‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 412 sur 1429 · GIU · texte numérisé non relu

GIU

jus J'alenlour tremblent à mou

nom; toutes les nation:

nom seul. .

saint georges. En voici un qui ose le regarder

en face et qui l'enverra bienlôl dans un autre

momie.

{Us combattent, le géant e<l tué et ressnscité comme tet deux précédents par le docteur auquel, pour toute récompense, suivant l'usage du théâtre, on donne un coup de pied et qu'on met à la porte.)

« J.e père Noël finit par un appel à la Louise des spectateurs. *

GERMAIN ( Le mystère de saint ). — Ce mystère lui joue en li52 aux fêtes de Pàques à Auxerre , dans l'église des Cordeliers, en présence de toute la ville. (L'abbé Lebeuf, Remarques envoyées d Auxerre, le 6 décembre 1728. [Mercure de France , 1729, décembre', p. 2082 1.) M. Bfagnin, dans le cahier de Juin 18V6 du Journal des Savants , examinant le théâtre du moyen âge, et ne trouvant pas de preuves pour que les mystères en langue française aient été représentés dans l'intérieur des églises, se demande si celui de saint Germain était latin ou farci, c'est-à-dire mélangé de latin et de français.ou tout écrit en français. «Peut-être,» conjectui e-t-il, « l'église des Cordeliers nu servait-elle plus au culte? i

GOVVERT D'HUMANITÉ (Le).— Duverdier, (Bibliothèque française , p. 635), donne la note suivante , répétée par les frères Parfait sous la date de 1538 ; Hist. du Théâtre fr.; Paris, 15 vol., in-12, 17i5, t. 111 , p. loi ) :

Le (rouvert d'Humanité , composé par Jean

d'Abundance, et imprimé à Lyon.

y oi/. A bu nuance ( Jean a" ).

GRESBAN ,( Ausoul et Simon:). — Le nom des Irères Arnoul et Simon Gresban est rattaché pour jamais à l'histoire des grands drames de la Passion et des Actes des apôtres.

Leur temps est sinon incertain , du moins difficile à préciser. Simon survécut à Arnoul ; l'un et l'autre ont vécu au milieu du xv' siècle.

D'où étaient-ils originaires ?De Picardie? nés à Compiègnes? Pasquier les croyait du Mans.

Arnoul aurait été chanoine au Mans.

Simon , moine de saint Richer, en Ponthieu , fut secrétaire de Charles d'Anjou, duc du Maine.

La rareté des documents sur les Gresban, ou Gréban, fait qu'on croirait écrire l'histoire de quelque auteur mystérieux du vin" ou du ix' siècle.

Arnoul a revisé la Passion; Simon a mis la dernière main aux Actes des apôtres. — Yoij. Passion(Lm). — Actes kes Apôtres [Les).

G1UNG01UK (Pierre). — M. O. Leroy, dans ses Etudes sur les Mystères, à propos du saint Louis, adonné sur Gringoire les détails suivants :

« Pierre Gringore ou Gringoire, cet enfant sans souci, tour à tour saltimbanque ambulant, et entrepreneur de farces et so~ lies sous Charles Vlll et Louis XII, héraut d'armes du duc de Lorraine, dans le duché

de qui il était né, ri meur ascétique plus tard et dévot sincère; à la fin poète tragique, mais connu seulement jusqu'aujourd'hui par quelques farces de sa jeunesse, dans l'une desquelles il avait joué lui-même aux halles de Paris, le Pape Jules II, alors en guerre avec la France... » (P. 30i). Dans ses écrits, s il n'épargnait personne, frappait à droite, à gauche, partout... Dans une de ses farces, intitulée le Jeu du Prince des sols, où il jouait le premier rô'e, il dit, en s'adressaut au public :

Honneur, tnengard les soiz cl les sol les: BeneiiicilC ! que jeu mj '.

« ... Mais ses traits sont lourds il faut en convenir... Il y a peut-être un peu plus de finesse dans le dialogue de la Sotise du Nouveau Monde; mais le sujet, assez obscur aujourd'hui, demanderait un long et froid commentaire...» (P. 305-306.)

« Les farces de Gringore, grâce aux travestissements des acteurs, et à la malignité du public, obtinrent plus de succès qu» leur auteur d'estime. 11 n'avait laissé que la réputation d'un bouffon satirique... » (P. 308.)

« Eu vain, pour se débarbouiller de sou plâtre et de sa farine, le Prince des sots se plongea-l-il dans les sources pures de l'Ecriture sainte; sa Paraphrase des sept très-précieux et notables pseaumes du royal prophète David, et ses JJeures de Nostre-Dame translatées en francoys et mises en rhylmes, ne sont aujourd'hui connues que des amateurs de livres rares.

« Il est probable néanmoins que ces travaux de conscience procurèrent à Gringore (outre l'honneur d'être enterré après sa mort à Notre Dame) d'estimables relations...»

M. O. Leroy appuie cette conjecture sur la demande de la confrérie de Saint-Louis qui donna lieu à Gringore d'écrire la rie monseigneur taint Loys.

Le môme critique, dans ses Epoques de l'histoire de France (Paris. 18't3, in-8°, ch. 9, p. 393-Ï00. A propos de l'article consacré par M. Villemain dans le Journal des Savants (Avril 1838) aux Etudes sur les Mystères, est revenu sur l'auteur obscur encore de la vie de saint Louis.

« Il ne faut pas douter, » dit-il , « que le nom de Gringore n'ait contribué à laisser, plus de trois cents ans, dans l'oubli complet où nous l'avons trouvé, le manuscrit de ce long drame... »

VA un peu plus haut :

« On devancier de Marot, un poète qui, avant son dernier ouvrage, qu'un hasard heureux nous a fait connaître, n'était, par ses premiers pas sur des tréteaux, arrivé jusqu'à, nous que sous des traits grotesques, Gringore, qui avait eu aussi la prétention de réformer son siècle, mais par le ridicule, lui, ce poète de Louis XII, s'était aussi trouvé dans sa carrière saliriquement scandaleuse, associé aux enfants sans-souci. Le vaurien qu'il a mis en scène (dans le mys~

IIF.K

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1ère de, saint Louis) y est point d'après nature cl avec un talent qu'on admirerait dans Regnard... » (O. Leroy, Epoques de ihist. de France; Paris, 1843, in-8", |>. :i70.)

GUILLAUME ERMITE (Saint). — La vie

de saint Guillaume ermite n'est connue que par une mention fort incertaine de de Beauchamps. (Recherches sur les théâtres de France; Paris, 1735, in-8", 3 vol., T. 1", p. 228.)

HERESIE ET L'EGLISE. — Cette moralité du xvi' siècle a été éditée, d'après le manuscrit du fonds La Vallière, n" 03 de In Bibliothèque impériale, dans le Recueil de farces, moralités et sermons joyeux..., lire à 7f> exemplaires..., par MM. Leroux deLiney et Fr. Michel, Paris, Téchener, 1837, petit 111-8°, 4. vol., t. III. Nous ne saurions décider si cette petite pièce a été destinée à la représentation; peut-être serait-il plus exact de n'y voir qu'un dialogue philosophique de forme antique. Le titre est ainsi conçu : Heresije et l'Eglise, morallite, a vi, personnages, c'est a scauoir : flcresye , Frerc Simonye , Force, Scandale , Procès , l'Eglise.

Elle n'occupe que dix pages de l'édition Téchener.

M. O. Leroy a considéré comme hostile a l'Eglise le drame d'Hérésie, et le rapproche de la Farce des théologastres, pétillante d'esprit, et dont le luit serait à peu près le même. « L'Eglise, dit-il, se renfermant souvent dans sa puissante force d'inertie, se contentait d'opposer à ses ennemis ses portes d'airain, contre lesquelles l'enfer ne doit point prévaloir. Et ce n'était pas seulement en ligure, mais en réalité, qu'elle avait fréquemment fermé ses portes et celles de ses écoles à ses adversaires, quand elle avait eu trop à s'en plaindre; do sorte que la pièce allégorique, dont nous allons parler, pouvait èlre prise aussi au sens propre. » (Epoques de l'histoire de France; Paris, 1843, in-8% p. 377.)

Il est évident que M. O. Leroy a commis une erreur: la Farce des théologastres est une pièee toute protestante; nous ne voyons lien dans la moi alité tï Hérésie qui ait un caractère d'hostilité contre l'Eglise.

L'Eglise est attaquée par l'Hérésie, la Simonie, la Force, le Scandale et le Procès, qui veulent pénétrer dans son sein ; elle se défend avec douceur dans l'intérieur inexpugnable de son fort.

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Cy venil entrer

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