‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 421 sur 1429 · GRACE · texte numérisé non relu

GRACE

Cete foy de quoy ie l'exhorte Cesle ferme foy clirestienne el vvue Tousiours œuiire sans eslre nysitie...

Par cesle foy les saints prophètes Ont chosses admirables laides...

L'Homme s'humilie:

A ions ie prie

D'ensuyvre Jessus qui nous crye.

Et concluons que sans la foy Auecques la grâce de Dieu Ne pouuons accomplir la loy

(175) On ne doit pas s'imaginer qu'une moralité si longue ait jamais été représentée dans un seul jour. Il en était de ces pièces connue des mystères, qui lorsqu'ils étaient plus étendus, se jouaient à différentes journées.

{'76) Justice divine parait ici armée de troisgrands dards, l'un vermeil, le second noir, el le troisième de couleur pâle, signifiant! Guerre, Mortalité, Famine. Ait reste Simon bougoin, auteur de celle moralité, r! av.ait ,ail 1ue paraphraser le sujet de celle du Uien- Advisé et Mal-Adtisé. Voici ce qu'en dit Duverdic r- Vaupmaz, pag. 1156. de sa Bibiolkèque (ranfaite.

Mais par la foy fermement ie croy Ou'erons tous en paradis lieu.

En prenant congé de ce lieu Eue chanson pour dire adieu.

Finis.

HOMME JUSTE ET L'HOMME MON- DAIN (V). — Cette moralité composée dans le commencement du xvt' a pour auteur Simon Bougouin et non Bourgoin comme l'ont à tort imprimé Duverdier et Lacroix du Maine. ( Cf. les frères Parfait , Hist. du Théâtre franc. ; Paris, 1735, 15 vol. in-12, t. Il , p. 247. ) Bougouin était valet de chambre de Louis XII. Sa pièce parut en 1508 ?i Paris, chez Anthoine Vérard. 11 a composé aussi le Traité de l'Epinette du jeune prince conquérant le royaume de Bonne Renommée , imprimé à Paris , chez Michel Lonoir, 1514, in-folio goth. Duverdier critique le mauvais goût de ce poëte. La Bibliotltètjue du Théâtre françois, ouvrage attribué au duc de La Vallière, (Dresde, 1768, in-8', 3 vol., t. 1", p. 81) a l'ait mention de Y Homme juste.

Les frères Parfait ( Loc. cit., 1745 , t. III , p. 112-124) ont donné de ce drame l'analyse suivante :

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