SCÈNE V
LES MÊMES, LE ROI DE FRANCE, SEIGNEURS, UN SERGENT D'ARMES, UN MESSAGER.
amille. Sire, que Dieu vous donne bonne vie (à vous) et à toute voire baron nie que nous voyons ici!
le roi. Soyez les bien-venus , seigneurs compagnons. Qu'avez-vous à dire?
mis. Nous venons, t ès-cher sire, savoir si vous n'avez pas besoin de nous-; nous sommes gens d'armes à solde.
le roi. Seigneurs, vites-vous jamais deux hommes se ressembler autant? Par le glorieux roi du ciel ! je crois que non
iiardré. Quanta moi, cela ne m'est certainement arrivé en aucun pays.
le comte grimait. Sire, je suis ébahi de ce qu'ils se ressemblent partout, non pas en une seule chose, mais en toutes, de visage et de corps , uniformément. Je suis d'avis que vous les receviez , car chacun d'eux esi bien taillé pour valoir un homme.
un sergent d'armes. Valoir un homme! par saint Pierre de Rome! je ne vis gaillards mieux fails, et sans doute ils sont de fait et de cœur ce qu'ils semblent.
le messager. Sire, qu'on arme aussitôt vos gens; car en deçà du bois de Saint-CIoud, des ennemis sans nombre sont en marche pour vous attaquer; ils comptent surprendre aujourd'hui.
le roi. En avant, beaux seigneurs! Allez-vous-en sur-le-champ à leur rencontre , et écrasez-les. j'ai dans Paris plus de dix mille gens d'armes. Messager, va partout crier à haute voix qu'ils fassent une sortie, sans retard.
le messager. Très-redouté seigneur, j'y vais surle-champ.
AuiLLE. Sire, nous qui depuis si peu de temps sommes à votre service, nous irons aussi combattre, s'il vous plaît?
le roi. Oui, allez sans retard; ne le vousdis-je pas?
•amis. C'est tout ce que je cherchais. Amille, allons!