'ils souffrent. Par ses prières, elle obtient de Dieu leur guérison: ils s'en retournent tous chez eux, en chantant les louanges :lu Seigneur.
11° Une vieille débauchée vole les souliers de sainte Geneviève, et devient aveugle pour avoir commis ce crime. Elle vient demander pardon à la sainte, et recouvre la vue par son intercession: sainte Geneviève la prêche ensuite, lui fait voir toute l'horreur de la vie qu'elle mène, et enfin la convertit. La vieille, pénétrée des sages discoursde sainie Geneviève, vase jeter aux pieds de l'évoque de Paris, lui fait sa confession générale, obtient l'absolution, et mène après la vie la plus exemplaire. »
GENEVIÈVE l Manuscrit de la Ôibliulbèqne de SAINTE]. — M. Achille Jubinal a publié en 1837, à Paris, chez Téchener, place du Louvre, sous le litre de Mystères inédits du x\" siècle (2 vol. in-8°), le contenu d'un manuscrit, signalé en 17C8 dans la Bibliothèque du théâtre français, ouvrage généralement attribué a la plume élégante du duc de La Vallière. (Dresde, Michel Groell, 1708, in-8°, 3 vol.)
Lo manuscrit el l'édition de M. Jubinal contiennent: Saint Etienne (\Le martyre de).
— Saint Paul [La conversion de). — Saint Denis [La conversion de). — Saint Pierre et sont Paul [Le martyre de). — Saint Denis (Le martyre de).— Sainte Geneviève (Les miracles de Madame). — Saint Fiacre (La vie «le Monseigneur ) — Nativité i>e Notre-Seicnelr Jésus-Christ (La). — Trois Rois (Le jeu (tes). — Passion de Notre-Seigneur (La;
— Insurrection dk Notre-Seignklr ( La).
« M. Jubinal , a dit , avec sa légèrelé hai.'iluelle,M. Villemain [Journ. desSav. 1833, Avril, p. 205), dans les deux volumes de mystères inédits qu'il a... publiés , n'a comf ris que des pièces du xv siècle , et des pièces toutes religieuses... Ces drames, cu-
rieux dans leur forme grossière, n'offrent rien qui sorte du cadre de la légende dialoguer, iien qui se rapporte a la sociéi i politique du temps, mm qui, de près ou de loin , puisse donner l'idée de ia tragédie nationale , comme on dit aujourd'hui. »
GEORGES ( Saint ). — On lit dans le Jourval général de l'Instruction publique ( n° 70, 2juillet 1835, p. 351) rendant compte du cours de M. Msgnin, professé à la Faculté des let- Ires , 183V- 1830 , le fragment suivant d'une scène dramatique ayant trait à saint Georges.
« Voici une do ces légendes telle qu'elle était représentée dans le pays de Cornouailles à la lôte de Noël :
(Entre le chevalier turc.)
LE CHEVALIER TURC. OlIVrCZ VOS pOl'ICS Cl laisSeZ-
moi entrer; j'espère gagner votre faveur : que je sois vainqueur ou que je snccomlic, je ferai de mon mieux pour vous plaire à Ions; saint Georges esl ici et jure qu'il entrera; s'il le fait, je sais qu'il percera ma peau : si vous ne croyez pas ce que je dis, que le Père Noël entre. Ouvrez le passage ! [Exi:.) (Entre le l'ère Moêl [l'allier Cliristmas].) le c-ère NOËL. Me voici le \irux l'ère Noël, liienvemi ou non; j'espère que le père Noël ne sera jamais oulilié. Je ne sois pas venu ici pour riie ou pour plaisanter, mais pour avoir plein ma poche, d'argent, el plein mon oulre de bière, bi vous ne croyez pas ce que je vous dis, que le roi d'Egypte vienne; cl ouvrez-lui le passage !
(Entre le roi d'Egypte.) le roi. Moi, le roi d'EgypIe, je parais Hardiment. Sailli Georges, saint Georges, enirez, ^us, mon lils unique, mon seul héritier. Luirez, mon fils Georges, et jouez admirablement voire rôle; que lotis ceux qui sont ici voient votre art merveilleux.
(Entre S. Georges.) saint Georges. Me voici moi, saint Georges. Je viens de la Grande-Bretagne. Je comballrai le dragon; pour commencer mes merveilles, je lui couperai les ailes, il ne volera plus, je l'abaurai ou je périrai.
(Entre le dragon.)
LE DiucoN. Qui demande le sang du dragon ? qui appelle si liant et avec fureur? Ce chien d'anglais oserai il tenir devant moi? Je l'abaurai de ira main courageuse avec mes longues dents et ma mâchoire scorbutique.
(Combat entre saint Georges et le dragon; celui-ci est blessé mortellement. Le père Noël appelle un docteur, le docteur guérit le dragon. Second combat dans lequel ce dernier succombe de nouveuu). saint georges. Me voici moi, saint Georges! digne et hardi champion, avec mon épée cl ma lance, j'ai gagné trois couronnes d'or. J'ai combattu le fougueux dragon et je l'ai massacre; par là j'ai obtenu la belle Sabra, la fille du loi d'Egypte. (Le chevalier turc s'avance:)
le chevalier ti rc .Me voici le chevalier turc, venu de la Turquie pour combattre; ie comballrai saiiil Georges qui esl mon ennemi.
saint Georges. Où cl le lurc qui veul me résister? Je le renverserai de ma main courageuse. (Ils combattent, le chevalier turc est taincu, et demande à être l'esclave de saint Georges; ils combatlenl une seconde (ois et le lurc est m£.\
(Entre le géant Turpin.) Tt'r.riN. Me von i 'e hardi géant, Tm-pm e*l ic.oa
(ilil
DICTIONNAlltE DES MYSTERES.